La télévision fabrique de l'oubli, le cinéma fabrique du souvenir Jean Luc Godard
Philosophie de la télévision
Les journalistes disent une chose qu'ils savent ne pas être vraie, dans l'espoir que, s'ils continuent de l'affirmer assez longtemps, elle deviendra vraie. Arnold BennettDepuis le début des années 1980, le
marché s'est accaparé la télévision.
A travers elle, il vends ses vastes produits et exalte ses propres « valeurs », goût du pouvoir, de la richesse, de la force, du clan, de la marque, de l'élitisme, de la domination ...
Ces valeurs en réalité n'en sont pas.
Ce sont des pulsions primaires déclinant en droite ligne de nos origines « primates naturels ».
Même si l'humanité, de tout temps et sous tous les régimes, se construit prioritairement à l'aide des relations primaires, du type « dominant / dominé », « élite / peuple », les monothéismes, la philosophie et les démocraties n'en faisaient pas l'apologie.
Le pouvoir, le luxe, le clinquant, le VIP, étaient au contraire critiqués, tout au plus acceptés comme une fatalité, mais en aucun cas donnés comme modèle au peuple ... libre à chacun d'y succomber ou non, mais pas ordre à tous de les apprécier.
une analyse des comportements et des ambiances proposés par les chaines de télévision populaires depuis les années 80, permettrait sans doute de constater un progrès constant de la stimulation des basses pulsions humaines.
Entre l'Antiquité et aujourd'hui, l'ambiance de la société a évolué.
La violence a diminué et la perversion physique (les jeux du cirque) s'est transformée en perversion formelle et dissimulée. Pourtant, de profondes similitudes existent entre l'ambiance proposée par les dominants romains et celle des dominants actuels proposés par la télé.
Le profil de la scène médiatique sous l'empire du marché est similaire à l'ambiance des empires polythéistes décadents de l'antiquités tels que Rome.
Nous retrouvons dans les 2 cas, une survalorisation des basses pulsions humains, une survalorisation des dominants, du corps, de la force, physiques et une sou valorisation du peuple.
Les 2 états d'esprit en tout cas, s'opposent aux valeurs spirituelles et morales préconisées par l'ensemble des monothéismes et des philosophies depuis 2000 ans.
Les médias ont largement participé à ce glissement vers l'ambiance « empire ». La forme des scènes qu'ils proposent (genre arène clinquante) est à l'opposé des valeurs démocratiques.
Jamais, semble-t-il, depuis qu'elle existe, la corporation des journalistes n'a établi tant de connivence avec les systèmes dominants.
Issu des classes dominantes ou bien choisit pour leur narcissime élitiste, la télévision de grande influence, dévalorise, infantilise, sous-estime le peuple, et rends au contraire tous les « honneurs » à l'élite élitiste et au dominant.
Toute la partie égocentrique de l'élite : présentateurs, acteurs, chanteurs, jet setteur, sportifs, politiques, milliardaires, etc., susceptible de rapporter de l'argent au marché, thésaurisent la plupart des temps d'antenne au détriment du peuple et de ses problèmes.
Ce faisant, ce sont les valeurs de l'élite la plus égocentrique et la plus narcissique qui sont donnés au peuple comme exemple à suivre, alors qu'en démocratie, ce devrait être au contraire l'élite narcissique qui devrait prendre exemple sur les valeurs du peuple souverain.
Dans ce chapitre, nous allons essayer de décrypter certaines tendances et pulsions proposées au peuple par le marché comme valeur à suivre ... en commençant par le goût du pouvoir et ce qu'il promet.
méthaphysique de la télé >> Pouvoir
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