La démocratie
Le triomphe de la culture
Démocratie du grec démokratia « pouvoir du peuple ».
La démocratie nous dit-on,et un type de régime pour lequel le peuple est souverain.
Se dire démocrate n'est donc pas un vain mot. Cela implique une acceptation totale de la souveraineté du peuple.
Le peuple se définit par « la majorité ». La majorité c'est ce que certains appellent : « la France d'en bas »
Or donc, nommer le peuple : « la France d'en bas », est une atteinte à la démocratie. C'est un point de vue élitiste.
Pour un système démocratique, la France d'en bas ce sont les « dominants ». Qu'ils soient patrons, hommes politiques, intellectuels, journalistes, etc., ils doivent être au service du peuple.
Les valeurs du peuple
Si en démocratie, le peuple est souverain, les grandes valeurs populaires doivent chapeauter la société.
Les valeurs du peuple sont simples et fondamentales. Justice, vérité, égalité des chances, fraternité, solidarité, bienveillance envers les faibles, éducation, sécurité, paix, transparence des institutions.
Des leader véritablement démocrates chercheraient effectivement à développer ses valeurs. À les améliorer en permanence pour le bonheur du peuple.
Les promesses des leaders
Si le peuple est souverain, sa volonté doit être appliquée par ceux qu'il a élu. Ceux à qui il fait l'honneur de l'incarner.
Les divers représentants du peuple proposent leurs programmes et le peuple choisi un de ses programmes.
S'ils veulent respecter le peuple, les élus doivent donc respecter le programme pour lequel ils ont été élus.
Toute promesse de campagne non respectée est un abus du peuple et de la démocratie. Toute promesse de campagne impartialement respectée et un avis du peuple et de la démocratie.
Ces abus doivent être sanctionnés puisqu'ils abusent directement le peuple souverain.
Les promesses de campagne doivent être claires et explicites. En aucun cas elles ne doivent avoir plusieurs sens. Les opposants et les médias ont la charge de mettre à jour toutes les incohérences de ses propositions. D'en montrer les doubles utilisations possibles. Les ruses destinées à favoriser les élites au détriment du peuple.
Le peuple et ses expressions
Aujourd'hui, entre deux élections, la seule façon pour le peuple d'exprimer son mécontentement, c'est la rue.
À l'avenir, Internet, le relais citoyens, les sondages impartiaux, prendront le relais. Mais pour l'instant, les grandes manifestations populaires permettent au bon sens populaire de s'exprimer.
L'homme politique qui dit : « la rue ne dictera pas notre politique », fait de l'autisme envers le peuple.
La première règle d'un démocrate est d'entendre son peuple sans le manipuler.
Le peuple et les extrêmes
Un peuple non manipulé, votera invariablement pour le gouvernement le plus démocratique.
Un peuple manipulé peut voter contre ses intérêts.
Une démocratie corrompue peut conduire le peuple a voté pour des extrêmes.
Une démocratie sans transparences et sans médias libres, sombre irrémédiablement vers la dictature ou l'oligarchie.
Dictature si les médias sont inféodés au pouvoir.
Oligarchie si les médias sont inféodés au marché
Les démocraties sont extrêmement vulnérables à la manipulation verbale. C'est pourquoi certains dictateurs dans le passé sont parvenus à se faire élire démocratiquement.
Une élection démocratique n'est donc pas le gage d'obtenir un bon pouvoir démocratique.
La démocratie saine.
Pour qu'un pouvoir démocratique soit en bonne santé, il lui faut :
un organe de surveillance puissant et corruptible
une opposition juste et vigilante.
Des médias parfaitement libres et indépendants
une justice absolument indépendante.
La beauté démocratique
La démocratie est une oeuvre d'art
La démocratie transcende la nature
Après
des millions d'années d'évolution, l'homme a émergé du monde animal.
Progressivement,
notre espèce s'extrait des lois de la nature. Elle développe et suit de plus en plus les lois
de la culture. L'humanité est devenue ce qu'elle est en s'opposant
avec acharnement aux moeurs naturelles. Tout cela, évidemment, à un
sens.
Du spirituel
Les lois de la culture inversent les lois de la nature.
Elles s'opposent à la toute-puissance du fort sur le faible.
En plaçant « Dieu » au-dessus du dominant, l'homme est parvenu à rompre
avec l'ordre stationnaire des primates naturels.
Grâce à l'ascendant du spirituel sur le guerrier, l'humanité évolue positivement (n'en déplaise à Nietzsche).
Comme tout dominant, les dominants religieux ne sont pas exempts
de reproches.
Ils ont bien souvent incarné leur difficulté de
s'extraire de leur condition d'homme.
"faite ce que je dis et non ce que je fais" leur sert souvent de fétiche. Mais en même temps, les religions ont maintenue vivaces les grandes valeurs spirituelles jusqu'à aujourd'hui. Hindouisme, judaïsme,
bouddhisme, christianisme, islam, taoïsme, ont gravé l'amour du prochain, l'altruisme, le pardon,
dans le cœur humain.
Les saints, les ascètes, les sages, capables de réprimer
leurs tendances son vénéré dans toutes les cultures. Les notions de générosité, de partage, de douceur, issues du monde spirituel, forment le panthéon de l'humanité.
Les valeurs « primaires » - pouvoir, richesse, honneur
- ont longtemps été dévalorisé. Réduites au rang de
la fatalité animale (seul l'ultralibéralisme s'est permis de les valoriser)
Démocraties et laïcité
Progressivement, dans le monde industrialisé, l'influence des valeurs
spirituelles a diminué. Elle s'atrophiait sous la poussée des sciences. Elle cédait la place à la démocratie et à la laïcité.
Il s'agit d'un mécanisme tout à fait normal.
Les valeurs religieuses
ont fait leur temps de gouvernance. Elles ont donné la meilleure
partie de leur substance. C'est aux valeurs laïques de prendre la
relève.
Religion et démocratie, un même but
Dans un monde « idéal » la passation de pouvoir aurait été parfaite. Sans à -coups, les règles démocratiques auraient pris le relais
des règles religieuses.
Les valeurs démocratiques,
comme les valeurs religieuses, sont
destinées à l'évolution humaine. Leur but profond est de dévaluer progressivement la toute-puissance
des dominants. La réduire au profit de celle du peuple tout entier. Elles ont également en charge la protection les populations vulnérables.
Pour cette idéologie d'avant-garde, la souveraineté
appartient au peuple. Autrement dit, en démocratie, les valeurs des « dominés
» (pour reprendre notre analogie à la nature) sont privilégiés.
Encore loin
Perversions de la démocratie
La démocratique est donc un puissant progrès
moral et social.
Dans une véritable démocratie,
les valeurs à suivre sont celles du peuple. Lorsqu'elles ne sont pas manipulées, les valeurs du peuple préfèrent l'entraide à la compétition. Le partage à l'égoïsme. La fraternité au rejet. La paix à la guerre.
Se dire démocrate en temps que leader, c'est avoir la conscience de ces valeurs populaires. C'est avoir le désir de les soutenir (et surtout pas d'imposer les valeurs des dominants).
Dans une démocratie authentique, les « leader » devraient se
considérer sur un échelon inférieur à
celui du peuple qu'ils servent.
Nous en sommes loin.
Les dominants réactionnaires et primaires,
se considèrent supérieurs au reste de la population. Supérieurs au peuple qu'ils exploitent, au public qu'ils utilisent, aux téléspectateurs qu'ils manipulent.
La montée vers l'élitisme
Depuis l'extinction du contrepoids communiste, les dominants élitistes ont pris le pouvoir sur les dominants démocratiques. Bien installés dans le marché,
les médias, les jet-set,
les maffias où les gang, ils
sont devenu tout puissants. Dopés par un système compulsif, ils thésaurisent de plus en plus de pouvoir, de richesse, d'égocentrisme. Contre tout principe démocratiques, ils font opérer
à la société une véritable régression humaine.
Les dominants archaïques
Certains « dominants » s'imaginent supérieurs parce qu'ils savent abuser les faibles tout en restant dans la légalité. Parce qu'ils savent détourner la loi à leur profit. C'est exactement le contraire. Il démontre par là , leur incapacité à comprendre tous les intérêts de ce régime supérieur
... ils montrent leur immense archaïsme. Leur profonde incapacité à établir
des relations horizontales et à comprendre
le véritable sens de l’humanité.
certains animateurs de télévision montre également leur méconnaissance des valeurs démocratiques. Par leur cynisme, leur arrogance, ou leur mépris, ils montrent un état d'âme parfaitement narcissique. Ces présentateurs symbolisent tout simplement
l'état d'esprit de leur employeur, autrement-dit du marché. S'ils avaient une véritable conscience démocratique, ils serviraient le peuple le plus humblement possible.
Qu'il manipule le peuple pour le contraindre à acheter plus
qu'il ne lui est nécessaire. Qu'il stimule ses bas instincts
à ses fins. Qu'il utilise le mensonge pour se faire élire. Qu'ils s'arrangent pour appliquer, contre tout principe démocratique, une politique
principalement favorable aux dominants ... Qu'ils déclenchent des guerres
inutiles dont la victime principale est justement le peuple humain .... Qu'ils
laissent la plus grande partie des populations dans la misère
pour enrichir au contraire sa propre caste ... Tout cela, montre
la faible conscience démocratique de ce groupe
dominant.
Éduquer les dominants
Pour diminuer le niveau de cruauté
initié par ces dominants réactionnaires, il faut ouvrir leur conscience. Il faut les éclairer sur leur rôle en démocratie. Sur le sens de la souveraineté du peuple.
En résumé, pour réduire le taux de violence de l'humanité,
il est nécessaire d'ouvrir la conscience des dominants. De travailler à une véritable
mise en place des principes démocratiques. Autrement dit
de travailler avec énergie à la souveraineté du peuple.
petite vision naïve du Messie >
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