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La sagesse des baleines

L'orgueil humain engendre de la cruauté

baleinesQuiconque admet le principe général de l'évolution, doit reconnaître chez les animaux dit supérieurs, des facultés mentales d'une nature identique à celle de l'espèce humaine et susceptible des mêmes développements !

Nous ignorons comment les autres espèces pensent et ressentent le monde. Pourtant nous les traitons comme inférieures à la notre.

Même si la science, et particulièrement l'éthologie, a fait d'énormes progrès dans la compréhension des autres formes vivantes, nous en ignorons encore les aspects les plus importants.

Leurs pensées, leurs sentiments, leurs véritables relations face à la vie, à L'amour, à l'autre, nous sont inconnues.

Et bien malgré cette méconnaissance, l'homme agit bien souvent avec la certitude d'avoir à faire à un monde insensé et insensible. Pour lui le sentiment animal, n'a rien à voir avec le sentiment humain, et il est inférieur !

Grâce à cette conviction gratuite, l'homme s'autorise toutes sortes d'abus envers le reste du monde animal. Il traite bien souvent les autres formes vivantes avec orgueil, arrogance et parfois avec SADISME.

L'insensibilité et le narcissisme humain peuvent conduire à tous les crimes. Ils permettent à des êtres humain de décider le sacrifice de millions de leurs congénères, comme ils transforme une société en véritable tortionnaire envers les autres espèces vivantes.

Il suffit de regarder les conditions de vie offertes aux mammifères destinés à notre alimentation, par une partie du monde de l'agro-alimentaire.

Le marché déspiritualise le vivant

Pour une certaine partie du marché, le vivant est similaire au minéral.

Un veau, une vache, une chèvre, un porc, sont l'équivalent d'une pierre.

Avec un tel état d'esprit, certains industriels parviennent à trouver normal de priver entièrement un animal social de tout lien affectif. C'est le cas dans l'élevage intensif. Ce type de pratique isole quelques jours après leur naissance les mères de leurs petits veaux. Ces derniers se retrouvent coincés par la tête au dessus d'une mangeoire à engraisser.

Ont ils conscience que l'ensemble des mammifères sociaux auquel nous appartenons, partage les mêmes besoins affectifs et relationnels ?

Qu'elle pourrait être la vie d'un enfant coupé de tout lien affectif dès le plus jeune âge ? Il suffit de réfléchir à cela pour comprendre ce que peut ressentir un petit veau soumis aux conditions de vie de l'élevage intensif. De telles conditions d'existences ont de quoi rendre fou. Elles ont de quoi développer une quantité de problèmes physiologiques et psychologiques.

La sensibilité comme horizon

baleineHeureusement le principe du vivant dispose de mécanisme de protection. Lorsque un système exagère, il engendre une force opposée et plus forte, pour le corriger.

C'est pourquoi, même si, sous la domination de ce système hyper consommateur, une petite partie des êtres humains ont perdu toute conscience de la valeur de la vie, la majorité humaine est de plus en plus sensible à ses semblables et aux autres espèces.

Le développement progressif de la sensibilité humaine a fait apparaître une multitude d'associations oeuvrant pour la défense des animaux.

L'essor de l'empathie a également stimulé la création. Et de multiples reportages et films animaliers, ont ouvert l'esprit des enfants à la beauté des autres espèces animales. Cette nouvelle conscience permet d'améliorer sans cesse la relation humaine avec le monde vivant.

Un sondage planétaire demandant aux enfants s'ils sont pour ou contre la chasse aux baleines, nous rapprocherait vraisemblablement des 100 % d'hostilité à cette pratique barbare. Ces enfants seront au pouvoir dans quelques décennies. Ce nouveau rapport de l'enfant à l'animal est relativement récent dans l'humanité.

Les livres de jeunesse édités au siècle dernier, valorisaient le chasseur de baleine et non pas le mammifère marin.

 

Philosophie et éthologie

Un jour nous comprendrons le langage animal

La science chargée de déchiffrer le comportement animal, s'appelle l'éthologie.

Elle est relativement récente mais extrêmement active.

Depuis de nombreuses années déjà, des chercheurs essaient de comprendre le langage animal et d'établir un dialogue entre nous et les autres espèces.

À mon sens, ce langage sera un jour déchiffré (comme le hiéroglyphe le fut en son temps).
Nous parviendrons probablement à établir un véritable dialogue inter espèces (au moins avec les autres grands mammifères).

Cette réussite me semble souhaitable. Elle nous permettrait d'ajouter aux notions d'intelligence et d'adaptation que nous prêtons aujourd'hui à une certaines partie du monde animal), les notions d'affection et (c'est ma conviction), le terme de spiritualité.

Nous pourrions alors véritablement saisir la signification de certaines attitudes auxquelles la pensée humaine semble ne pas encore avoir réfléchi. Par exemple la conduite des éléphants face à la mort d'un de leurs congénères, le regard profond de certains grands primates, l'altruiste évident de la plupart des mammifères ou la remarquable douceur, l'amour profond dont semble capable les grandes baleines.

Il est évident qu'il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre du monde vivant.


L'extase chez les baleines

plusieurs voies mènent à l'extase, l'ascèse en est une, mais ce n'est pas la seule.

La plupart du temps, lorsque nous parlons de sentiment ou d'expérience, nous oublions qu'il s'agit avant tout d'une sensation intime et non pas de l'explication de cette sensation ou de l'analyse de celle-ci.

Notre capacité à formuler ou à analyser ces impressions et ces émotions, même si elle nous rend unique en notre genre et nous offre l'ascendant sur toutes les autres espèces, n'a rien à voir avec la réalité du sentiment ou de la sensation. La réalité d'un sentiment ou d'une sensation n'est pas ce que l'on peut en dire, c'est ce que l'on ressent. Cette faculté de ressentir, nous la partageons avec la plupart des autres animaux de la création, notre seule différence est de pouvoir la conceptualiser, l'expliquer.

L'extase n'est pas un concept

L'état extatique par exemple est une sensation intime et personnelle. Elle tout à fait indépendante de l'explication que l'on pourrait faire de cet état. Un être humain à qui il manque la parole, est capable comme n'importe qui, d'accéder à ce genre d'expérience..
D'autre part, cette expérience extatique ne dépend pas non plus de la culture, de l'éducation, ou d'une conduite qui serait typiquement humaine.

Il y a plusieurs façons d'accéder à l'extase. La volonté de l'ascèse en est une. La maîtrise des pulsions une autre. L'identification à un dieu d'absolu amour une troisième. Cet état peut très bien surgir également de manière accidentelle. Dans un esprit athée et éloigné de toute représentation divine.

Pour la mecaniqueuniverselle, certaines baleines ont déjà atteint ce degrés supérieur de l'esprit.
Aujourd'hui, personne ne peut prouver qu'il y ait ou non, accession des baleines au degrés de la sagesse et de l'extase. Mais la science commence à peine à s'interresser à cet état subliminal chez l'homme.

En tout cas, nous aurions donc tort d'imaginer qu'il faut absolument être « homme » pour atteindre l'état d'extase.

À mon sens, l'espèce ne détermine pas l'accession ou la non accession à cet état, il dépend de la condition dans laquelle est placé l'esprit.

Si nous mettons de côté les cas d'extase accidentelle, la plupart des extatiques volontaires (le bouddha par exemple), parlent d'un paysage intérieur bien précis. Sous ce décor règne la quiétude, la sérénité, l'immédiateté, la lenteur, l'amour, une sorte d'indifférence, et de vide de l'esprit ...

Un homme ou un animal en permanence sur le qui-vive, agitée par l'action, obligé de se défendre ou d'être à l'affût pour subvenir à ses besoins, soumis en permanence aux caprices du climat et à ceux de ses pulsions, ne peut accéder à la quiétude, à la paix, à la sérénité et au vide de l'esprit nécessaire à la béatitude.

La plupart des hommes, comme la plupart des animaux, sont obligé de vivre ce type d'existence ou se mêlent la peur, le désir, l'action, bref tous les états incompatibles avec l'extase. Certains êtres humains pourtant parviennent à s'isoler du monde actif, des valeurs constructrices de la société pour vivre l'experience extatique.

Sans le rechercher consciemment, les grandes baleines sont parvenues à écarter de leur vie tous les événements de l'existence susceptibles l'empècher un homme d'atteindre l'extase. Elles ne vivent plus dans la peur, le qui vive, le désir permanent.

Elles semblent au contraire vivre dans la sérénité, le calme, la quiétude et la paix, entièrement maître de leur monde.

 

Les baleines et l'extase

l'homme naît perfectible, l'animal naît parfait. Louis de BonaldEn regardant vivre les baleines, tout porte à croire qu'elle évoluent dans un état d'extase permanent.

La lenteur de leurs mouvements, leur paisibilité, leur quiétude, leur insouciance, leurs relations sociales sans agressivité, leur façon d'utiliser la compétition ludique pour exécuter leur parades amoureuses, la maîtrise de leurs tendances (égoïsme, égocentrisme, prédation, violence ...), tout cela nous fait penser à l'état d'esprit et aux comportements du béat, de l'ascète en extase.

Comme l'extatique, les baleines semblent vivre dans un immédiat permanent. Elles semblent être totalement immergées dans l'instant présent. il s'agit là (nous l'avons déjà traité dans d'autres chapitres de la mécaniqueuniverselle), d'une des facultés fondamentales de la béatitude.

Voici quelques attitudes à rapprocher du béat :

Les baleines paraissent naviguer, insouciantes et sans projet futur, (en dehors des projets innés, dirigés par l'instinct tel que la migration), leur esprit n'a donc aucun souci de l'avenir. La plupart des animaux sauvages nous évitent tant qu'ils le peuvent. La baleine au contraire, semble accorder encore toute sa confiance à notre espèce.
Malgré la chasse intensive perpétrée par l'homme (son seul véritable prédateur) la baleine n'a développé aucune appréhension envers nous. Au contraire, elle aiment notre présence. Sans peur ni rancune, ni ressentiment, leur esprit ne fait pas référence au passé (comme l'esprit béat).

La mastodontité égale l'ascétisme Les baleines ont atteint cet état extatique supposé parce qu'elles ont réglé tous les empêchements naturels de la béatitude.
Ces empêchements, l'humanité s'active depuis longtemps et de façon inconscient à les résoudre. Nous sommes sur la bonne voie, mais encore assez loin du but (même si individuellement certains y parviennent).

Pour l'homme la quête de la nourriture s'est énormément simplifiés. En théorie il y a suffisamment de denrées pour nourrir l'ensemble de la planète. Pourtant, une grande partie des êtres humains (à cause de la pulsion narcissique), n'arrivent pas à subvenir à ce besoin vital. Ce simple besoin non résolu, ferme l'accés d'une grande partie des êtres humains à la quiétude, à la paix, donc aux conditions favorables pour l'extase.

La baleine de ce côté-là s'est totalement adaptée à son milieu. Elle n'a pas d'effort à faire pour se nourrir et il n'y a pas d'individus qui se goinfrent pendant que d'autres meurent de faim.

En ce qui concerne son environnement, la baleine l'a entièrement apprivoisé. Elle en maîtrise tous les aspects. Et cet environnement (la mer) est bien moins dangereux que l'environnement terrestre (sismique, climatiquement ...)

A propos des prédateurs, la baleine s'en est délivrée simplement en grossissant (l'homme est parvenu au même résultat en les éliminant ou en les parquant).
Le dernier véritable prédateur de la baleine c'est l'homme. Mais il s'agit d'un prédateur très récent pour cette espèce présente depuis des millions d'années sur terre. Les cétacés ont donc vraisemblablement vécu très longtemps sans aucun réel prédateur. Autrement dit, elles ont vécu quelques millions d'années dans un état de quiétude psychologique absolue. Cet état s'est transmis de génération en génération, jusqu'à devenir leur nature.

Quant au danger représenté par la baleine envers une autre baleine (comme la violence d'un homme envers un autre homme par exemple), il a totalement disparu.
En effet, il n'y a pas de réel combat entre baleines, ni pour la séduction (la parade amoureuse est une sorte de ballet, une compétition ludique), ni de violence inter groupes (guerres de clans, d'ethnie, de communauté, qui font encore bien souvent le quotidien de l'homme). La baleine est donc déjà parvenue à son universalité. Elle fonctionne comme une seule et grande famille. Cette espèce a donc réussi à dépasser ses propres pulsions agressives (agressivité encore en cours dans la plupart des espèces y compris la notre).

Sbaleine chasseans violence, sans agressivité, sans peur, la baleine avance dans l'existence entourée par l'amour des siens. Elle exprime sans cesse son amour envers les autres baleines, mais également envers tous les êtres vivants s'approchant d'elle avec de bonne intentions. Il s'agit bien là du sentiment ressenti par la plupart des gens qui ont eu la chance de les approcher de près.

Vraisemblable donc, cet état de nonchalance et de félicité, cette propension à exprimer ses sentiments et son amour envers les hommes, cette délicatesse, cette non-violence, cette façon extraordinaire d'élever ses petits sans aucune violence, avec une affection et des contacts subtils, et cette lenteur caractéristique, correspondent à un état de béatitude, de nirvana, d'extase.

Si cette hypothèse s'avère exacte, alors la chasse à la baleine s'apparenterait au meurtre d'un sage. Elle équivaudrait à l'assassinat d'un ascète sans défense car sans agressivité et sans crainte.

 

 

 

la vache folle >

 

 

Textes issues d’autres sites

 

Les dauphins sont-ils conscients de leurs propres pensées ?

On lira ci-dessus un article mettant en scène le pauvre Natua, dauphin captif, que l'on soumet à un test assez subtil.
Notre ami à nageoire doit choisir entre deux sons qui progressivement, vont se ressembler de plus en plus.

Si Natua reconnaît le Son 1, il pousse avec son rostre sur la pédale de gauche.
Si c'est pour lui le Son 2, il pousse sur la pédale de droite.

A un moment donné, la différence devient quasi-imperceptible, même pour l'ouïe d'un dauphin.
Coup de théâtre : Natua dispose en fait d'une 3ième pédale, une pédale centrale, qui indique : JE NE SAIS PAS !

Pour s'exprimer ainsi, le dauphin doit forcément être conscient de son propre état de conscience. Et c'est bien ce que Natua nous démontre avec brio dans cette expérience de laboratoire.

Sympa.
Ceci dit, on aimerait mieux que ce genre de test, qui prouve l'évidence, ait plutôt lieu en pleine mer, mettons, aux Bahamas, avec un juste petit labo sonore monté sur radeau de caoutchouc.
Les dauphins libres adoreraient participer de leur plein gré à ce genre de jeux et les Humains seraient contents aussi.

On sait que lorsqu'un dauphin voit, tout le monde l'entend. En d'autres termes chaque fois qu'un membre du groupe focalise son faisceau de clicks sur une cible quelconque, l'écho lui revient mais également à tous ceux qui l'entourent. Imaginons que de la même manière, vous regardiez un beau paysage. La personne qui vous tournerait le dos et se tiendrait à l'arrière derrière vous pourrait le percevoir alors aussi bien que vous le faites. Cette vision commune, qui peut faire croire à de la télépathie, n'est pas sans conséquence sur le contenu mental de chaque dauphin du groupe, capable de fusionner son esprit à ceux des autres quand la nécessité s'en fait sentir. Ceci explique sans doute la formidable capacité d'empathie des dauphins mais aussi leur fidélité jusqu'à la mort quand il s'agit de suivre un compagnon qui s'échoue.

dauphinlibre.be/

 

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photo de baleine en saut

Certaines ont défini l'homme comme un animal qui rit. Ils pourraient aussi le définir justement comme un animal dont on rit. Bergson

 

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Mise à jour le 14/03/2010 - Paris
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