| Tous
les animaux connaissent ce qui leur est nécessaire, excepté l'homme.
Pline l'Ancien
La sagesse des baleines
La beauté du corps, découronnée
de celle de l'âme, n'est un ornement que pour les animaux. DémocriteQuiconque
admet le principe général de l'évolution,
doit reconnaître chez les animaux dit supérieurs,
des facultés mentales de même nature que celle de
l'espèce
humaine, et susceptible des mêmes
développements
!
Nous ignorons ce que pensent et ressentent
les autres espèces, pourtant nous les traitons comme
inférieures
à la notre.
Bien que la SCIENCE, et particulièrement
l'éthologie,
ait fait d'énormes progrès dans la compréhension
des autres formes vivantes, nous en ignorons encore les aspects
les plus importants. Leurs pensées, leurs sentiments, leurs
véritables relations face à la VIE, à L'AMOUR, à l'autre,
nous sont inconnues.
Pourtant, malgré cette méconnaissance,
nous nous sommes forgés une sorte de certitude : le
sentiment animal, n'a rien à voir
avec le sentiment humain, et il est inférieur !
Grâce à cette conviction gratuite, l'homme
s'autorise toutes sortes d'abus envers le reste du monde animal.
Nous le traitons bien souvent avec orgueil, arrogance
et parfois avec SADISME.
Tout comme la toute puissante de ce psychisme insensible et primaire, permet à certains hommes de décider le sacrifice de millions de leurs congénères, cette même toute-puissance permet également de nous transformer tout simplement en tortionnaire envers les autres espèces
vivantes.
Il suffit de regarder les conditions de vie qu'une partie
du monde de l'agro-alimentaire offre aux mammifères destinés à notre
alimentation. Pour certains d'entre nous le vivant
n'a pas plus d'importance que le minéral.
Un veau, une vache,
une chèvre, un porc, sont l'équivalent d'une pierre. Avec
un tel état d'esprit, certains industriels,
parviennent à trouver
NORMAL d'isoler un animal social de tout lien affectif, comme c'est
le cas dans l'élevage intensif, de séparer les
petits veaux de quelques jours de leur mère,
et de lui coincer définitivement la tête devant sa mangeoire
pour qu'il engraisse.
Ont ils conscience que
l'ensemble des mammifères sociaux auquel nous appartenons,
partage les mêmes
besoins affectifs et relationnels ? Il suffit d'imaginer ce que pourrait être la vie d'un enfant coupé de tout lien affectif dès le plus jeune âge pour comprendre ce que peut ressentir un petit veau soumis aux conditions de vie de l'élevage intensif, et les problèmes psychiques occasionnés
par de telles conditions d'existences.
Heureusement le PRINCIPE DU VIVANT dispose de mécanisme de protection,
et lorsque un système
exagère, il engendre
une force opposée et plus forte, pour
le corriger.
C'est pourquoi, même si, sous la domination
de ce système hyper consommateur, une petite partie des êtres
humains ont perdu toute conscience de la valeur de la vie, ce n'est
pas le cas de la majorité humaine de plus en plus sensible à ses
semblables et aux autres espèces. Le développement progressif de la sensibilité humaine a fait apparaître une multitude d'associations oeuvrant pour la défense des animaux.
L'essor de l'empathie a également stimulé la
création, et
de multiples reportages et films animaliers, ont ouvert l'esprit
des enfants
à la beauté des autres espèces animales,
améliorant
sans cesse la relation humaine avec le monde vivant. Si l'ont faisait
un sondage planétaire en demandant aux enfants s'ils sont
pour ou contre la chasse aux baleines, nous approcherions vraisemblablement
des 100 % d'hostilité à cette pratique barbare et
ces enfants seront au pouvoir dans quelques décennies. Ce
rapport de l'enfance à l'animal est relativement récent
dans l'humanité. Il suffit de lire les livres pour enfants édités
au siècle dernier pour voir qu'ils valorisaient bien plus
le chasseur que le mammifère marin.
Philosophie et éthologie
Certaines ont défini l'homme comme un animal qui
rit. Ils pourraient aussi le définir justement comme
un animal dont on rit. BergsonLa science chargée de
déchiffrer le comportement
animal, s'appelle L'ÉTHOLOGIE.
Elle est relativement récente mais extrêmement active.
Depuis de nombreuses années déjà, des chercheurs essaient de comprendre le langage animal et d'établir un dialogue entre nous et les autres espèces.
À mon sens, ce langage, comme le hiéroglyphe le fut en son temps, sera un jour déchiffré et nous parviendrons probablement à établir un véritable dialogue inter espèces, au moins avec les autres grands mammifères.
Cette réussite me semble souhaitable. Elle nous permettrait d'ajouter aux termes d'intelligence et d'adaptation que nous utilisons pour qualifier le comportement animal, les termes d'affection, voire de spiritualité.
Nous pourrions alors véritablement saisir la signification de certaines attitudes auxquelles la pensée humaine semble ne pas encore avoir réfléchi ; comprendre la conduite des éléphants face à la mort d'un de leurs congénères, le regard profond de certains grands primates, l'altruiste évident de la plupart des mammifères ou la remarquable douceur et le profond amour des grandes baleines.
Il est évident qu'il nous reste encore beaucoup de choses à apprendre du monde vivant.
L'extase trans-humaine
plusieurs voies mènent à l'extase,
l'ascèse en est une, mais ce n'est pas la seule
La
plupart du temps, lorsque nous parlons de sentiment ou d'expérience,
nous oublions qu'il s'agit avant tout d'une sensation intime
et non pas de l'explication de cette sensation ou de l'analyse
de celle-ci.
Notre capacité à formuler ou à analyser ces
impressions et ces émotions, même si elle nous rend
unique en notre genre et nous offre l'ascendant sur toutes les autres
espèces, n'a rien à voir avec ce qui fait la réalité
du sentiment ou de la sensation. En effet, la réalité
du sentiment ou de la sensation ce n'est pas ce que l'on peut en
dire, mais ce que l'on ressent, et il me semble que nous partageons
cette faculté sensible avec la plupart des autres animaux
de la création.
L'état extatique par exemple est une sensation intime et
personnelle, tout à fait indépendante de l'explication
que l'on pourrait faire de cet état. Un être humain
à qui il manque la parole, est capable comme n'importe qui,
d'accéder à ce genre d'expérience..
D'autre part, cette expérience extatique ne dépend
pas non plus de la culture, de l'éducation, ou d'une conduite
qui serait typiquement humaine.
Il y a plusieurs façons d'accéder à l'extase,
la volonté de l'ascèse en est une, la maîtrise
des pulsions une autre, l'identification à un dieu d'absolu
amour une troisième, mais cet état peut très
bien survenir de manière accidentelle et dans un esprit athée,
et éloigné de toute représentation divine.
Même si, au degré actuel de nos connaissances, rien
ne peut établir que certaines espèces ont déjà
atteint les capacités psychiques d'entrer en extase, rien
non plus ne peut prouver l'inverse.
Nous aurions donc tort d'imaginer qu'il faut absolument être
«homme» pour atteindre l'état d'extase.
À mon sens, ce n'est pas l'espèce qui détermine
l'accession ou la non accession à cet état, mais la
condition dans laquelle est placé l'esprit.
Si nous mettons de côté les cas d'extase accidentelle,
la plupart des extatiques volontaires, parlent d'un paysage bien
précis où règne la quiétude, la sérénité,
l'immédiateté, la lenteur, l'amour, une sorte d'indifférence,
et de vide de l'esprit ...
Un homme ou un animal en permanence sur le qui-vive, agitée
par l'action, obligé de se défendre ou d'être
à l'affût pour subvenir à ses besoins, soumis
en permanence aux caprices du climat et à ceux de ses pulsions,
ne peut accéder à la quiétude, à la
paix, à la sérénité et au vide de l'esprit
nécessaire à la béatitude.
La plupart des hommes, comme la plupart des animaux, sont intégrés
dans des systèmes encourageant l'activité permanente,
l'exaltation des pulsions, la formation de projet ou de souvenirs ... incompatibles avec l'état d'extase, mais certains hommes,
comme certains animaux à mon sens, accède à
cet environnement bien précis, a ce paysage mental parfait,
leur permettant de vivre en extatique.
C'est le cas selon moi des grandes baleines,
leurs diverses des attitudes me paraissent exprimées exactement l'état
de l'individu en extase.
Les baleines et l'extase
L'homme naît
perfectible, l'animal naît parfait. Louis de BonaldEn effet,
la lenteur de leurs mouvements, leur paisibilité,
leur quiétude, leur insouciance, leurs relations sociales
sans agressivité, la compétition ludique qu'elles
utilisent pour exécuter leur parades amoureuses, la maîtrise
de leurs tendances (égoïsme, égocentrisme,
prédation,
violence ...), correspondent tout à fait à l'état
d'esprit et aux comportements du béat, de l'ascèse
en extase.
Les baleines semblent également vivre dans un immédiat
permanent, elles paraissent être totalement immergées
dans l'instant présent, et, nous l'avons déjà
traité dans les différents chapitres de la mécaniqueuniverselle,
il s'agit là d'une des facultés fondamentales de la
béatitude.
Voici quelques attitudes à rapprocher du
béat :
- Les baleines paraissent naviguer, insouciantes et sans projet
futur, (en dehors des projets innés dirigés par
l'instinct tel que la migration), leur esprit n'a donc aucun souci
de l'avenir.
- D'autre par, même si l'homme est son seul véritable
prédateur, elle s'en approche sans crainte (malgré
la chasse intensive que nous avons perpétrée à
son encontre, elle n'a développer aucune appréhension
envers notre espèce, ce qui n'est pas le cas par exemple
des éléphants ou des chimpanzés). Elles n'ont
donc ni peur, ni rancune, ni ressentiment. Alors que la plupart
des animaux sauvages évitent l'homme autant qu'ils le peuvent,
la baleine semble accorder encore toute sa confiance à
l'espèce humaine. Ce qui signifie que leur esprit ne fait
pas référence au passé (comme l'esprit béat).
La mastodontité égale l'ascétisme Cet état
extatique, les baleines l'ont atteint parce qu'elles ont déjà dépassé
certains obstacles à la béatitude.
Ces empêchements, l'homme s'active depuis longtemps et de
façon inconscient à les résoudre. Nous sommes
sur la bonne voie, mais encore assez loin du but.
- Même si pour l'homme la quête de la nourriture
au cours des temps s'est énormément simplifiés,
même si en théorie il y a suffisamment de denrées
pour nourrir l'ensemble de la planète, une grande partie
des êtres humains, à cause de nos pulsions non dominées,
n'arrivent pas à subvenir à ce besoin vital (la
baleine de ce côté-là s'est totalement adaptée
à son milieu, elle n'a pas d'effort à faire pour
se nourrir et il n'y a pas d'individus qui se goinfrent pendant
que d'autres meurent de faim)
- En ce qui concerne son environnement, la baleine l'a entièrement
apprivoisé, elle en maitrise tous les aspects. De plus
l'environnement qu'elle à choisit est bien moins dangereux
que l'environnement terrestre (sysmiquement, climatiquement ... )
- A propos des prédateurs des autres espèces, la
baleine s'en est pratiquement délivrée simplement
en grossissant (nous sommes parvenu au même résultat
en les éliminant ou en les parquant). Le seul prédateur
qu'il lui reste c'est l'homme, mais c'est un prédateur
très récent pour cette espèce présente
depuis des millions d'années, elles ont donc vraisemblablement
vécu ans dans très longtemps sans aucun réel
prédateur, c'est-à-dire dans un état de quiétude
psychologique absolue. Cet état s'est transmis de génération
en génération, jusqu'à devenir leur nature.
- Quant au danger que pourrait faire courir une baleine sur une
autre baleine (comme la violence d'un homme envers un autre homme
par exemple), il a totalement disparu. En effet, il n'y a pas
de réel combat entre baleines, ni pour la séduction
(la parade amoureuse est une sorte de ballet, une compétition
ludique pour le plus joli saut), ni de violence inter groupes
(guerres de clans, d'ethnie, de communauté, qui font encore
bien souvent le quotidien de l'homme), ce qui signifie que la
baleine est déjà parvenue à son universalité,
elle fonctionne comme une seule et grande famille. Cette espèce
a donc réussi à dépasser ses propres pulsions
agressives (agressivité qui nous caractérise et
qui caractérise un bon nombre d'espèce).
Sans violence, sans agressivité, sans peur, la baleine avance
dans l'existence entourée par l'amour des siens, en exprimant
sans cesse son amour non seulement vis-à-vis des autres baleines,
mais également envers tous les êtres vivants qui s'approchent
d'elle, et c'est bien le sentiment ressenti par la plupart des gens
qui ont eu la chance de les approcher de près.
Il est donc vraisemblable, que cet état de
nonchalance et de félicité, cette propension à
exprimer ses sentiments et son amour envers les hommes, cette délicatesse,
cette non-violence, cette façon extraordinaire d'élever
ses petits sans aucune violence, avec une affection et des contacts
subtils, et cette lenteur caractéristique, correspondent
à un état de béatitude, de Nirvana, que ce
mammifère supérieur a déjà atteint
bien avant nous. Si cette hypothèse s'avère exacte,
alors la chasse à la baleine s'apparenterait au meurtre d'un
sage, à l'assassinat d'un ascète, dépourvu
d'agressivité pour se défendre et de crainte pour
s'enfuir.
Textes issues d’autres sites
LES DAUPHINS SONT-ILS CONSCIENTS DE LEURS PROPRES PENSEES ?
On lira ci-dessus un article mettant en scène le pauvre Natua, dauphin captif, que l'on soumet à un test assez subtil.
Notre ami à nageoire doit choisir entre deux sons qui progressivement, vont se ressembler de plus en plus.
Si Natua reconnaît le Son 1, il pousse avec son rostre sur la pédale de gauche.
Si c'est pour lui le Son 2, il pousse sur la pédale de droite.
A un moment donné, la différence devient quasi-imperceptible, même pour l'ouïe d'un dauphin.
Coup de théâtre : Natua dispose en fait d'une 3ième pédale, une pédale centrale, qui indique :
JE NE SAIS PAS !
Pour s'exprimer ainsi, le dauphin doit forcément être conscient de son propre état de conscience. Et c'est bien ce que Natua nous démontre avec brio dans cette expérience de laboratoire.
Sympa.
Ceci dit, on aimerait mieux que ce genre de test, qui prouve l'évidence, ait plutôt lieu en pleine mer, mettons, aux Bahamas, avec un juste petit labo sonore monté sur radeau de caoutchouc.
Les dauphins libres adoreraient participer de leur plein gré à ce genre de jeux et les Humains seraient contents aussi.
On sait que lorsqu'un dauphin voit, tout le monde l'entend. En d'autres termes chaque fois qu'un membre du groupe focalise son faisceau de clicks sur une cible quelconque, l'écho lui revient mais également à tous ceux qui l'entourent. Imaginons que de la même manière, vous regardiez un beau paysage. La personne qui vous tournerait le dos et se tiendrait à l'arrière derrière vous pourrait le percevoir alors aussi bien que vous le faites. Cette vision commune, qui peut faire croire à de la télépathie, n'est pas sans conséquence sur le contenu mental de chaque dauphin du groupe, capable de fusionner son esprit à ceux des autres quand la nécessité s'en fait sentir. Ceci explique sans doute la formidable capacité d'empathie des dauphins mais aussi leur fidélité jusqu'à la mort quand il s'agit de suivre un compagnon qui s'échoue.
dauphinlibre.be/
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