philosophie naïve du devenir humain

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Mort
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Peur de la souffrance
Peur de quitter autrui
Attachement aux choses
Peur et culpabilité
Peur du passage
Experiences de mort
 

La vocation de l'humanité n'est pas la souffrance mais la joie, elle n'est pas la culpabilité du péché, mais la liberté de la jouissance réfléchie et partagée. Robert Misrahi

Culpabilité et peur de la mort

 

Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible Léonard de Vinci4) L'angoisse de la culpabilité

Il est dur pour le CROYANT, comme pour comme pour L'ATHÉE, de mourir avec l'esprit chargé de culpabilité ou de lourds secrets.

La notion selon laquelle les actes contraires aux lois et à la MORALE HUMAINE, peuvent être condamnés dans l'au delà par une PUISSANCE DIVINE, semble exister dans pratiquement toutes les CULTURES, dans toutes les PHILOSOPHIES.

Le SENTIMENT DE CULPABILITÉ, d'angoisse et d'AUTOCENSURE découlant d'une telle crainte, a sans doute été un des plus efficaces instruments d'humanisation, dans la transformation animal-humain.

La peur d'être chatié après la MORT, a empêché (et empêche encore) une quantité de PASSAGE À L'ACTE. En réduisant le nombre de passages à l'acte, l'humanité a ainsi réduit le nombre de violence et d'abus envers autrui.

Et par répercussion, le nombre et la violence des châtiments infligés aux transgressants, à également régressé.

L'idée de l'enfer a donc été profitable pour l'évolution des moeurs humaines.

 

Nécessaire transgressant

Basé sur une sorte de pack moral issu du religieux, du philosophe et du laïque, la mauvaise conscience est un mécanisme de l'esprit pour nous obliger à l'action juste et à la confession.

La CONFESSION, qu'elle émane d'une instigation personnelle ou religieuse, peut être considéré comme une « AIDE À MOURIR », un outil à faciliter le passage.

A mon sens, l'avenir éliminera complètement la souffrance liée à la culpabilité.

Cela ne veut pas dire pour autant, que les hommes pourront transgresser en toute liberté puisqu'ils n'auront plus peur d'être châtiés dans l'au-delà, mais la présence du transgressant et son rôle dans l'évolution humaine, seront déchiffrées. En effet (et nous le démontrons tout au long de notre PHILOSOPHIE), le principe de la TRANSGRESSION est NÉCESSAIRE à la transformation de l'animal en humain. Sans transgressant il n'y a pas d'humanité possible.

A l'avenir donc, la société permettra aux transgressant de savoir qu'il participe, lui aussi, à la construction de l'humanité. Elle lui permettra également de saisir que ses pulsions transgressantes ne lui offrent pas le meilleur moyen de construire puisqu'il doit être châtié pour cela. A l'avenir donc, la culpabilité que nous faisons encore peser sur les épaules du transgressant par-dessus les châtiments infligés, pourra disparaître tout à fait.

Même s'il est nécessaire pour notre évolution de juger le transgressant sain d'esprit : RESPONSABLES DE SES ACTES, celui-ci en réalité, est mue par une force supérieure à sa raison, à sa conscience, et dont les raisons dépassent de loin notre raison.

Si le « TRANSGRESSANT » est une nécessité pour transformer un animal en humain, il devient alors un « instrument » de Dieu, un « outil » créé par lui.

Du coup, le « TRANSGRESSANT » ne peut qu'être aimé, lui aussi, par Dieu, au même titre que les autres créatures.

Le « TRANSGRESSANT » devient en somme le fils « négatif » de Dieu, l'acteur « négatif », créé avec l'acteur « plus ou moins positif » pour animer l'humanité de leurs luttes incessantes. Tout deux donc, sont dédiés en quelque sorte à la construction progressive de L'HUMAIN ACCOMPLI, qui sera, lui, parfaitement positif.

En conséquence de quoi, même si l'on transgresse (et en tant qu'HOMME AU CONSTRUCTEUR, nous sommes tous des transgressants à différentes échelles), nous ne risquons pas d'être jugé dans l'au-delà, puisque la TRANSGRESSION est un IMPÉRATIF de notre évolution, elle est une nécessité pour l'évolution du droit et de la loi.

D'un autre côté, comme chaque transgression engendre son lot de souffrance intime (la CULPABILITÉ) et de souffrance physique (le châtiment, l'enfermement etc), le principe créateur nous enjoint de ne pas transgresser puisqu'il a placé, comme l'ont très bien vu les PHILOSOPHES CLASSIQUES, l'horreur de la SOUFFRANCE et la quête du BONHEUR, au coeur de la recherche humaine.

L'utilité de la crainte de l'enfer a fait son temps et a rempli son rôle.

Nous pouvons aujourd'hui, libérer DIEU d'un travail qui doit être effectué par L'HOMME.

Ce n'est pas dans l'AU-DELÀ que l'homme doit être jugé, mais dans l'EN DEÇÀ, autrement dit dans le monde. Le jugement laïque et la condamnation de l'homme par l'homme, sont donc indispensables non seulement pour évoluer vers toujours plus d’humanité mais également pour nous libérer de la peur d'être jugé dans l'au-delà.

En effet, si l'homme est jugé et condamné sur terre pour ses actes antihumains, une fois sa peine accomplie, il n'a plus à redouter une sentence supplémentaire divine.

Une société bienveillante mettrait donc tout en œuvre pour faire régresser ce qui pousse l'homme à transgresser les lois (injustice sociale, paupérisation, exclusion, valeurs proposées ... ) afin de lui éviter la souffrance morale et le châtiment laïque.

Une humanité réellement humaine, ne laisserait aucune transgression SANS JUGEMENT, SANS PUNITION et SANS EXPLICATION, justement pour que les transgressants ne portent pas le poids de cette impunité au moment de leur mort. Une telle société veillerait également à ce que la punition soit éducative avant tout.

Si comme nous l'avons conclus dans les précédents chapitres, l'évolution conduit l'humanité vers un monde sans transgression, nous pouvons alors imaginer que nos descendants ne connaîtront plus l'angoisse du jugement.

 

culpabilité et métaphysique>> Le passage

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