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  • les médias

Journalisme et marché

A l'ère de l'ultralibéralisme

kitschUn mariage contre nature

Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie . Albert Londres

Toutes les raisons qu'un journaliste peut se donner de transgresser l'éthique de sa profession sont contre productrices. Elles desservent au final, les causes qu'il pense soutenir. Elles ruinent la mission pour laquelle la plupart des journalistes, engagent leur existence.
Seule la vérité doit être le moteur du journalisme.

Ce chapitre est avant tout polémique et critique, envers monde des médias. Il est donc injuste. Son but est cataleptique.

Nous négligerons sciemment les apports positifs de la télévision. Le fait qu'il y ait des journalistes remarquables et respectueux de leur déontologie, qu'il y ait de très bonnes émissions de télévision et de radio, des journaux réellement sérieux et impartiaux.

Il ne tiendra pas compte non plus de la jeunesse relative de l'audiovisuel, et des balbutiements naturels de cette adolescence.

Il oubliera enfin la distance récente que les journalistes semblent prendre avec le marché et le politique. Nul doute que lorsque les médias seront en phase avec leur déontologie ils retrouveront leur vraie vocation universalisatrice, éducatrice, pacificatrice et promotrice des valeurs humaines.

chapitre, écrit début 2000

 

Journalisme et démocratie

La démocratie est entre les mains des journalistes. Aujourd'hui, il n'y a pas de démocratie.

Depuis plus de 20 ans, un déséquilibre de forces s'est indéniablement accentué entre les dominants et le peuple, marquant un fort recul démocratique au profit d'une nouvelle aristocratie. La dissolution du communisme y est sans doute pour beaucoup, mais la dégénérescence du journalisme aussi.

Si le système dominant actuel (marché politique) a acquis un tel pouvoir, c'est avant tout parce qu'il à réussit à faire main basse sur les médias.

En vendant dans les années 80, les médias au marché, le système politique a completement anéanti ce qui faisait la subtance du journalisme (esprit critique, vérité, ethique, courage, solidarité, mission, engagement).

Le média naif et le marché pervers narcissique

En étant vendu à l'industrie, le millieu journalistique etait évidemment plutot content devant l'espoir d'être libéré du fardeau du politique. Il ne se doutai pas qu'il tombait sous un joug encore plus ravageur, celui de la perversion narcissique du marché.

Le propre du système pervers narcissique, c'est d'une part, de parvenir à alièner sa victime en douceur, sans qu'elle le détecte, et d'autre part, d'ignorer qu'il est porteur de ce mécanisme (ce qui lui rend toute auto critique impossible) et d'autre part .

Ses armes en effet, ne sont pas la force, la censure et l'interdiction, mais la corruption, l'incertitude, la manipulation, le stress et la séduction.

Avec cet armement invisible aux profanes, le marché à anéantit en peut de temps toutes les vélléités journalistiques de la télévision. En quelques années il est parvenu à en faire un petit toutou, un VRP à son service, lui laissant quelques espaces pour l'illusion et cantonnant les vrais journalistes aux quelques endroits non dangereux pour lui de la presses écrites (le monde diplo par exemple) et des chaines élitistes.

Le milieu journalistique n'a rien vu venir.

Les grands journalistes influent en place au lieu de profiter de leur émancipation du politique pour devenir libre et dénoncer toutes les injustices, permettant ainsi au peuple de se sentir protégé et aux systèmes dominants de s'auto corriger, les grands pontes des médias, se sont laissé corrompre par le marché, jusqu'a devenir leur simples vassaux.

Détournés du souci du peuple, les directeurs des grandes chaînes de télévision, ont progressivement mis à l'écart son point de vue, sa parole et sa conscience.
Après l'avoir écarté des débats citoyens (en le cantonnant au rôle du public qui doit applaudir une fausse élite traitant de son sort sans lui) la télévision à ensuite dégradé progressivement l'image du peuple.

Aujourd'hui à la télévision le peuple ne participe plus qu'a des émissions de jeux dans lesquels, ils se retrouve bien souvent infantilisé, humilié, utilisé.

Pourtant, il suffit de s'aventurer sur les forums internet ou le courrier des lecteurs, pour saisir l’intérêt du point de vue populaire.

 

Journalisme et valeurs humaines

L'égoïsme, la clanicité, l'élitisme

La machine à oligarchiser l'humanité

Le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement juge opportun de lui faire admettre. Heinrich von Kleist

On enfreint souvent les lois morales, mais nous ne pouvons nous empêcher d'éprouver pour elles du respect.

La morale et l'éthique sont le fondement de l’humanité.
La pérennité et l'évolution des valeurs humaines - fraternité, égalité, universalité, partage, humilité, amour du prochain, protection du faible, pardon, compassion, etc. - est une condition essentielle pour que puisse évoluer notre espèce vers toujours plus d'humanité.

Depuis deux décennies, ces valeurs humaines ont été sous-alimentées par les mass-médias au profit des "valeurs" marchandes. L'égoïsme, la clanicité, l'égocentrisme, l'élitisme, l’agressivité commerciale, le narcissisme, bref toutes les pulsions de l'avoir sur l'être, sont exaltées.

Au lieu de stimuler la fraternité en braquant leurs caméras sur les diverses exclusions générées par l'universalisation, les journalistes fascinés par l'élite n'ont accordé leur attention qu'à celle-ci. Ainsi, ils ont occulté pendant 25 ans le problème des banlieues, laissant un ghetto physique et intellectuel se construire (par contre, dans le même temps, nous n'ignorons plus rien de la vie des peoples).

Au lieu de promouvoir l’égalité, les mass médias incitent à l’élitisme et à l’égocentrisme.
Au lieu de développer le sentiment de bienveillance universelle et le respect universel, ils stimulent un occidentalo-centriques forcené, dévaluent les autres cultures, et relayent l’instrumentalisation du monde par le marché.
Au lieu de critiquer l'utopie libérale qui génère une quantité de sacrifices humains pour le surplus d'une minorité, Ils soutiennent cet état d'esprit, n’hésitant pas pour cela à manipuler, pour le compte des puissants, les opinions publiques (alors que c'est justement parce que les médias se soumettent aux puissants qu'il y a ces sacrifices).

Au mépris de l’égalité fondamentale de l’être, ils nous font progressivement admettre, dans leur façon de traiter l’événement, que la vie de certains est plus importante que celles des autres, conduisant le monde vers une nouvelle forme d'aristocratie.
Et ainsi le monde entier passe de plutôt paisible, plutôt désintéressé, plutôt fraternel et accueillant, à plutôt vénal, plutôt agressif, plutôt individualiste, plutôt égoïste, plutôt intéressé ...

Cela ne serait pas grave si la télévision avait une influence réduite sur la société, mais ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, ce média est indéniablement devenu le diffuseur numéro 1 des valeurs dans le monde.

 

Journalisme et pulsions

La marchandisation

Du grand journalisme aux crieurs de foire

Je croirais vraiment à la liberté de la presse quand un journaliste pourra écrire ce qu'il pense vraiment de son journal. Dans son journal. Bedos

Depuis des siècles, nos penchants asociaux (égoïsme, élitisme, égocentrisme, affirmation de soi aux dépens d'autrui, légitimation de la loi du plus fort, de la domination/subordination, esprit de vengeance etc) ont été « humiliés » et rabaissés par l’esprit moral.

Et voilà qu'en quelques décennies, les médias tendent à faire admettre ces pulsions (nécessaires à un marché en pleine compétition) comme base de notre nouvelle morale.

Pour enrichir le commerce, les médias sur-développent nos besoins, nos tendances, nos désirs et sollicitent en permanente nos appétits consommateurs, et ceci dès l’enfance.

Alors que, comme l'enseigne Freud, le déplaisir est la seule mesure éducative.

Il y a donc, de la part du marché, un processus d'infantilisation de la société.

Dans les médias, autrui n’est plus représenté comme valeur fondamentale, mais comme valeur commerciale.

l'être humain n'est pas saisi comme une entité spirituelle, mais comme une masse physique et organique de pulsions et de désirs à stimuler.

Journalisme et autrui

La dignité et le prix

La déshumanisation progressive de l'humanité

Le journalisme français est l'art de faire croire au peuple ce que le gouvernement juge opportun de lui faire admettre von Kleist

Pourtant, c'est en posant autrui comme fin, et non pas seulement comme moyen, que je limite ma faculté de désirer l'objet, et que je peux passer sur les véritables valeurs humaines de l'être.
C 'est bien là le problème des médias et du marché, qui considèrent l’ensemble humain comme des moyens : moyen d’augmenter l’Audimat, moyen de vendre des objets, moyen d'augmenter son pouvoir en manipulant l'opinion publique, moyen d'enrichir une minorité de dominants ...

La loi morale est la définition même de la personne, ce qui lui donne sa dignité.
La dignité s’oppose au prix.
Une chose a un prix quand elle peut être échangée contre une autre équivalente.
Ce qui n’a pas d’équivalent est donc au-dessus de tout prix, a une dignité ou valeur intrinsèque et absolue.
La notion de personne spécifie le respect et révèle le devoir à l’intérieur même de l’expérience d’autrui.
Si la chose appartient à l’ordre des moyens, c’est qu’elle est objet de mon désir ; si la personne appartient à l’ordre des fins, c’est qu’elle limite mon vouloir en même temps qu'elle lui donne sa valeur en l’obligeant.

Et c’est bien ce manquement de conscience qui caractérise le média contemporain comme il caractérise le commerce.

Pour le commerce, l’individu représente un prix, qui varie selon la notoriété, le pouvoir d’achat, les honneurs etc., de rien à beaucoup, et, en fonction de ce prix, on traite l’individu.

En bas de l’échelle, la personne est instrument de plaisir, d’ascension, foule que l'on déplace, que l'on bombarde, que l'on manipule, (c’est ainsi que sont traités les oubliés du monde).

maltraités, frustrés et sans respect, ces oubliés, bien souvent, répercutent envers eux-même cette instrumentalisation de la personne humaine.

 

 

 

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Seneque ecrivant

Je ne ferais rien pour l'opinion, tout pour ma conscience .Seneque

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Mise à jour le 05/02/2012 - Paris
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