Le désir est manque
d'être, il est hanté en son être le plus intime
par l'être dont il est le désir. Sartre,
L'Être
et le Néant.
La tendance à l'égalité
Le désir humain oblige l'homme
à tendre vers l'égalité.Si
les différences entre individus ou entre CIVILISATIONS,
sont un des moteurs de L'ÉVOLUTION, comme nous l'avons entrevu
en page
précédente, L'HUMANITÉ tend malgré tout
vers l'égalité.
Tendre
vers l'égalité, n'a pas pour but de niveler
les talents ou d'effacer les INÉGALITÉS
NATURELLES.
Il s'agit simplement de réduire
progressivement la branche « artificielle » des inégalités
- inégalités des chances, inégalités de traitement, de valorisation,
inégalités devant la justice, inégalité à cause
des origines etc., et non pas les augmenter !
Que ce soit au niveau
de l'entreprise, de l'enseignement, du travail, des sociétés,
des rapports hommes / femmes, tout dans l'humanité, semblent
désirer toujours plus d'égalité.
Il est donc normal de considérer l'expansion des écarts
de traitement inter-individus, comme un recul de notre évolution.
Si chaque homme est indispensable, et indispensablement
différent pour construire l'humanité, ce n'est pas
la différence de potentiel qui est condamnable, mais :
- les
inégalités de traitement entre individus
- la différence
indécente de valorisation pour chaque tâche
- la dévalorisation
de certains humains.
Le néolibéralisme contemporain
accentue instinctivement le principe des inégalités.
Sachant cela, le système libéral sous sa forme actuelle peut être considéré comme régressif
.
En effet, celui-ci semble accentuer les différences de traitement,
de mérite, de salaire,
de valorisation, accentuer les écarts nord-sud etc.
Sans abolir les différences et les hiérarchies (ce qui est l'apanage du communisme), un libéralisme conscients de notre évolution, comprimerait progressivement les écarts de traitement entre les individus.
Il serait alors cohérent avec l'orientation et le désir de l'humanité, et il serait également juste avec les êtres humains,
dans la mesure où aucun homme n'est responsable de son potentiel de départ (la différence de traitement
est donc injuste),
dans la mesure où son potentiel, dépend également
d'une éducation injustement distribuée (donc la sanction est
encore injuste),
et dans la mesure enfin où ces inégalités naturelles sont indispensables puisqu'elles sont le moteur même de l'évolution
de l'humanité.
Tant que l'homme reste un loup pour l'homme, lui
offrir la liberté sans tenir compte de l'égalité,
revient à lui offrir un billet de retour vers les moeurs
sauvages.
L'égalité est donc une des exigences
de la liberté.
La liberté sans égalité se
ruine elle-même.
Elle génère des maîtres,
qui, en anéantissant la liberté physique de leurs esclaves,
anéantissent leur liberté morale.
Personne ne gagne à l'abus d'autrui
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