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  • la mort

Victoire future sur la peur de la mort

La libération de l'homme, se délivrer de ses peurs

Nous troublons la vie par le soin de la mort ; l'une nous ennuie, l'autre nous effraye. Montaigne

multischerDans les pages précédentes de notre philosophie, nous sommes parvenues à ces quelques conclusions :

a/ l'humanité se dirige progressivement vers un monde où L'extase (la béatitude, le nirvana, l'ataraxie, le souverain bien, le bonheur suprême), sera une expérience facile pour tous les êtres humains.

b/ La mort, comme sujet occupant l'esprit humain, est un événement dépassable par l'humanité, autrement dit l'homme à les moyens de vaincre la mort.

c/ S'il veut défaire la mort, l'homme doit abolir la peur qu'elle génère.

d/ Si elle veut abolir la peur de la mort, l'humanité doit comprendre sa nature, son sens, sa logique. Cet événement deviendra alors aussi anodin que n'importe quel événement de notre vie quotidienne. Notre espèce devra également élaborer de nouvelles stratégies pour rendre facile l'accès à l'extase, expérience dans laquelle la mort disparaît totalement de l'esprit

Une victoire sur la mort est donc possible à travers cet état extatique.

Si l'humanité évolue vers l'extase et si l'extase extirpe la mort de l'esprit humain, triompher de la mort, est donc notre destinée.

Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop. Louis Ferdinand Céline

 

Culture civilisation et gestion de la mort

Une recherche vieille comme la conscience

La pensée de la mort nous trompe, car elle nous fait oublier de vivre. Vauvenargues

Les méthodes inventé par l'homme au cours de temps, pour dépasser la peur de la mort sont nombreuses.

Des millénaires de recherche courageuses et profondes ont offert à chaque culture, chaque civilisation, une panoplie de rites et de préconisations.

Nous pouvons quand même distinguer 2 grands modèles correspondant aux 2 grands types de sociétés aujourd'hui en présence.

  • D'un coté les sociétés fortement industrialisées et fortement dé spiritualisées (les pays riches et les pays sous l'influence du nihilisme).
  • De l'autre, les sociétés traditionnelles, fortement spiritualisées.

Les pays fortement industrialisés pratiquent l'oubli face à la mort, le refoulement.

Quant au monde encore fortement spiritualisé, il vit au contact de la mort, enseigne à l'enfant dès son plus jeune âge, l'acceptation, la fatalité, le détachement.

Culture spiritualiste, culture matérialiste

  • Pour oublier sa condition de mortel, l'homme industriel utilise le divertissement, la compulsivité, la sur activité, la conquête du pouvoir, l'accroissement de l'espérance de vie pour tenter de dépasser l'obstacle de la mort.. L'être fuit la réalité et vit dans l'inconscient (qui, nous semble-t-il, se croit immortel).
  • Pour transcender la mort, l'homme traditionnel cherche à écarter de son existence, tous les mécanismes producteurs d'angoisse, tout les attachements au temporel.

La première « technique » est relativement récente.

Elle correspond à l'état d'esprit du monde industrialisé.

La seconde, est préconisée par toutes les grandes philosophies et spiritualités du monde. De l’hindouisme au zen du bouddhisme au judaïsme, de l’islam au christianisme, toutes les grandes pensées préconisent le détachement matériel comme art de vivre et apprentissage à mourir. Aujourd'hui, les peuples encore immergés dans cet art de vivre (en dehors des peuples premiers), sont principalement ceux rattachés à l'hindouisme et à l'islam.

Le nihilisme rend la mort impensable

Nous avons le désir profond de dépasser ce violent mur de souffrances que représente la mort

Le matérialisme forcené inhérent à l'expansion fulgurante du progrès, de la science et de la médecine, induit naturellement dans l'esprit qui y est soumis, une forme de pensée nihiliste. Ce nihilisme plonge l'au-delà dans le néant, et rend la mort impensable.

Pour se protéger de l'absurde qu'un tel comportement engendre naturellement, l'occident développe une stratégie de fuite.

On peut en faire l'éloge d'ailleurs (pour rendre hommage au professeur Laborie). Cette méthode en effet, semble bien être la plus cohérente pour supporter le nihilisme matérialiste dans lequel baigne naturellement la société industrielle.

Ponctuellement le monde occidental refoule la mort. Globalement pourtant, l'humanité évolue vers son solutionnement.

Nous allons essayer de le démontrer dans ce chapitre, en étudiant les diverses peurs engendrées par la mort, et leur possible dépassement.

 

 

 

les diverses peurs >

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jean henry fabre

Tout finit afin que tout recommence, tout meurt afin que tout vive Jean Henri Fabre

 

Ce qui est intouchable, informe, impérissable, également insipide, stable, invariable, inodore, sans commencement ni fin, plus haut que le grand - celui qui perçoit cela est libéré de la bouche de la mort Les Upanishad

Il n'y a pas de mauvaise mort après une bonne vie. Saint Augustin

Qui fait confiance au non savoir entre dans la ténèbre aveugle et dans ténèbre plus épaisse celui la qui fait confiance au savoir
C’est que cela est différent du savoir et du non savoir ainsi que ‘ont dit les prophètes dont nous suivons les enseignement
Le non savoir et le savoir cela est les 2 a la fois qui le sait passera la mort grâce au savoir et par le non savoir gagnera l’éternité

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Mise à jour le 03/09/2010 - Paris
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