Stresser pour mieux destresser
Une perversion à l'oeuvre
Un système média / marché, pervers
On entend bien souvent dans la bouche des animateurs d'émission abrutissantes, l'argument selon lequel, la vie est stressantes et la télé est là pour la destresser.
Selon eux le public, après une journée harassante de travail, après avoir été encombré de soucis quotidien, a besoin de se vider la tête. Il aspire à ne pas réfléchir et se laisser guider par des divertissements télévisés.
Voila un exemple de la haute perversion du marché.
Il stresse le monde et vends ensuite les moyens de se destresser.
C'est parfaitement assimilable aux conduites du proxénète.
En effet celui ci détache une fille de ses conditions normales de vie en lui faisant miroiter des étoiles (comme le marché avec le travail) puis la plonge dans un milieu stressant, violent un milieux qui empêche de réfléchir a sa propre condition, et en même temps il lui dit qu'il va la protéger, qu'il est un protecteur.
Nous avons tout simplement affaire là à un des grands artifices de la perversion narcissique.
Le peuple aimerait se voir, comme tout le monde !
A mon sens, dans l'esprit de cette même élite de pseudo journalistes, le peuple n'a pas besoin de voir son image à la télé. Il préfère rêver sur les "star" et les célébrités !!
C'est tout simplement une imposture et une autre des grandes manoeuvres instinctives de la perversion narcissique.
En effet, le pervers narcissique parvient progressivement à détourner le regard que porte sa victime sur elle même (l'amour normal de soi) pour l'orienter sur sa seule personne.
La dégradation de l'image de l'autre
En dégradant toute la partie de l'image de l'autre qui ne convient pas au pervers, en l'infantilisant, en l'humiliant, en rabaissant son travail, ses idées, ses qualités, et en survalorisant au contraire les siennes, le pervers narcissique, fabrique peu à peu un ou une adoratrice.
C'est exactement ce que fait le système marchand, via certains de ses animateurs vedettes.
A travers des jeux paraissant anodins, le marché présente au peuple une image de lui même puérile, nigaude, vénale, manipulable, qui obéit au doigt et à l'oeil d'un animateur symbolisant au contraire l'élite, les média
L'intelligence et la beauté du peuple, pervertis
En réalité, on retrouve chez les citoyens beaucoup plus d'intelligence, de subtilité, de profondeur et de pertinence que cela. Et comme tout le monde, le peuple aimeraient également voir son image à la télévision.
Nous en avons d'ailleurs une petite preuve devant
la montée en flèche des émissions
ou le peuple peut s'exprimer, steap-tease, c'est mon choix, loft
Story, vis ma vie. Ces émissions génèrent de fortes audiences malgré certains concepts dégradants imaginé par l'élite comme l'éliminations des concurrents entre eux, la stimulation des bas instincts et de la méchanceté du peuple envers le peuple, etc.
Dégrader l'image du peuple, un choix du marché
Car le marché s'arrange encore pour élitiser et abîmer ces embryons de tentatives «démocratique».
En effet, les concepteurs de tels « divertissements » pourraient tout aussi bien
choisir des concepts de jeux basés sur la solidarité et les valeurs
humaines. Les maisons de production auraient les moyens, s'ils le désiraient, d'entraîner leurs concurrents vers des valeurs bien connues du peuple comme l'entraide et l'universalisme, au lieu de choisir «l'élimination», la «compétition féroce» (et les jalousies qui vont avec) «valeurs» des dominants par excellence.
La télévision pourrait très bien éviter de transformer le peuple en
« stars » à des fins commerciales. Elle pourrait très remplacer les
règles stimulant le goût de la vénalité,
de l'élitisme, ou de l'exclusion,
sans perdre la moindre part d'audience.
Le peuple préfère le bien ou mal
Les valeurs
sordides attirent bien moins le peuple que les valeurs généreuses ..
Mais le marché et la télévision veulent nous faire croire l'inverse.
Pour se sentir supérieure, l'élite élitiste veux avoir une image négative du peuple.
Pour cela, elle n'hésite pas à mettre les participants «populaires» dans des situations paradoxales sous des règles impitoyables d'où émergents obligatoirement l'imbécilité, la jalousie, la méchanceté et les coups bas.
Mais si le peuple préférait le sordide, nous ne retrouverions pas, en tête des sondages de popularité,
des personnages comme l'Abbé Pierre, soeur Emmanuelle ou Mère Therésa (le peuple élirait à la place des Bernard Tapie, où des champions de potins et de jalousie)
La télé ne perdrait pas d'audience à utiliser les belles valeurs de l'humanité, au contraire. Nous pouvons donc estimer qu'elle fait le choix délibéré de dégrader l'image du peuple en le plongeant dans les valeurs négatives.
La stimulation mutuelle de l'ego dans l'élite élitiste
Même si une certaine tendance à se démocratiser
semble en train de poindre dans les médias, un rapide zapping permet de
comprendre à quel point un nombre infime d'individus thésaurisent
le petit écran, «s'égocentrisent» mutuellement et orientent la pensée vers des points de vues absurdes et machistes, convaincus qu'ils sont, de pouvoir servir de modèle à l'ensemble.
Les raisons de cette dérive enclenché dés le début des années 80, sont simples : soumission des médias au marché et à son narcissisme.
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