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Mise à jour le 17/05/2012 - Paris

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  • la mort
    mort et image

Évolution de l'image de la mort

du singe, à l'homme, à l'humain

mort de senequeDe l'animal à l'homme, de l'instinct à la conscience

Nous partageons Certains points communs avec les autres grands singes. Nous sommes comme eux des vertébrés, mammifères, primates et hominidés. Nous devons avoir envers eux (comme envers toute la création), le plus grand respect. Nous devons nous efforcer de comprendre leur culture, leur ressenti, leur conscience.

Mais entre nos origines naturelles et l'humanité actuelle, nous devons admettre certaines évolutions. Une de ces évolutions concerne notre rapport à la mort. Celui-ci a subi une lente et profonde métamorphose*.

*Une métamorphose psychique

Entre le singe s'enfuyant au premier danger et le moine s'immolant pour contester, il y a évolution. Entre la terreur de l'animal face à la mort et Socrate acceptant son suicide, il y a évolution.

En attendant de devenir des sages

De la réaction à l'action, un monde s'est constitué. Le phénomène humain est né. Seulement Socrate n'est pas représentatif de l'ensemble des hommes. Il présage plutôt l’humain à venir.

L'homme constructeur, s'il n'est plus tout à fait instinctif devant la mort, redoute malgré tout cette finalité. Hormis quelques sages accomplis, l'humanité ressent négativement la présence de la finitude.

L'inconscient : une zone tampon

Nos nouvelles facultés cérébrales nous ont permis de prendre conscience de la mort. Elles nous ont accordé la conscience de la mort mais pas la solution à son mystère. Cette dichotomie engendre naturellement de puissantes angoisses. Ces angoisses ruissellent* de nos attachements et des mystères engendrés par la mort.

*Et pourquoi je n'aurais pas droit à un peu de mauvaise poésie ?

La mort en effet, n'offre aucune possibilité de logique. Nous sommes tous condamnés finalement à l'agnosticisme. Autrement dit à poursuivre nos recherches. Ce simple mécanisme est suffisant pour démontrer l'époustouflante intelligence du principe créateur. En tout cas, l'angoisse qu'engendre cette incroyable « inconnue » nous empêche de la regarder véritablement en face.

C'est pourquoi, la plus grande partie de sa présence, est prise en charge par notre inconscient*.

*Encore une des merveilleuses créations de la création

Pendant la longue élaboration de l'humanité, l'inconscient sert de tampon entre l'homme et sa conscience. Cette zone résout la mort à petit feu, si l'on peut dire. Elle nous la dissimule quand il faut. Elle nous permet de refuser d'y croire lorsque c'est nécessaire. Elle nous l'envoi, durant la vie, par quelques éclairs, histoire de nous habituer progressivement à sa présence.

La grande bienveillance de l'évolution

Sans le travail de l'inconscient, notre rapport psychique à la mort, n'aurait pu évoluer. Être pleinement conscient de notre finitude, aurait été insoutenable à des ego si consistants.

Si chez l'animal la crainte de la mort est instinctive, chez l'homme conscient, c'est avant tout l'ego qui répugne de tout perdre. C'est lui qui refuse de quitter son état de « sujet ». D'en finir avec ses sensations et ses plaisirs. D'abandonner les gens et les objets qu'il aime et qu'il possède.

C'est l'ego encore, qui, baigné de conscience et de culture, s'angoisse face aux mystères de « l'au-delà »*.

* et ses possibles tourments.

C'est pourquoi, il est difficile, pour l'homme du commun, de ne pas espérer un « paradis ». De ne pas croire en une résurrection ou en une réincarnation. Bref, en un prolongement de la vie terrestre. C'est pourquoi aussi, il semble impossible d'accepter lucidement l'idée d'un total anéantissement, et d'y faire face.

Seul l'ascète* peut parvenir à l'état où le sens même de cette question, perd toute raison d'être.

*après de nombreux efforts pour maîtriser son esprit et ses pulsions et après avoir anéanti son ego ..

 

 

 

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woody allen

Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort. Woody Allen

 

 

 

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