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Culpabilité et peur de la mort

De l'enfer à la libération psychologique

La vocation de l'humanité n'est pas la souffrance mais la joie, elle n'est pas la culpabilité du péché, mais la liberté de la jouissance réfléchie et partagée. Robert Misrahi

un chien andalouIl est dur pour le croyant, comme pour l'athé, de mourir l'esprit chargé de culpabilité ou de lourds secrets.

La notion selon laquelle les actes contraires aux lois et à la morale humaine, peuvent être condamnés dans l'au delà par une puissance divine, semble exister dans pratiquement toutes les cultures, dans toutes les philosophies.

Le péché fut une notion de progrès

Le sentiment de culpabilité, d'angoisse et d'autocensure découlant d'une telle crainte, a sans doute été un des plus efficaces instruments d'humanisation dans la transformation d'un animal en homme.

La peur d'être chatié après la mort, a empêché (et empêche encore) une quantité de passage à l'acte. En réduisant le nombre de passages à l'acte, l'humanité a ainsi réduit le nombre de violence et d'abus envers autrui.

Et par répercussion, le nombre et la violence des châtiments infligés aux transgressants, à également régressé.

L'idée de l'enfer a donc été profitable pour l'évolution des moeurs humaines.

 

La nécessité du transgressant, détruit l'idée de l'enfer

Avouer pour soi-même et pour l'humanité

napoleonBasé sur une sorte de pack moral issu du religieux, du philosophe et du laïque, la mauvaise conscience est un mécanisme de l'esprit pour nous obliger à l'action juste et à la confession.

Mais la notion de péché a fait son temps. Elle devient obsolète à partir du moment où nous prenons conscience de la nécessité fondamentale du délinquant pour l'évolution du droit, de la loi et plus généralement, pour l'évolution globale de l'humanité.

Si la notion de péché doit encore continuer quelque temps à chevaucher la période d'évolution du droit (en attendant qu'il atteigne sa perfection), elle est peu à peu condamné à tomber en désuétude.

Mais pour l'instant, la confession, qu'elle émane d'un désir personnel, d'un conseil d'avocat, ou de la sollicitation d'un prêtre, peut être considéré comme une « aide à mourir », un outil à faciliter le passage.

Vers la fin de la culpabilité

A mon sens, l'avenir éliminera complètement la souffrance liée à la culpabilité.

Cela ne signifie pas que les hommes pourront transgresser en toute liberté dans la mesure où ils n'auront plus peur d'être châtiés dans l'au-delà, mais le rôle * du transgressant pour l'évolution humaine, ayant été déchiffré, la relation de la société envers ses transgressants aura changé.

* En effet (et nous le démontrons tout au long de notre philosophie), le principe de la transgression est nécessaire à la transformation de l'animal en humain. Sans transgressant il n'y a pas d'humanité possible.

La société deviendra juste, ferme et bienveillante

A l'avenir donc, la société permettra aux transgressant de savoir qu'il participe, lui aussi, à la construction de l'humanité.

Elle lui permettra également de saisir l'erreur qu'il commet en obéissant à des pulsions transgressantes n'offrant pas le meilleur moyen de construire l'humanité, puisqu'il doit être châtié pour cela.

A l'avenir donc, la culpabilité posée par la société sur les épaules du transgressant en plus des châtiments infligés, disparaîtra tout à fait.

Le transgressant, ouvrier de Dieu

Même s'il est nécessaire pour notre évolution de juger le transgressant responsables de ses actes, celui-ci, en réalité, est mue par une force supérieure à sa raison, à sa conscience, et dont les raisons dépassent de loin notre raison.

Si le « transgressant » est une nécessité pour transformer un animal en humain, il devient alors un « instrument » de Dieu, un « outil » créé par lui.

Du coup, le « transgressant » ne peut qu'être aimé, lui aussi, par Dieu, au même titre que les autres créatures.

Le « transgressant » devient en somme le fils « négatif » de Dieu. Un acteur « négatif », créé avec l'acteur «  positif » pour animer l'humanité de leurs luttes incessantes. Tout deux donc, sont dédiés en quelque sorte à la construction progressive de l'humain accompli, qui sera, lui, parfaitement positif.

Il n'y aurait pas d'enfer

En conséquence de quoi, même si l'on transgresse (et en tant qu'homme au constructeur, nous sommes tous des transgressants à différentes échelles), nous ne risquons pas d'être jugé dans l'au-delà puisque la transgression est un impératif de notre évolution, elle est une nécessité pour l'évolution du droit et de la loi.

Chaque transgression engendrant son lot de souffrance intime (la culpabilité) et de souffrance physique (le châtiment, l'enfermement etc), le principe créateur nous enjoint donc de ne pas transgresser puisqu'il a placé (comme l'ont très bien vu les philosophes classiques), l'horreur de la souffrance et la quête du bonheur, au cÅ“ur de la recherche humaine.

Le péché a bien rempli son rôle

L'utilité de la crainte de l'enfer a fait son temps et a rempli son rôle.

Nous pouvons aujourd'hui, libérer dieu d'un travail restant à la charge de l'homme.

Si l'homme n'est pas jugé dans l'au-delà, il doit l'être dans l'en deçà, autrement dit dans le monde. Le jugement laïque et la condamnation de l'homme par l'homme, sont donc indispensables non seulement pour évoluer vers toujours plus d’humanité mais également pour nous libérer de la peur d'être jugé dans l'au-delà.

Une seule sentence est à craindre

En effet, si l'homme est jugé et condamné sur terre pour ses actes anti humains, une fois sa peine accomplie, il n'a plus à redouter une sentence supplémentaire divine.

Une société bienveillante mettrait donc tout en œuvre pour faire régresser les motifs poussant l'homme à transgresser les lois (injustice sociale, paupérisation, exclusion, valeurs proposées ... ) pour de lui éviter la souffrance morale et le châtiment laïque.

Une humanité réellement humaine, ne laisserait aucune transgression sans jugement, sans punition et sans explication, justement pour ne pas faire porter aux transgressants le poids de cette impunité au moment de leur mort. Une société réellement bienveillante, veillerait également à offrir aux délinquants une punition éducative avant tout.

Si comme nous l'avons conclus dans les précédents chapitres, l'évolution conduit l'humanité vers un monde sans transgression, nos descendants, nous pouvons alors l'imaginer ne connaîtront plus l'angoisse du jugement.

 

 

 

l'angoisse du passage >

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meonard de vinci

Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible
Léonard de Vinci

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Mise à jour le 09/09/2010 - Paris
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