Égalité et inégalité
L'humanité face à l'inégalité
Des valeurs de vie
L'égalité n'est une identité que de choses qui ne sont pas les mêmes, qui ne sont pas identiques entre elles et l'inégalité est une relation entre choses inégales. Hegel
Irrésistiblement, le concept d'égalité gagne du terrain dans la société humaine.
Chaque jour, des millions de personnes, travaillent à améliorer l'égalité* entre les choses.
* Égalité entre hommes et femmes, entre le Nord et le Sud, égalité devant la loi, égalité dans le travail, etc.
Du primate naturel à l'homme
Le primate naturel ignore le concept d'égalité.
L'homme constructeur à découvert cette valeur
suprême.
Il l'a placé au panthéon de ses
lois*.
*
Les êtres humains naissent libres et égaux
en droit et en dignité stipulent Le premier amendement des droits de l'homme.
En théorie donc, l'humanité maîtrise le concept d'égalité. En pratique, ce n'est pas la même chose. La puissance de nos
pulsions primaires, nous empêchent encore de profiter pleinement de cette notion majeure.
L'horizon de l'humanité
Mais Paris ne s'est pas fait en un jour. Notre rapport à l'égalité progresse constamment.
Pour l'humain accompli, cette valeur
sera sa véritable « nature ».
En effet, selon notre philosophie, l'égalité effective est l'horizon
de l’humanité.
Grâce aux lois de la culture, l'homme abolira progressivement les « injustices » de la nature. Il désagrégera la liberté prise au détriment d'autrui. Élevé à cette hauteur de civilisation, l'humain futur évoluera dans un climat d'égalité absolue.
Le présent est donc un point tendu entre un passé inégalitaire et un futur d'égalité
totale.
Le principe d'évolution
En principe nous nous éloignons de notre passé
pour nous rapprocher de notre futur. Le présent devrait donc en permanence
perdre de l'inégalité au profit de l'égalité.
Mais parfois, l'humanité doit régresser. Elle reflue sur la route de ses grandes valeurs (comme pour reprendre son souffle). C'est le cas depuis la chute du communisme. Le libéralisme a repoussé le concept d'égalité au profit de la liberté*.
* Mais une liberté relativement tyrannique.
Hormis ce petit passage régressif, l'humanité dans son ensemble évolue vers une uniformisation des choses.
Peu à peu, l'éducation dévalue l'égocentrisme, le narcissisme,* l'agressivité
et le désir de puissance.
*même si le libéralisme aujourd'hui le valorise.
Inversement, l'homme sponsorise toutes les valeurs opposées. Il améliore le droit, la loi, la justice. Il fortifie l'humilité, la douceur et la simplicité. Il cultive la conscience, la sensibilité et l'amour du prochain.
Tout ce travail agrandit la notion transcendantale d'égalité.
Histoire de l'égalité
Du religieux au révolutionnaire
Origine du concept
L'amour
de la démocratie est celui de l'égalité. Montesquieu
Les origines du concept d'égalité, remonte vraisemblablement aux toutes premières formations humaines.
On en retrouve des bases au niveau de la tribu. L'épreuve initiatique destinée à hisser les adolescents au statut d'adulte, pourrait servir de genèse.
De la religion
Mais à mon sens, les premiers grands diffuseurs du concept d'égalité, ce sont les religions. Elles sont les premières à avoir imaginé l'égalité universelle.
Il s'agissait alors de proclamer l'égalité intime de toutes les âmes
devant dieu. On retrouve ce concept dans le judaïsme, le christianisme où le bouddhisme par exemple.
Depuis plus de 2000 ans, les religions insufflent cette valeur dans des esprits habitués à en contester l'émergence. L'homme a ainsi progressivement appris à considérer autrui comme lui-même. A aimer l'étranger et à le respecter.
De la révolution
La révolution française a ensuite laïcisé cette valeur transcendantale. Elle l'a
imposée dans sa première déclaration : « tous les hommes naissent libres et égaux ». Comme toutes les bonnes idées, les droits de l'homme se sont ensuite répandus de nations en nations. Jusqu'à devenir un des fondements de l'humanité.
Depuis la révolution française, le concept d'égalité est même devenu le fondement de quelques grandes idéologies. C'est le cas pour le communisme, le socialisme, où l'anarchisme.
Égalité de fond et de forme
Une révolution
De la nature à la culture
Il est faux que l'égalité soit
une loi de la nature. Vauvenargues
L'idée d'égalité se présente à nous sous deux aspects. L'égalité
de fond et l'égalité de forme.
L'égalité de fond
Elle concerne l'être
profond, la nature intime et spirituelle de l'individu. C'est l'individu pour la création, la créature pour le créateur.
Sous cet
angle, tous les êtres humains sont absolument égaux.
L'égalité de forme
C'est
un idéal social à atteindre.
Il incite à
réduire progressivement les inégalités sociales. Il encourage à diminuer progressivement l'orgueil issu des différences physiques, intellectuelles, etc*..
*Celles-ci étant en réalité de simple moteurs, de simples outils pour l'évolution.
L'humanité étend ces deux types d'égalité.
Le désir de justice, de fraternité, de progrès sociaux, animent la plupart des êtres humains. Cette exigence permanente, nous conduit progressivement à l'égalité absolue.
L'idéologie actuelle (le libéralisme) néglige l'égalité au profit d'un certain type de liberté.
Mais pour l'homme comme pour l'évolution de l'humanité, l'égalité reste la valeur fondamentale.
En fin de parcours, l'égalité conduit à la liberté*.
* Mais il s'agit d'une liberté bien différente de celle prônée par le libéralisme.
La question de l'égalité absolu
Humainement, ontologiquement, devant Dieu,
nous sommes
absolument égaux.
Chaque existence à
donc exactement la même importance pour l'évolution.
Celle du saint et de l'assassin, du chômeur et
du Pdg du foetus et celle du
centenaire. Celle de l'enfant des rues et de l'enfant milliardaire,
celle du clochard et de la star. Celle de l'africain,
de l'américain, ou de l'européen. La vie de l'ascète et du banquier. La vie de la caissière et
du mannequin, toutes ont exactement la même valeur ontologique. Elle ont la même importance fondamentale pour l'évolution globale de notre espèce.
Cette égalité de fond est valable
pour chaque être humain qui passe sur cette terre.
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