| L'amour
de la démocratie est celui de l'égalité. Montesquieu
L'égalité n'est une identité que de choses qui ne sont pas les mêmes, qui ne sont pas identiques entre elles et l'inégalité est une relation entre choses inégales. Hegel
Egalité, inégalité et valeurs de vie
L'humanité face à l'inégalité
Insensiblement,
mais irrésistiblement, le concept d'égalité gagne du terrain dans la société et la politique de l'humanité. L'égalité effective, également (égalité hommes femmes, filles garçons etc.).
Le primate naturel ignore ce concept.
L'homme constructeur (auquel nous appartenons), à découvert cette valeur
suprême. Il l'a placé au panthéon de ses
lois (les êtres humains naissent libres et égaux
en droit et en dignité stipule le premier amendement des droits de l'homme). Mais la puissance de nos
pulsions primaires nous empêchent encore de profiter pleinement de cette valeur majeure.
Pour l'humain accompli (vers lequel nous allons), l'égalité
sera la seule et véritable « nature ». Ce temps futur correspond à la réalisation
de l’humanité.
Grâce aux lois de la culture, l'homme parviendra progressivement à abolir les lois injustes de la nature (la liberté prise au détriment d'autrui). Parvenu à cette hauteur de civilisation, l'humain futur évoluera dans un climat d'égalité absolue.
Le présent est donc un point tendu entre un passé d'inégalité considérable et un futur d'égalité
totale.
Et puisque nous nous éloignons de notre passé
en nous rapprochant de notre futur, le présent doit en permanence
perdre de l'inégalité et gagner en égalité.
Même s'il arrive parfois à l'humanité de régresser ponctuellement sur la route de l'égalité (comme pour reprendre son souffle), nous évoluons globalement dans ce sens.
Peu à peu, l'éducation dévalue l'égocentrisme et le narcissisme (même si le libéralisme aujourd'hui le valorise). Peu à peu l'éducation dévalue l'agressivité
et le désir de puissance. L'homme valorise au contraire le droit, l'obéissance à la loi, la justice, la conscience, la sensibilité, l'amour du prochain.
Tout ce travail ne cesse de faire grandir la notion transcendantale d'égalité.
Histoire de l'égalité
Les origines du concept d'égalité remonte vraisemblablement aux toutes premières formations humaines.
l'égalité tribale des jeunes hommes ou jeunes femmes après avoir réussi les épreuves initiatiques, pourrait servir de point de départ.
Mais la création de l'idée d'égalité de tous les hommes entre eux, quel que soient leur appartenance, me semble à mettre au crédit des grandes religions.
Il s'agissait alors de l'égalité intime des âmes
devant dieu comme dans le christianisme par exemple.
La révolution française, a ensuite
imposée cette valeur dans ses premières déclaration des droits de l'homme : « tous les hommes naissent libres et égaux ».
L'égalité est devenue ensuite la propriété majeure de certaines idéologies politiques comme le marxisme.
Égalité de fond et de forme
De la nature à la culture, une révolution
Il est faux que l'égalité soit
une loi de la nature Vauvenargues L'idée d'égalité se présente à nous sous deux aspects : égalité
de fond et égalité de forme.
l'égalité de fond concerne l'être
profond, la nature intime et spirituelle de l'individu. C'est l'individu pour la création, la créature pour le créateur.
Sous cet
angle, tous les êtres humains sont absolument égaux.
L'égalité de forme est
un idéal social à atteindre.
Cet idéal nous incite à
réduire progressivement les inégalités sociales
entre individus. Il nous invite également à réduire progressivement l'orgueil porté sur les différences physiques, intellectuelles, etc.. Celles-ci étant en réalité de simple moteurs, de simples outils pour l'évolution.
L'homme fait progresser ces deux types d'égalité.
Le désir de justice, de fraternité, de progrès sociaux, anime la plupart des êtres humains. Cette exigence permanente nous conduit progressivement vers l'égalité absolue.
La tendance de l'idéologie actuelle (le libéralisme) est de négliger l'égalité au profit d'un certain type de liberté. Mais pour le peuple humain comme pour l'évolution de l'humanité, l'égalité reste la valeur fondamentale. Au bout du compte, l'égalité conduit à la liberté. Mais il s'agit d'une liberté bien différente de celle prônée par le libéralisme.
La question de l'égalité absolu
Humainement, fondamentalement, ontologiquement, devant Dieu,
devant la loi universelle et devant la raison, nous sommes
absolument égaux.
Chaque existence à
donc exactement la même importance.
La vie du saint et de l'assassin, la vie du chômeur et
celle du Pdg, la vie ultra brève du foetus et la vie du
centenaire, la vie de l'enfant des rues et la vie de l'enfant milliardaire,
la vie d'un clochard et la vie d'une star, la vie de l'africain,
de l'américain, ou de l'européen, la vie d'un ascète et la vie d'un banquier, la vie d'une caissière et la vie
d'un mannequin, ont exactement la même valeur ontologique, la même importance fondamentale pour l'évolution globale de notre espèce.
Cette égalité de fond est valable
pour chaque être humain qui passe sur cette terre.
Liberté>> Différence
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