Nous mourrons dans l'extase
L'expérience extatique
Une logique implacable*
* "qu'il est tout de même possible de plaquer" (Jean Pierre Rives)
Toutes les grandes philosophies et spiritualités du monde (orientales et occidentales), invitent les hommes au détachement.
Quand un individu parvient au parfait détachement, il accède à la béatitude, au nirvana*.
*Toutes les grandes sagesses du monde affirment qu'en se défaisant du matériel on accède à l'immortalité du divin.
De nombreux spirituels et philosophes ont expérimenté cet état. Bouddha, Lao Tseu, Platon ou Plotin sont de ceux-là . Le détachement conduit donc l'individu à l'extase.
A partir de ce constat, penchons-nous sur l'ultime moment de l'existence, le passage de la vie à la mort.
Le lâcher prise obligatoire du mourant
Le passage de la vie à la mort en effet, oblige l'esprit au détachement. La conscience du mourant doit
se résoudre à abandonner le monde et tout ce qu'il comporte. Elle doit forcément admettre qu'il est vain de continuer le combat. A un moment donné, l'esprit doit saisir qu'il lui faut lâcher prise. Qu'il doit quitter la partie et donc ses attachements.
La mort entraîne ainsi l'anéantissement total et forcé de
l'ego.
Si l'extinction de l'ego
(le détachement), plonge l'homme dans l'extase, le passage de la vie à la mort (dont nous avons dit qu'il inclu ce détachement), induit forcément un passage par l'extase. Une sorte de tombée ou d'élévation dans cette sublime dimension transcendantale.
L'extase tue la mort pour faire vivre l'amour
Cet état de béatitude,
de nirvana, nous l'avons déjà
vu dans les précédents chapitres, induit deux choses
caractéristiques.
- L'oubli de la mort. Autrement dit l'anéantissement dans notre esprit de son
image, de ses angoisses, de son inquiétude.
- La montée en soi d'un sentiment d'amour et de quiétude absolu.
Ce serait donc par cet état de paix, d'amour et de quiétude que nous quitterions finalement le monde.
Mort psychique et mort physique
S'immortaliser ne signifie par : « vivre
éternellement », mais se délivrer des
angoisses constitutives à la mort.
Ces
angoisses découlent de nos attachements.
Ces attachements sont générés par l'ego.
L'anéantissement de l'égo, supprime du coup la peur de la mort, donc la mort
elle-même.
À mon sens donc, la vie, dans sa grande
bonté, nous fait
passer de là,
à l'au-delà, sans violence. Sans l'image
de la mort et dans la sérénité. Tout être humain, à un certains moment de son passage, se remplirait d'amour, de joie et
de quiétude absolu.
Conclusion
De l'anéantissement
La mort de l'ego
Anéantir l’ego revient à
anéantir toutes les notions relatives à la personne. En anéantissant l'égo, l'esprit du mourant oublie le sujet qu'il est. Il oublie les représentations subjectives* qui lui permettait de se distinguer des autres individus (position sociale, image physique ou psychologique etc.).
Autrement dit, lorsque nous mourrons, notre ego reste à la frontière du monde. Notre personnalité, notre caractère ne traversent pas vers l'au-delà .
Sans ego, nous sommes des anges
La mort interdit à
l'ego, de franchir la porte de l'au-delà. L'ego
concerne uniquement l'univers matériel sensible. Il est donc
plus vraisemblable de penser que l'au-delà* ou le paradis, sont dépourvus d’ego et de tout ce
qui le caractérise.
*Pour ceux qui, comme toutes les spiritualités, pensent que la vie ne s'arrête pas à notre passage sur terre (réincarnation ou éternité)
En franchissant notre ultime frontière, nous deviendrions donc tous des anges. Des âmes pures, des saints, des bouddhas, des esprits clairs et envahis d'amour.
Ainsi, notre dernier état d'esprit, serait un état d'extase donc d'amour absolu. il coïnciderait alors avec la nature intime de ce que nous appelons Dieu. Dieu en effet, étant pour toutes les religions, une puissance d'Amour Absolu. Et nous irions donc rejoindre cette puissance d'amour dans le même état d'esprit qu'elle.
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