Henry Guillemin : dieu
Dieu, un mythe qui s'éteint ?
Voila une splendide démarche de la preuve de ce que nous
appelons dieu. Elle est issu d'extraits epars pris sur un enregistrement
sonore d'Henry Guillemin intitulé Dieu, un Mythe qui
s'éteint ?
L'esprit échappe à la dimension
l'esprit n'est pas justiciable du système métriques
(Jaurès)
On ne peut employer un vocabulaire spatial, un vocabulaire de dimension
à l'égard de l'esprit, on peut l'employé à
l'égard du corps mais pas de l'esprit.
Tout dépend du hasard et de la nécessité
dit Jacques Monod.
Mais le mot hasard semble être un nouveau bouche-trou.
Lorsque nous sommes en présence d'un phénomène
inexplicable au lieu de dire Dieu on dira hasard
j'appele hasard ce qui n'est pas encore susceptible d'explication.
Tout se passe comme si les cellules savaient ce qu'elles avaient
à faire, c'est la téléonomie, la loi de la
fin Jacques Monod
Il y a un programme dans le mouvement des cellules et je ne
conçois guère de programme sans programmateur Alfred
Kaestler.
Oparine : tout semble se passer comme si une intelligence organisatrice
était à l'oeuvre et comme si les cellules savaient
presque spontanément ce qu'elles ont à faire.
pour Oparine et Haldane il faut sortir du cercle vicieux qui dit
que seule la vie peut produire la vie.
les savants sont obligés de reconnaître qu'il y a un
ordonnancement prévu dans l'évolution de la vie comme
si une intelligence organisatrice était à l'oeuvre.
L'évolution est une loi reconnue
Tous les savants sont d'accord pour reconnaître qu'il y a
un mouvement précis, à savoir que cette évolution
va dans une complexité croissante et dans un psychisme croissant.
Plus l'évolution avance, plus la part de l'esprit est grande
dans l'évolution humaine.
Claude Bernard l'évolution répond à une
idée directrice.
Donc l'évolution est orientée, donc il ne s'agit pas
simplement d'une poussée de l'intérieur mais d'un
appel de l'extérieur, comme si l'évolution était
aimantée.
Pour les penseurs matérialistes il n'y a d'existence
que dans la matière et l'esprit ne serait qu'un épiphénomène
fabriqué par le cerveau.
Mais qu'est-ce que ça veut dire matière ?
Pour Jaurès la matière est une suprême
inconnu.
Si pour Épicure et Lucrèce la matière était
représentée comme des espèces d'atomes minuscules
mais néanmoins pondérables, elle n'a plus aujourd'hui
la valeur qu'en donnaient les atomistes.
Entre la pensée épicurienne de la matière
et la pensée contemporaine de la matière il y a un
abîme, car peu à peu les savants se sont aperçus
que cette matiere était perpétuellement sécable,
on en arrive alors à une espèce de définition
de la matière qui n'est presque plus temporelle ni concrète
comme si la matière se réduisait à une énergie
à une vibration.
Lénine lui-même dans un livre de 1908 en arrive
à cette conclusion : la matière pense !
ce qui signifie que des les premières apparitions de la vie,
dans les premiers battements de cellules dans la soupe primitive
il y avait déjà une espèce de présence
occulte, latente, mystérieuse et concrète de la pensée
; disons la matière c'est la virtualité de l'esprit.
S i donc nous admettons cela, nous devons également admettre
qu'à l'intérieur de la matière il y a quelque
chose comme une immanence de l'esprit
Jaurès disait : j'ai bien le droit d'appeler Dieu le X, la
chose mystérieuse qui fait qu'à l'intérieur
de la matière il y a déjà une virtualité
d'esprit et j'ai aussi le droit d'appeler Dieu ce point mystérieux
vers lequel se dirige l'évolution et que Teilhard de Chardin
appellera le point oméga.
Il y a dans l'évolution non seulement une poussée
de l'intérieur mais un appel de l'ultérieur.
Jaurès / l'évolution est une démonstration
expérimentale de Dieu
Pierre Chaunu / l'évolution c'est un cadeau que la science
assez à la foi.
Lorsqu'on utilise la théorie de l'évolution on
rencontre à un certain moment, l'idée d'une intelligence
organisatrice au centre de la matière.
Pour Jaurès la connaissance scientifique c'est à dire
la connaissance chiffrable, n'est pas la seule voie de connaissances
qui existe.
François Jacob / la poésie et la musique disent des
choses extrêmement profondes mais parfaitement intraduisibles
en langage scientifique.
Jaurès / Il y a à l'intérieur de chacun de
nous, une réclamation fondamentale ; tout le monde à
envie de quelque chose que l'on appelle dans un langage balbutiant
; amour, solidarité, charité justice, bonté ... , cette réclamation est fondamentale chez l'homme.
Il y a au fond de nous une exigence comme un commandement ; nous
sommes incliné, nous sommes appelé, nous sommes commandé
dans une certaine direction que nous pouvons appeler morale.
Jacques Monod / Il y a au fond de moi un appel du royaume.
Marx / La religion c'est le soupir de la créature écrasée
par un monde sans âme. Il y a en nous cette espèce
de réclamation d'un absolu, mais cette réclamation
c'est simplement la faiblesse humaine; ce qui fait que nous avons
tellement envie que ce soit vraie que nous projetons dans une réalité
purement imaginaire et fictive l'existence de ce que nous désirons
passionnément et qui existe mais qui n'existent pas.
Guillemin / Eh bien je crois que Marx se trompait.
Car le seul fait que cette aspiration existe prouve que qu'il y
a quelque chose vers quoi aspirer
Platon / pour désirer quelque chose il faut en avoir au moins
un commencement de connaissances ... pour désirer une femme
il faut savoir qu'elle existe même si ce n'est qu'une femme
idéale qu'on a inventée, elle est composée
d'éléments tirés de femmes réelles que
nous avons vue.
Pour pouvoir désirer quelque chose il faut en avoir déjà
une pré connaissances sans ça nous ne saurions même
pas la désirer.
Donc le fait même qu'il y a en nous cette aspiration prouve
qu'il y a quelque chose vers quoi aspirer.
Mais s'il y a désir, c'est que ce dont on a déjà
une pré connaissances on ne le possède pas encore.
Alors on à envie de le posséder complètement
on à envie de posséder cette femme que l'on désire
et l'on a envie de posséder ce vers quoi notre cÅ“ur tend.
Définition de Dieu par saint Thomas / cela que l'on
appelle Dieu ce n'est pas autre chose que la totalité vivante
de ce vers quoi notre cÅ“ur s'élance
Et si nous n'avions pas une pré connaissance de cette réalité
suprême qui est la totalité vivante de l'amour, la
justice, la bonté la vérité ..., nous ne saurions
même pas le désirer.
Il y a quelque chose à l'intérieur de nous-mêmes
qui sait où est l'aboutissement de la créature humaine,
nous sommes fait pour un certain accomplissement, nous allons dans
une certaine direction qui nous est indiqué par cette réclamation,
par cette aspiration.
De même que la matière se réduit maintenant
de plus en plus à une énergie fondamentale, je crois
que l'essence de l'humanité, l'essence de ce que vous et
moi nous sommes, c'est une réclamation viscérale vers
ce que nous appelons Dieu et qui n'est pas autre chose que la totalité
concrète de ce que nous espérons.
Je crois à l'existence d'une forme qui n'est pas celle
des théologiens de ce quelque chose que nous appelons Dieu
et avec lequel nous sommes en contact.
Il y a en nous une connaissance par contact, nous sommes substantiellement
en contact vers quelque chose vers quoi nous sommes appelés,
le fameux ultérieur dont je vous parlais, et en moi me semble
il y a une pré connaissances un prêt contact avec Dieu
... . c'est ça mon déisme
la volonté > |