La colonisation ou la perversion des idées généreuses
Il est impossible de revenir en arrière sur le chemin de l'histoire humaine, ce qui est fait est fait. Le passé a pourtant ses exigences. Il nous engage à analyser nos erreurs pour cesser enfin de les reproduire. Le devoir de mémoire en ce sens est une absolue nécessité. La restauration des victimes également.
Nous n'allons pas ici diriger l'ensemble de nos critiques sur le principe même de la colonisation.
Tout expansionnisme, semble-t-il, correspond à un moyen de « rencontres » intercommunautaires pour un niveau de conscience donnée (en l'occurrence, pour la colonisation, une rencontre violente, injuste et irrespectueuse pour un niveau de conscience bas dans des pulsions élevées.)
Notre examen vise essentiellement à éclairer certains types de fonctionnement psychique dépassant largement le cadre de la colonisation. Nous étudierons une façon de voir autrui particulière et à travers laquelle tous les abus sont permis (jusqu'aux limites tolérées par la loi du moment précis).
On retrouve cette vision partout dans le monde, dans chaque communauté, au sein de l'entreprise comme au sein de la famille, du village, et de tous les groupes humains indépendamment de ses origines.
Cette façon d'appréhender l'autre, l'étranger finit invariablement par transformer les grandes utopies -révolution françaises, communisme, libéralisme - en ségrégation, en domination, en esclavage voire en sadisme.
Nous n'avons bien évidemment pas la prétention de changer des mécanismes probablement vieux comme le monde humain, l'humanité à son propre rythme d'évolution, nous pouvons tout au plus éclairer quelque conscience, mettre en lumière certains processus nous paraissant encore trop peu étudiés.
La lutte entre le bien et le mal, le juste et l'injuste, l'égoïsme et la générosité, le clanique et l'universel, resteront pendant quelque temps encore, un des grands moteurs de notre évolution.
Selon nous pourtant, l'évolution humaine, resserre sans cesse le champ de ce combat. Elle le resserre et essentiellement au profit du bien, de la justice et de l'universalité, ces trois grandes valeurs nous paraissant faire partie d'un des buts ultimes de l'humanité.
Nous sommes donc en parfait désaccord avec les théories immobilistes diffusant des principes selon lesquels il y aura toujours des injustices, de l'égoïsme, de la clanicité etc, et ce jusqu'à la nuit des temps.
Pour répondre à notre question principale « pourquoi des idées généreuses à l'origine de grandes impulsions humaines (révolution, découverte, colonisation etc.) sont récupérées la plupart du temps, par les systèmes, réactionnaires, esclavagistes, narcissiques », je suis partie de mon postulat subjectif, relatif aux diverses types de caractère, composant l'humanité ...
Cette réflexion fait suite aux deux thèmes les plus débattues sur le forum : l’islamophobie, et la perversion narcissique.
Avant toute lecture de cette réflexion sur certains mécanismes de la colonisation, il est bon de faire quelque petite mise au point :
D’une part, la plupart du temps, les chiffres et pourcentages cités, n'ont rien de scientifique, ils reflètent simplement une impression et sont destinés avant tout à fournir une image.
D'autre part mon choix d'employer des termes relativement durs et provocateurs comme : « pervers narcissiques », relève d'un besoin d'animer des esprits ne réagissant plus la plupart du temps, à des termes consensuels comme réactionnaires, autoritaires etc.
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