Sois juste et irréprochable. Instruis-toi
et tu arriveras à connaître l’unité de
la nature, à savoir que partout dans l’univers la
matière et l’esprit sont des aspects différents
d’une même réalité. Fais triompher
ce qu’il y a de meilleur en toi, l’Esprit. Alors,
quand tu abandonneras ton corps mortel, tu revêtiras toi-même
la forme d’un dieu immortel. Pythagore
On peut douter que le problème de la mort soit à proprement
parler un problème philosophique écrit Jankélévitch (La mort). Si on considère
ce problème objectivement et d'un point de vue général,
on ne voit guère ce que pourrait être une « métaphysique » de
la mort ; mais par contre on se représente fort bien une
physique de la mort.
Toute culture est un dépassement de
la mort, non parce quelle la nie (la fuir, cest encore
y penser), mais parce que lhomme ne peut vivre sans lavoir
assumée, intégrée, sans lavoir interprétée.
La mort nest pas ce qui fait échec à la culture
; elle est ce qui fait surgir la culture comme échec à
léchec, comme affirmation de la vie malgré la
mort, contre la mort.
On ne dira pourtant que la mort donne un sens à la
vie. La formule serait trop commode. Après tout, la
vie qui sangoisse, qui cherche à gagner du temps,
qui déplore
davoir à se perdre na pas la garantie que le
sens lemporte sur le non-sens - Universalis
Il y a plusieurs façons d'aborder la question de la mort.
Ou bien apprendre, dès le plus jeune âge, à se
résigner et à l'accepter. C'est ce que font les sociétés
encore fortement spiritualisées comme l'hindouisme ou l'islam.
Pour développer ce concepts, nous
partirons de quelques postulats.
Lorsque nous sommes vivants, la mort existe uniquement par l'idée que
l'on s'en fait. Si la mort n'abordait pas la conscience, ni consciemment ni inconsciemment, elle disparaîtrait. Si elle abordait notre conscience, mais uniquement de façon positive, toutes les angoisses qu'elle engendre aujourd'hui, disparaîtraient.
Donc, si nous parvenions à ne jamais penser à la mort, ni consciemment
ni inconsciemment, ou à ne jamais y penser négativement,
mourir deviendrait aussi simple et innocent qu'un endormissement (aussi simple qu'un départ vers la sieste).
Nous n'avons pas trop peu de temps, nous
en perdons beaucoup. La vie est assez longue et suffirait à l'accomplissement des plus grandes entreprises,
si tous les moments en étaient bien employés. Mais
quand elle s'est écoulée dans les plaisirs et dans
l'indolence, sans que rien d'utile en ait marqué l'emploi,
le dernier, l'inévitable moment vient enfin nous presser
: et cette vie que nous n'avions vue marcher, la voilà passée.