La Mort, ses angoisses, sa peur
L'avenir humain anéantira l'obstacle de la mort
La mort est une maladie de l'imagination Alain
Dans les premières pages de ce chapitre dédié à la mort, nous sommes arrivés à cette conclusion : il était possible d'éliminer cet obstacle.
L'homme a les moyens d'écarter la mort de son mental et donc, de la dépasser. Pour cela, avons nous dit, il lui faut anéantir l'ensemble des peurs par lesquelles elle se présente à son esprit.
Mais quelles sont-elles ces peurs existentielles échafaudées
par notre esprit ?
En voici quelques-unes parmi les plus évidentes :
- Peur de la souffrance.
- Peur de quitter des êtres chers, des choses auxquelles on tient (le plaisir,
le matériel, les sensations, les sentiments etc.).
- Peur de l'instant du passage.
- Peur d'être jugé dans l'au-delà
par une puissance supérieure (peur de l'enfer).
- Peur de l'au-delà (peur de l'inconnu).
- Peur de l'anéantissement total.
Essayons de voir comment ces peurs, ces angoisses, peuvent
être vaincues.
Appuyons nous pour cela, sur les facultés humaines (logique,
raison, science) et sur les millénaires d'acquis spirituels.
La peur de la souffrance
La peur de la souffrance psychique
Comprendre la mort sert à comprendre
la vie
T out d'abord, deux types de souffrances peuvent être redoutées face à la mort :
La souffrance physique et la souffrance psychique.
Si l'on s'en réfère aux écrits des personnes ayant accompagné des sages vers leur mort (comme Platon accompagnant Socrate par exemple, ou les récits des Stoïciens) la souffrance psychique, autrement dit la violence de l'angoisse ou de la frayeur, peut-être dépassée.
L'humanité aura donc intérêt d'étudier plus intelligemment le cheminement de penser utilisé par ces sages pour atteindre le détachement nécessaire à une mort sereine.
Le Bouddha épuisé se fait déposer au milieu de deux arbres jumeaux. Il s'allonge pleinement conscient, face au soleil couchant, tête au nord, sur le côté droit, la jambe gauche allongée sur la droite. Il rassemble ses disciples et leur demande s'ils n'ont plus d'incertitudes touchant à la Loi et à la Discipline.
Ses dernières paroles furent : ô moines, travaillez à votre propre libération . La où il n'y a rien, où rien ne peut être été saisi, c'est l'ile ultime. Je l'appelle nirvana. Extinction complète de la vieillesse et de la mort. ».
La peur de la souffrance physique
L'angoisse de la souffrance physique, quant à elle, si elle ne correspond
pas, à proprement parler, à la mort, peut être
une raison de l'appréhender.
Seulement, l'Occident vient d'entrer dans le temps des grands combats contre tout type de souffrance physique.
Sur ce point, les recherches médicales et pharmaceutiques
ont fait des progrès considérables.
Depuis quelques décennies,
elles fournissent à la plus grande partie de l'Occident, la possibilité d'une mort sans douleur.
S'allier pour dépasser la mort
En alliant alors les connaissances acquises par les spiritualités asiatiques, capables de vaincre psychiquement la mort, et les connaissances occidentales, capable d'offrir la possibilité d'une mort sans douleur, l'humanité future semble disposer là, du matériel nécessaire pour dépasser la peur de souffrir, une des peurs engendrées par l'idée de mourir.
Pour l'instant, les dominants du monde Occidental, sont encore trop surchargés d'égocentrisme pour faire autre chose qu'enseigner. Ils semblent incapables d'accepter d'intégrer les techniques d'une mort sans angoisse venant des autres civilisations (du monde Oriental en l'occurrence).
L'Occident contemporain est beaucoup trop compulsif et forcené pour s'arrêter un moment et réfléchir à l'intérêt qu'il y à de collaborer ensemble pour généraliser et simplifier ces procédés.
L'avenir est à la coopération égalitariste
Mais évidemment, l'avenir dépassera cette ère narcissique.
De la même manière, la recherche médicale continuera d'améliorer ses produits et ses techniques pour offrir à l'homme une mort sans souffrance.
En même temps, la société occidentale dépassera ses tabous religieux liés à la mort (l'idée de l'enfer par exemple) pour offrir à l'homme, une fin sans douleur physique.
Le temps et l'évolution de la mondialisation, quant à eux, se chargeront d'unifier, de répandre, et d'offrir à tous, les bénéfices de ces progrès.
angoisse de quitter les êtres >
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