philosophie naïve du devenir humain

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Humanity is destined to achieve perfection.

L'humanité est vouée à atteindre sa perfection.

Système et perversion

Un geste d'humanité et de charité a parfois plus d'empire sur l'esprit de l'homme qu'une action marquée du sceau de la violence et de la cruauté. Machiavel

Le degré de perversion et de cruauté d'une société est relatif à l'ambiance dans laquelle évolue cette société.

Cette ambiance dépend de la place occupé par le peuple et du caractère du pouvoir dominant.

Nous pouvons distinguer deux grands modèle sociétal.

D'un coté, les structures dans lesquelles le groupe dominant impose sa volonté à l'ensemble du peuple (DICTATURE, OLIGARCHIE, ARISTOCRATIE, THÉOCRATIE, etc.).

De l'autre, les structures pour lesquelles, en principe, le peuple est au sommet de la hiérarchieles (les DÉMOCRATIES).

1/ Les systèmes basés sur l'hégémonie des dominants

Toutes sociétés ou les dominants imposent leur volontés au peuple, que ce soit par la force et la cruauté (dictature) ou par la manipulation (démocratie du marché), sont naturellement plus injustes, plus archaïques, plus cruelles ou plus perverses, que les sociétés véritablement démocratiques (évidemment il n'y a pas de commune mesure entre la violence et la terreur imposée par les dictatures et la manipulation des valeurs utilisée par le marché en démocratie).

Issus des motivations en cours chez nos cousins singes (thésaurisations des privilèges, besoin de domination etc.), ces fonctionnenents primaires ignorent la conscience et tirent leur énergie des simples pulsions.

En anéantissant tout contre pouvoir, leur natures réactionnaires, belliqueuses, élitistes ou autoritaires, est une menace permanente pour la paix, l'égalité, ou la liberté.

Une société dominée par une structure mentale que l'on peut considérer comme psychopathologique (le régime nazi par exemple), a toutes les chances de finir par un carnage. Ce mécanisme est valable à l'échelle de l'individu comme a celle de la société. Le psychopathe torture, tue, ou fait tuer aussi bien ceux qu'il prétend aimer (la famille pour le psychopathe, le peuple allemand pour hitler) que ceux qu'il haït (le bouc émissaire pour le psychopathe, le peuple juif pour hitler).

Uns société dominé par une structure narcissique (exit l'autocratie du marché), à toute les chances de se retrouver prisonnière volontaire d'un bagne insensé et dorée.

Le narcissique individuel comme LE POUVOIR NARCISSIQUE, stimule les faiblesses de sa victime pour la rendre docile à ses volontés. A la difference du psychopate qui enfreint la loi pour soumettre sa victime, le narcissique abuse d'elle tout en restant dans le cadre de la légalité. C'est toute la magie du système pervers ; faire de sa victime, une victime consentente, et ignorant qu'elle est victime.

Comme le narcissique individuel, le POUVOIR NARCISSIQUE utilise plusieurs manipulations (inconscientes), pour prendre le controle de sa victime (c'est tout a fait apparent a la télévision, devenue aujourd'hui le refflet de la pensé du marché narcissique).

1/ privilegier le plaisir sur la conscience, inciter à la compulsivité, stimuler les bas instincts, stresser pour empècher de réflechir à sa condition, tout ces mécanismes ont entrainé sans qu'il s'en rende compte, le peuple à la soumission et à la dépendance du marché.

2/ flatter les basses qualités de sa victime (son coté sexy, à la mode, docile, leger, etc), tout en gardant sous silence ses qualités supérieures (le coté responsable, engagé, travailleur, consciencieux, solidaire, bénévole, du peuple).

3/ culpabiliser la victime, qui n'en fait jamais assez pour son maitre.

4 / dégrader son image, l'infantiliser.
Dans la plupart des jeux télévisés (seuls endroits ou apparaissent les gens ordinaires à la télévision), des presentateurs narcissiques montrent l'image d'un peuple, venal, naïf, facilement manipulable, qu'on peut humiler, ruser, toucher, abuser, dont on peut se moquer. Un peuple simple, admiratif de l'animateur (donc du système dominant narcissique), un peuple sans esprit critique, heureux de son sort et qui ne se posent pas de question sur l'existence, se contentant d'être leger.

2/ Les pouvoirs démocratiques

Lorscu'ils acceptent les règles de la démocratie, ces pouvoirs parviennent à contenir correctement LES DÉSIRS DE TOUTE PUISSANCE des dominants.

Pour ce faire, un système démocratique doit accepter en son sein et sans les manipuler, des contre pouvoirs (médias, justices, oppositions, etc.). il doit être en mesure de supporter une opposition combative et appropriée, une justice puissante, des journalistes indépendants et incisifs, un syndicalisme attentif et des intellectuels démocrates, autrement-dit acquis à la cause du peuple, les équilibres sont respecté et le peuple aussi (exit l'époque Sartre, Malraux, Camus, Foucault, Bourdieu).

Dans les démocraties efficaces, chaque régression sociale, chaque manquement éthique, chaque maltraitance du peuple, souleve un tollé général. L'ensemble des corporations chargées de la protection du peuple se mettent en branle et obligent les dominants à faire marche arriére, ce qui empèche toute dérive hégémonique.

3/ Les mecanismes automatiques

Si les circonstances mondiales ont permis quelques fois à la démocratie d'acceder à un bon fonctionnement, comme ce fut le cas lors des 30 glorieuses, les mentalités réactionnaires et narcissisiques restent en permanence à l'oeuvre (par dominants narcissiques nous entendons les dominants méprisants les faibles et vénérant les forts).

De façon intuitive, autrement dit, sans intention déterminé, les dominants narcissiques visent naturellement à faire régresser les valeurs démocratiques pour réinstaurer leur toute puissance (les dominants d'aujourd'hui c'est le marché). Ils profitent instinctivement de toute instabilité, de tous changement, pour grignotter de l'espace sur le peuple, faire régresser ses acquis sociaux, faire dispraitre son image des médias pour la remplacer par la sienne, et re-thesauriser l'ensemble des privilèges.

Incapables de gérer leur désir de toute puissance, ces dominants cherchent irrépressiblement à neutraliser toute oposition (en démocratie, à l'aide de la manipulation, de l'intimidation, de la corruption).

Incapable de fixer des limites a son expansion, le systême narcissique (le marché) attend qu'on les lui fixe.

 

La socièté idéale pour le monde contemporain, serait une démocratie réelle, une démocratie consciente qu'il ne faut pas manipuler l'opinion du peuple, pour profiter de toute sa sagesse et son bon sens. Une démocratie déterminée à consulter et à écouter le peuple, a respecter ses valeurs profondes et ses véritables désirs sans les manipuler.

Aujourd'hui le monde dit occidental et démocratique, tourne sur un régime de simulacre démocratique..

Le marché à progressivement induit ses valeurs dans l'esprit du peuple. En réalité, il serait plus juste de dire que le marché à étouffée (d'une façon tout à fait perverse, donc impossible à détecter), les valeurs du peuples pour stimuler à la place ses pulsions primaires.

Democratie et perversion

Le degré de perversion d'une société ou de l'humanité est fonction de l'ambiance

Dans un monde relativement paisible et sécurisé, un monde fortement spiritualisé qui n'a pas à vivre sous la crainte permanente d'un ennemi, ni sous le diktat de dominant perpétuellement désireux d'asservir ceux qu'ils considèrent comme étrangers, le degré de cruauté est relativement faible voire inexistant, l'entraide, la fraternité et la solidarité, sont au contraire extrêmement présent - c'était le cas des aborigènes d'Australie, de certaines peuplades indiennes en Amérique, de certains peuples océaniens ou africains. Dans ce type de cadre de vie, l'éducation peut se dispenser autour des grands principes de l'amour, de la concorde et du bonheur.

La cruauté est le remède de l'orgueil blessé. Friedrich Nietzsche Quand au contraire, le monde environnant est hostile, l'ennemi toujours prêt à surgir, les dominants toujours prêts à partir à la guerre, l'ensemble humain doit développer les facultés liées au combat, à l'hostilité et à la violence - insensible, téméraire, inébranlable, rigoureux, intraitable, sourd, intransigeant - sont quelques-unes des « qualités » requises, et ces qualités engendrent la plupart du temps la cruauté et la perversité.

La violence envers autrui, la perversion et la cruauté n'appartiennent pas à la nature propre de l'être humain. Ces excès sont le résultat du système de valeurs mises en place, des défaillances éducatives et sociales de la société, et du manque d'autocritique et de réflexion sur elle-même.

  • Quand une société comme la société marchande actuelle, s'autorise à négliger l'éducation de certains êtres humains, tout en privilégiant de façon outrageuse et népotiste, une petite élite ... quand elle s'autorise à plonger des hommes dans le dénuement total moral et physique ... quand elle se permet de jeter dans la rue des êtres humains les obligeants à développer des attitudes de survie identique à la jungle ... et bien, une telle société, augmente doucement mais sûrement, le degré de violence, de cruauté et de perversité de son humanité.
  • Quand une société s'autorise a écraser des parents sous le poids du stress, de l'insécurité, de la charge de travail salarial et domicile et des valeurs absurdes véhiculées par la télé, elle conduit une partie de sa population, frustrée de toutes parts, à se violenter elle-même - alcoolisme, dépression, drogue etc. - et à violenter les plus faibles des siens - femmes, enfants.
  • Quand une société insinue  la peur et le racisme pour des raisons bassement électorales et commerciales, quand elle préfère laisser se développer l'injustice plutôt que la justice, le népotisme plutôt que le mérite, la violence policière plutôt que le respect, elle alimente sa propre société en violence, en cruauté et en perversité.
  • Quand une société préfère donner à vénérer l'élite narcissique plutôt que le peuple, la vanité plutôt que l'humilité, l'égocentrisme plutôt que la simplicité, le VIP plutôt que l'égalité, l'égoïsme plutôt que le partage, la domination plutôt que le mutualisme, le plaisir plutôt que l'amour, l'avoir plutôt que l'être ... elle engendre en son sein même, toujours plus de nihilisme, de violence, de cruauté et de perversité
  • Lorsque qu'une société, banalise à l'aide de ses médias le meurtre, la torture, la froideur, la cruauté et l'insensibilité, et l'idée selon laquelle la vie de certains êtres humains - de préférence issus de pays pauvres - est insignifiante par rapport à la vie d'autres êtres humains - de préférence blanche et occidentale - elle génère de plus en plus d'insensibilité, d'égoïsme et de capacité au génocide et à la cruauté.
  • Quand une société jette de plus en plus de gens en prison, à la merci de la perversion et de la cruauté qui y règne, au lieu de choisir les alternatives et de rendre le monde carcéral vivable, pédagogique et réellement éducatif ... elle fabrique de plus en plus de violence, de cruauté et de perversité.
  • Quand une société institue l'injustice, la corruption, et la manipulation dans ses relations intercommunautaires, quand elle préfère utiliser la cruauté, la terreur, et la guerre plutôt que la diplomatie pour résoudre les problèmes de l'humanité, elle soutient et stimule le système violent, cruel et pervers à l'échelle humaine.
  • Quand une société humaine, offre de plus en plus de pouvoir à des êtres humains de plus en plus claniques, de plus en plus insensibles à la souffrance des « hors clans », des êtres humains de plus en plus élitistes, de plus en plus arrivistes, de plus en plus cruels, de plus en plus pervers, de plus en plus froids et manipulateurs, de plus en plus cyniques, de moins en moins responsable de la collectivité humaine tout entière ... elle engendre dans l'humanité de plus en plus de cruauté, de violence et de perversion.

    Nous le voyons donc, la capacité humaine à faire souffrir ses semblables, a torturé ses congénères, à pervertir autrui, a décider du meurtre en série comme du meurtre industriel, à décider de ramener un autre peuple au Moyen Âge sans en mesurer les conséquences humaines ... toutes ces capacités humaines, ou plus précisément inhumaines, sont le fruit d'un contexte, d'un certain type d'éducation, en aucun cas il ne s'agit d'attitude innée.

    La capacité à déclencher des guerres sans se soucier de la population vulnérables, la capacité de maintenir un pays dans le chaos pour arriver à ses fins, toutes ces capacités perverses ne sont pas innées en l'homme mais acquises au sein d'un tissu éducatif favorisant le narcissisme, la clanicité, l'élitisme discriminant, l'insensibilité à autrui,  le désir de toute-puissance, etc..

L'humanité a les moyens d'être la plus universelle, la plus juste, la plus fraternelle et la plus égalitaire de toutes les espèces quand elle s'en donnera les moyens.



Le terme d'instinct s'applique selon moi à tout processus psychique, dont l'énergie n'est pas dominée par la conscience. (C.G.Jung, Types psychologiques)

Pour Pyrrhus ne faire de mal à personne et n'en éprouver de personne, c'etait une vie de dégoût et d’ennui [ ... ] Pyrrhus qui roulait toujours d'espérance en espérance, et pour qui les succès n'était qu'une occasion de courir à d'autres succès, et qui voulait d’ailleurs réparer ses revers par de nouvelles entreprises, ne cessait, vainqueurs ou vaincu, de nuire aux autres et de se nuire à lui-même. Plutarque

 

: Au reste, cette querelle ne vous sera point inutile ; le plus souvent la république prend une nouvelle force de ces inimitiés particulières où chaque citoyen est forcé de se montrer tel qu'il est.

La querelle de Salluste et Ciceron, réponse de Ciceron.

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