La télévision fabrique de l'oubli, le cinéma fabrique du souvenir Jean Luc Godard
Exaltation du goût du pouvoir
Le goût exagéré du pouvoir, est une pulsion typique de l'élite narcissique.
Depuis quelques décennies, les mass médias sur valorise les « gagnants », les winner's, les « puissants », les champions, les jet set, les VIP ... au détriment des véritables héros de l'humanité agissant dans l'ombre et quotidiennement pour défendre les laissé pour comptes, les maltraités et les « dominés » de la société.
Evidemment, le goût du pouvoir est une pulsion utile pour l'évolution humaine. Les êtres humains animés par cette passion, sont nécessaires pour mettre en oeuvre, motiver et gérer la progression matérielle de l'humanité.
Ce qui ne l'est pas en revanche, c'est de donner cette pulsion comme exemple au plus grand nombre car cette pulsion va de pair, la plupart du temps, avec un excès de NARCISSISME, relié par la psychologie, à la perversion.
Idéaliser l'excès d'ambition, et l'imposer comme valeur à suivre, augmente naturellement les proportions de l'agressivité et de la violence dans l'humanité.
Par ses valeurs, le libéralisme façonne de plus en plus de prétendants au pouvoir. Plus il y a de prétendants, plus il y a de combat pour la domination. Plus il y a de combat et plus il y a de violence dans l'ensemble de l'humanité.
Par sa « philosophie », le libéralisme façonne de plus en plus de prétendants au pouvoir. Plus il y a de prétendants, plus il y a de combat pour la domination. Plus il y a de combat et plus il y a de violence dans l'ensemble de l'humanité.
La quête de pouvoir n'est pas une valeur à promouvoir.
Il s'agit d'une pulsion naturelle.
Une « qualité » certes pour un nombre restreint d'entre nous, mais qui ne peut faire office de valeur universelle. Surtout dans une période de faiblesse éthique, de spiritualité basse et de morale défaillante.
Le goût du pouvoir, est une pulsion issue de notre nature archaïque. Nous la partageons avec l'ensemble des autres primates.
Cette tendance était surtout valorisée dans les sociétés guerrières et polythéistes. Les dieux grecs par exemple s'intéressaient essentiellement aux guerriers téméraires, et négligaient les fragiles et les opprimés de la société. Ce n'est plus du tout le cas à partir des monothéismes. Le Dieu d'Abraham s'intéresse aux humbles, aux hommes ordinaires, au peuple. Il est déjà démocratique.
Les récompenses instinctivement attendues à chaque accession au pouvoir, sont toutes liées aux plaisirs. Cette pulsion ne permet en aucun cas d'accéder au bonheur. Le chemin conduisant vers les hauteurs du pouvoir, n'offrent aucun point de vue sur le pourquoi véritable des choses. Arrivé au sommet, la question du sens de l'existence reste entièrement posée.
Evidemment, sous un certain d'angle, plus il y a de compétition, plus il y a d'activités et donc plus vite l'humanité se construit.
Mais il s'agit là d'une construction instinctive dans laquelle une grande partie de l'énergie humaine se dissipe dans la lutte contre ses congénère, parfois au détriment de la communauté. Ce principe animal est loin de la véritable efficacité. Il nourrit le narcissisme de quelques MINOTAURES. Ce type d'évolution sacrifie une quantité énorme d'êtres humains présent dans le but de construire plus vite le futur. Seulement ce futur pourrait sans doute s'élaborer à une autre allure. Une allure justement plus respectueuse des humains du présent.
La forte imprégnation du culte du pouvoir, du clan, de l'agressivité, de la compétition féroce ... dans la société contemporaine, implique une grande perte de temps en reconstruction, en restauration d'erreur et en gâchis de potentiel. L'évolution par la destruction, le chaos, la violence et la souffrance, à mon sens, a fait son temps.
Elle n'est plus du tout cohérent avec la hauteur nouvelle et universelle de notre conscience.
Si les médias étaient démocratiques et conscience d'agir pour le bien du peuple, ils devraient donc plutôt valoriser les concepts égalitaristes, solidaires et symbiotiques.
Philosophie et médias >> richesse
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