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Une rhétorique narcissique

Le discours de la télévision, une rhétorique des médias centrée sur l'occident

Socrate_rhethoriqueLa télévision est un instrument majeur de pouvoir. Elle doit demeurer une arme essentielle de la citoyenneté. Laure Adler

Du blanc particulier, du noir particulier et rien entre.

Le vocabulaire des médias sous l'ère du marché est calqué sur la vision manichéenne des maîtres du monde.

Depuis quelques décennies, la supériorité de la culture occidentale flotte aux vents des télévisions d'influences. Les valeurs des autres civilisations sont ignorées ou dégradées.

La plupart du temps, le point de vue des autres composantes de l'humanité est occulté (les peuples premiers), incompris (l'hindouisme) ou discriminé (l'islam).

Lors des reportages dans les pays pauvres, la parole des autochtones est bien souvent ignorée au profit du discours du journaliste occidental. Et ces commentaires, la plupart du temps, sont partisans et dépourvus d'une empathie suffisante, pour montrer aux téléspectateurs occidentaux, la vie, la joie et la souffrance telles qu'elles sont véritablement vécues.

La publicité participe elle aussi bien souvent à ce discours occidentalocentrique dévalorisant pour les autres cultures (en laissant par exemple supposer que la seule grandeur de l'âme indienne c'est de rêver que sa voiture se transforme en voiture occidentale).

Ce nouveau chauvinisme médiatique, en soutenant plus ou moins la logique de la domination et de la violence, à au lieu de supporter la diplomatie, la conscience et la paix, a progressivement discrédité sa profession et jeté un voile d'absurdité sur le monde.

Le discours manichéen est déjà insupportable dans un combat à égalité, mais quand en plus il fait de l'oppressé un oppresseur, plus aucune âme sensible ne peut comprendre.

Acceptant de servir les intentions des puissants, le langage journalistique se militarise, construit des ennemis, de l'insécurité, se range du côté de la police et néglige, ou minimise ou banalise, les bavures, les excès et les transgressions des uns et des autres.

 

Torture, vente d'arme ...

Le silence des médias a permis, par exemple, de faire admettre la présence d'un certain degré de torture dans le monde occidental, alors que notre philosophie est de lutter contre au contraire.
Leur silence, a également contribué à la dégradation progressive des relations entre la police et le monde des banlieues.
A cause du narcissisme et de l'élitisme rhétorique, les médias ont complètement oublié la banlieue pendant des décennies et la violence et l'irrespect entre la police et les jeunes est parvenue à son comble.

La simplicité des termes employés pour qualifier certaines exactions des puissants, finissent par normaliser l'épouvantable.

Par exemple, lorsque les journalistes parlent de trafic d'armes à destination de l'Afrique, ils semblent ne pas imaginer les dégâts causés par chacune de ces armes. S'ils y pensaient, ce qu'ils appellent un trafic d'armes avec l'Afrique, deviendrait : Incitation et participation au meurtre par personne vulnérable interposée (ce qui rendrait moralement responsables les constructeurs et les vendeurs d'armes occidentaux de chaque mort africain, tué par une arme issue de l'Occident). Le principe de responsabilité est à tous les échelons de la société mais fait curieusement défaut aux marchands d'armes.
En ne montrant pas suffisamment les conséquences, les médias déresponsabilisent leurs auteurs et vulgarisent le crime.

Ce qu'ils appellent détournement de fonds humanitaires, devrait s'appeler crimes contre les valeurs de l'humanité (puisque cela met en péril la générosité et la solidarité qui sont deux valeurs fondamentales de l'humanité).
Ce qu'ils appellent détournement de fonds publics par un homme politique, devrait s'appeler atteinte à la démocratie par une personne chargée de la défendre etc.

Nous avons à présent les moyens d'élever notre conscience, de l'effet à sa cause et de l'acte en amont jusqu'à son résultat.

En exerçant cette pression, nous pourrons retrouver la morale et l'éthique humaine.

Avec le niveau de conscience atteint par l'humanité, il est tout à fait scandaleux de responsabiliser avec autant de zèle la population pauvre (elle occupe la plupart des places de nos prisons), en accordant une quasi-impunité aux grands malfaiteurs de l’humanité (par exemple ceux qui constellent le monde d'armes, de mines et de bombes anti personnelles).

 

Médias, peuple et pouvoir

La machine a fabriquer des schizophrénie Une bonne partie des médias ne remplit plus son rôle.

Pire, la télévision fabrique un système auto régénérant et schizophrénique qui soigne la souffrance tout en consolidant et en amplifiant ses causes.

a/ D'un côté, le marché épuise le peuple par la compétition sauvage et effrénée à laquelle il le soumet (développant l'insécurité matérielle, le stress, et les pathologies qui vont avec),

b/ de l'autre, le média sponsorise ce néo-libéralisme féroce, passe sous silence ses grandes dérives et accentue ses défauts,

c/ et par une troisième voie, le discours télévisuel prétend soigner les maux que le marché inflige au peuple en lui vidant l'esprit par des émissions toujours plus abrutissantes et déconscientisantes.

Le stress dans lequel le marché actuel place l'homme, nous empêche d'atteindre notre conscience pour pouvoir nous en libérer.

Comme en appui à ce système naturellement conditionnée à faire des esclaves, la télévision populaire empêche de plus en plus l'homme de penser à son sort.

 

 

 

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La vie n'imite pas l'art, elle imite la mauvaise télévision.
Woody allen

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Mise à jour le 09/09/2010 - Paris
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