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Le sexe sans sentiment

L'industrie du sexe comme guide

SexeDu spirituel au corps

Si le marché est obsédé par le sexe (qu'il rattache au pouvoir) l'obsession réelle de l'humanité, c'est l'amour.

L'émancipation sexuelle des sociétés soumises à certaines morales religieuses archaïques, est une étape fondamentale de l'humanité.

Cette énergie libératrice dont les années 70 font figure de proue, n'a cessé d'agir depuis, pour l'égalité des sexes. Elle permet à la femme de s'émanciper du joug de l'homme, et libère la société de la pression religieuse et de la morale moraliste.

Globalement, la liberté sexuelle progresse à tous les niveaux de l'humanité.

Pourtant, depuis une trentaine d'années, le marché, en prenant la gestion des médias, ramène la sexualité vers ses vieux démons réactionnaires. Un retour vers une nouvelle forme de machisme, une nouvelle forme de droit de cuissage, une nouvelle mainmise des valeurs sexuelles par les dominants.

L'intérêt majeur de la libération sexuelle, est avant tout d'offrir à chacun, hommes et femmes, l'épanouissement pour lequel, L'amour comme le sexe semble avoir été fait. C'est, me semble-t-il, sur ces bases que les revendications ont été faites.

Sans idéaliser un passé également chargé de défauts, il était bien question d'épanouissement sexuel pour tous dans les années 70.

Si, depuis ces années révolutionnaires, les sociétés occidentales avaient prolongé ce processus de « démocratisation sexuelle » et d'émancipation progressive de la femme, l'égalité des sexes aurait déjà depuis longtemps été concrétisé.

Seulement ce n'est pas ce qui s'est passé. L'évolution humaine n'est pas linéaire. Les grands mouvements de lutte s'essoufflent. Et les systèmes réactionnaires sont toujours à l'affût de toute baisse de vigilance pour remettre en place les valeurs qu'ils affectionnent.

Tout comme les intentions généreuses de la colonisation, ont progressivement été récupéré par les violents et les esclavagistes pour faire de cette colonisation ce qu'elle est devenue, les intentions généreuses de la libération sexuelle des années 70 ont été escamotées au peuple par un marché sans état d'âme.

En quelques décennies la démocratisation d'un porno de plus en plus hard et décrit comme une normalité, le marché a ramené la sexualité vers la violence et le machisme.

Que la pornographie existe, n'est pas le problème, c'est sa valorisation qui pose un problème, dans la mesure où elle donne comme modèle une sexualité violente et sans sentiment.

En valorisant la sexualité sans sentiment, et le marché à obligé de façon insidieuse (en faisant croire à une nouvelle libération) la femme à survaloriser sa position d'objet sexuel (d'objet sexuel dégradable) et l'homme à singer une élite élitiste et machiste, donnée comme modèle à suivre. Autrement dit, en quelques décennies, prétextant poursuivre la libération sexuelle, et en utilisant les médias, le marché a réalisé en fait, un véritable retour à l'ordre sexuel primaire, un retour vers la sexualité des primates dominants.

Il s'agit d'une aberration démocratique.

 

Régression de la liberté des femmes

Entre les années 90 et aujourd'hui, le marché à imposé sa propre image comme modèle à la télévision (autrement dit au plus grand nombre).

Il s'est appuyé sur des "entrepreneurs" sans foi ni loi, des animateurs sans conscience et des émissions de divertissement soi-disant d'avant-garde, pour sonner la charge d'un véritable retour à l'ordre machiste.

Ce qui aurait été provocateur à l'époque et encore aujourd'hui c'est de s'opposer aux valeurs du marché ou de critiquer les médias de l'intérieur ...

Ces 30 dernières années ont permis au marché de valoriser un néo machisme (dont les années 70 se moquaient) et de répandre sur la société l'image d'une sexualité de dominant (le porno) bien loin des aspirations sexuelles du plus grand nombre.

En proposant comme modèle, cette sexualité de narcissiques, ils orientent les hommes ordinaires (par la mécanique du mimétisme) à essayer de les singer (s'ils veulent correspondre aux codes actuels de la société). Seulement le modèle du macho porno n'est pas valable pour tout le monde. Ce modèle concerne la petite minorité (<10 %) de pervers narcissiques et de psychopathes disposant de suffisamment de mépris pour les femmes, d'insensibilité et de désir de domination. La plupart des hommes sont devenus beaucoup trop respectueux et sensibles pour vivre une telle sexualité.

Le marché a tout simplement obligé le peuple à vénérer les hommes les plus aptes à l'abuser.
Il a également contraint les femmes à apprécier le machisme et à tout faire pour le satisfaire.

Nous sommes loin de la démocratisation sexuelle et de la contre culture mise en route dans les années 70.

Dans les années 70, les valeurs critiquaient les machos et les narcissiques. L'esprit chez les femmes prédominait et elles avaient gagné en liberté. A partir des années 80 le marché s'est mis à valoriser les neo machos et le narcissisme. Depuis, ce moment là, c'est le corps qui s'est mis à prédominer chez les femmes, elles ont du obéir à la dictature du sexy imposé par le marché. Les femmes ont donc perdu en liberté et sont redevenues des objets.

L'homme du "peuple", l'homme "ordinaire", l'homme de la rue, à été écarté du paysage audio visuel au profit de l'homme célèbre, l'homme riche, l'homme élite.

C'est une des raisons pour lesquelles nous retrouvons aujourd'hui dans les sociétés fortement influencées par les valeurs du marché, une telle solitude du plus grand nombre. A travers les médias, les dominants ont asphyxiés les qualités populaires comme la gentillesse, la simplicité, l'humilité, la modestie, pour valoriser leurs défauts : l'arrogance, la prétention, le mépris, l'égoïsme et le narcissisme.

Selon l'INSEE, il y aurait près de 15 millions de célibataires en France, un adulte sur trois, soit 30 % de plus qu'il y a 10 ans. Loin des concepts marketing et du célibataire branché et heureux de son indépendance, différentes études montrent que le célibat a des répercussions négatives (selon le sociologue Jean-Claude Kaufmann moins de 2 % des personnes font le choix de vivre seul) selon une étude réalisée par Parship, 50 % des personnes interviewées déclarent que « s'ouvrir de n'avoir personne » est ce qui caractérise le mieux les célibataires. Les médecins considèrent le célibat comme le nouveau facteur de risque pour les maladies cardio-vasculaires, pour les troubles du sommeil et la consommation d'alcool et de tabac est plus importante.

Nous sommes dans un processus identique aux sociétés polygames et antidémocratiques vivant sous la coupe de dominants masculins, et vers lesquelles le marché et les démocraties occidentales déversent toutes leurs critiques.

 

Sexe, et régression

Appeler les femmes « le sexe faible » est une diffamation ; c'est l'injustice de l'homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l'humanité, l'avenir appartient aux femmes. Gandhi

La sexualité est en relation avec la mystique, elle doit être un facteur d'épanouissement et non pas un outil de frustration.

Si la sexualité valorisée par la société, via les médias, correspond à celle d'une minorité (narcissique, sûre d'elle et obsédé à l'image du hardeur) il est impossible à l'homme ordinaire (sensible, respectueux, pas très sûr de lui et plutôt sentimental) de se retrouver dans ce modèle.

Dans un système démocratique, les valeurs à utiliser sont celle du plus grand nombre. Autrement dit, la sexualité mise en avant dans les médias, devrait être celle du plus grand nombre ... il s'agirait alors à mon sens, d'une sexualité sentimentale qu'il faudrait chercher.

Le hardeur et l'actrice porno ont leur place dans la société, comme le pervers narcissique, le sado maso, l'amateur de sexe marginal, ou le dépendant sexuel ... mais il n'est pas juste de valoriser ces sexualités, de les donner en modèle à l'ensemble car l'homme ordinaire n'est pas armé pour sortir indemne de ces expériences.

Il n'est donc pas question de critiquer le sexe ou de le censurer. Il s'agit simplement de prendre conscience que la sexualité proposée par le marché (celle de l’industrie du sexe) depuis une vingtaine d'années, est une sexualité sans sentiments qui ne permet d'épanouir qu'un nombre restreint de personnes. Elle correspond qu'à un petit nombre d'individus et en aucun cas à la majorité humaine.

La promotion exagérée de ce type de sexualité typique des dominants masculins du marché, met en danger la partie influençable de l'humanité. Elle surdéveloppe la branche maffieuse de l'industrie et modifie la conscience humaine.

En ce sens, il me semble que les médias sont directement responsables de la progression hallucinante de la prostitution forcée (qui n'est pas un simple mot mais un esclavage et une souffrance) alors que leur rôle est de la combattre.

 

Du sexe Hippies au gang bang

De la libération sexuelle ..

koons.. au marché du sexe

Il ne faudrait pas imaginer la sexualité imposée depuis 20 ans à l'humanité par l'industrie du sexe, comme étant la continuation de la libération sexuelle déclenchée par le mouvement hippie.

Elle est au contraire son opposé.

C'est la sexualité d'une minorité de dominants primaires masculins, froids et sans sentiments, qui utilise le sexe pour asseoir leur domination, mimer le « harem » défouler leurs angoisses et leur trop plein d'agressivité (exactement comme la sexualité du chimpanzé).

il suffit de regarder les publicités à la télévision, les clips vidéo, et le cinéma pour constater me semble-t-il, un retour en force du machisme dans les valeurs diffusées (machisme qui peut également être mis entre les mains des femmes). La crise aidant, la condition féminine globale, semble être moins enviable aujourd'hui que dans les années 70.

Quand dans les banlieues une fille est victime de ce que nous appelons une « tournante » , c'est tout simplement le pendant prolétaire de l'abus subtil imposer grâce à l'argent par les hautes sphères.
(Il a la voiture, il aura la femme comme l’a suggérée la pub Audi)

Aujourd'hui, ceux qui bâtissent des fortunes sur le corps des autres (le proxénétisme) assoient leur domination en toute légalité à côté des autres dominants.

L'harem-isation de l'humanité au profit des dominants se fait de plusieurs façons :

D'un coté les médias survalorisent les dominants, la vénalité, le goût de l’argent (cela devient la valeur centrale de l'humanité, en remplacement du courage, de l'honnêteté, de la droiture)
de l'autre, le marché affame l'ensemble du monde pauvre (y compris occidental) l'obligeant à vendre son dernier bien : son corps.
les dominants détenant l'argent, disposent donc du corps des pauvres.

Nous sommes loin de la liberté sexuelle, libre, consentante, amoureuse et gratuite des années 70.

Par contre nous sommes en plein retour vers le primate et devant un esclavage contemporain que le média, le politique et l'élite, foulant au pied les droits de l'homme, feignent d'ignorer.

D'autre part, en faisant la promotion du porno sans analyse, les médias donnent en exemple la sexualité d'une minorité éloignée de sa sensibilité, ayant besoin d’artifice et de sentiments de domination pour vibrer, (alors que la majorité humaine est au contraire très sensible et n'a pas besoin de tant d’effets) une minorité pour qui tout est dans la performance.

Seulement, si le chimpanzé ne connaît pas de défaillances à ce niveau, c'est le privilège de l'homme conscient, amoureux et proche de ses émotions, d'en avoir (et plus nous évolution vers le sensible, plus cela doit devenir une fierté).

 

Les sexualités marginales

Quant aux pratiques du type sado/maso, on pourrait considérer comme un progrès, le fait de transfigurer le principe de domination/soumission, le viol et la torture, en un jeu sexuel. C'est peut-être le cas mais le promouvoir tend à faire passer pour normale une sexualité minoritaire, qui ne peut servir de modèle à la majorité humaine sensible.

La plupart des humains sont au contact de leur sensibilité et garde des séquelles de ce type de pratique.

Il faut donc prendre garde de ne pas induire en erreur, influencer ou déshumaniser l'humanité sensible, en lui proposant des inclinations qu'une minorité d'individus, suffisamment narcissique, parvient à gérer correctement.

Les expériences extrêmes faites avec le corps, ne sont pas innocentes, elles laissent des traces dans l'esprit sensible.

Si les médias faisaient correctement leur travail, et protégeaient la population vulnérable, ils étudieraient en profondeur ceux qui expérimentent ce type de sexualité extrême pour révéler leur état d'esprit.

D'autant qu'aujourd'hui, la plupart des adolescents calquent leur sexualité sur ce qu'ils voient dans les médias et dans le X (les tournantes sont la reproduction du film porno).

Nous sommes donc en train de donner en exemple aux futures générations, des comportements sexuels froids, violents, sans aucune manifestation d'amour et utilisant bien souvent un langage ultra dominant envers les femmes.

Laisser carte blanche à l'industrie du sexe, pour enseigner la sexualité à nos enfants, est d’une totale inconscience.

Évidemment, la solution n'est pas d'interdire le porno.

Il suffirait simplement que les médias acceptent de donner la parole à un contre-pouvoir, à la critique, à l'idée de l'amour et de la sexualité dans l'amour.

 

Humaniser l'industrie du sexe

De mauvaises fréquentations

L'inconscience des médias

Accorder de la publicité à l'industrie du sexe pose le problème du parrainage d'une industrie encore beaucoup trop violente et esclavagiste (parce qu'impunie) pour être sponsorisée.

Une partie énorme et grandissante de la population fragile (femmes, pauvres, enfants) paye le prix fort de cette valorisation inconsciente en allant vers ce type d'industrie sans méfiance et en subit les conséquences.

L'industrie du sexe devrait être l'industrie la plus surveillée du monde industriel, puisqu'elle touche à l'humain total (corps, dignité, liberté, esprit).

C'est pourtant l'inverse qui se passe. Le système contrôle de façon plus pointilleuse toutes les autres branches de l'industrie et semble négliger celle-ci.

De la censure

La valorisation de cette industrie par les médias est liée au flou du concept de censure et de liberté.

La censure, à mon sens, est facile à déterminer :

a/ Par la liberté

La liberté d'un individu s'arrête à partir du moment où celle-ci abuse autrui.
Il est donc interdit d'abuser directement d'autrui (par la force) indirectement (en l'affamant, ou en le mettant en danger) ou de façon pervers (par la manipulation) en usant de sa naïveté, de sa simplicité.

Le jour où cette industrie remplira ce cahier des charges, elle aura droit à sa place dans les médias. Mais ce n'est pas encore le cas.

b/ par l'évolution

D'autre part, sachant que l'humanité avance vers toujours plus de respect humain, tout ce qui fait régresser des acquis humains doit être interdit.

Donc, le sexe pris au détriment d'autrui, contre la volonté d'autrui, par manipulation d'autrui, tout ce qui incite à l'abus d'autrui, doit être interdit.

La liberté d'expression doit être soumise au respect total d'autrui.

Tout cela n'est que le fruit de l'inconscience. Les médias, submergés par le marché, sont déconnectés aujourd'hui, de la réalité populaire. Les jeunes animateurs vedettes, donne le ton, d'une certaine manière à la société et servent de modèle aux jeunes générations. Ceux ci sont choisis par le marché et selon ses critères (bon vendeur, opportuniste, faiblement éthique, claniques, élitiste et narcissique).

Ces derniers (même si certains d'entre eux sont issus du peuple) ne sont pas tournés vers la population, ils n'ont aucun intérêt pour elle. Ils sont entièrement orientés vers l'élite élitiste, les VIP, la jet-set et ceux qui l'animent ...

Ils ne s'intéressent pas aux ravages que peut faire l'industrie du sexe car ils ne sont pas en relation avec les victimes, mais avec les patrons.

En valorisant cette industrie et ses succursales légales, ils imaginent que chaque individu a les capacités de se défendre face à un système prédateur, que chaque être humain bénéficie de protection, d'une éducation, d'une famille, d'un entourage suffisamment protecteur, de moyens de subsistance corrects, et d'une adaptation au milieu suffisante pour en sortir indemne.

Ils pensent sans doute que cette industrie a les mêmes égards envers la population vulnérable qu'elle en a envers eux. Seulement ce n'est pas le cas et la partie fragile de la population subit les choses de plein fouet.

 

 

 

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woody allen

La différence entre la mort et le sexe c'est que vous pouvez mourir seul et que personne ne se moquera de vous.
Woody Allen

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Mise à jour le 05/02/2012 - Paris
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