| Mais en Dieu il n'y a rien de fini : en Dieu, il n'y a rien de transitoire ; en Dieu il n'y a rien qui tende vers la mort. Il s'ensuit que pour Dieu le présent n'existe pas. Baudelaire
Dieu et le mal
L'injustifiable continu d'appeler une justification.
Nabert
La présence, la dimension
et la pérennité de ce mal au sein de notre espèce,
semble remettre en cause le ctoute puissance de DIEU, le sens du
monde, l'idée d'évolution positive et de perfection,
ou la simple capacité de la raison à se justifier
elle-même.
Si DIEU est omnipotent, pourquoi a-t-il choisit un type d'évolution
incluant ce que nous appelons la méchanceté, la cruauté,
le crime, la guerre ?
Si l'homme représente un progrès dans l'évolution
du vivant, pourquoi est-il la seule espèce capable d'une
telle barbarie envers ses semblables et envers le reste de la création
?
Si le MAL peut n'être jamais puni et la VERTU
jamais récompensée, les choses ont-elles un sens
?
Pourquoi l'homme, parvenu à un aussi haut degré d'intelligence,
ne parvient-il pas à juguler le MAL qui représente
son plus grand archaïsme ?
Ainsi donc, la présence scandaleuse du mal,
semble en mesure d'anéantir l'idée d'un dieu de bonté et
d'amour, généreux envers ses créatures, en
mesure aussi de nous faire croire que l'homme est mauvais, corrompu ou imparfait.
En réalité, il n'en est rien.
Car si l'on examine attentivement l'évolution du vivant
et principalement le passage du primate naturel à l'homme,
le mal se révèle être une composante indispensable
de cette métamorphose, une absolue nécessité.
Le mal comme nécessité.
Il avait fermé les yeux pour ne pas voir le mal sur cette
terre et c'est ainsi que le mal l'a trouvé, sans défense.
Ernst wiechert
Sil était une sorte de pièce hétérogène à l'évolution
humaine, si la raison n'arrivait à le situer
dans le processus d'évolution, alors la présence
du MAL rendrait effectivement absurde la création et incoherente l'existence de Dieu.
Seulement le MAL à un sens et sa place existe.
Pour transformer un primate naturel, en homme, pour passer des
moeurs animales au fonctionnement humain, notre espèce devait
s'interdire certains comportements légitimes dans la nature,
comme la prédation, la domination, l'agressivité etc.
elle devait donc poser sur chaque action humaine un jugement de
bien ou de mal, d'autorisé ou d'interdit.
Nous pouvons aujourd'hui nous considérer comme des hommes,
parce qu'un jour, les premiers hommes se sont mis à juger
bien ou mal leurs comportements.
Nous pouvons nous concentrer, réfléchir, raisonner,
donc évoluer, parce qu'un jour nous avons dû apprendre à maîtriser
des impulsions jugées négatives par la société.
Nous nous sommes ouvert au divin, parce que nos ancêtres,
en plaçant le concept de BIEN et de MAL au dessus de la
toute-puissance du dominant, ont anéantit cette toute puissance.
Nous avons dépassé les « lois » de la
nature, parce qu'un jour notre espèce s'est autorisé à juger
celles-ci et à leurs imposer des interdits
En condamnant certains comportements primates, l'homme est entré dans
l'humanité.
En enrichissant toujours plus le nombre de ces interdits (l'évolution
du droit), l'homme devient de plus en plus humain.
Cette évolution du droit, est fondamentale pour éteindre
peu à peu dans le psychisme humain, la capacité de
s'affirmer aux détriments d'autrui.
Cette évolution est possible grâce au législateur,
au politique, au système répressif, mais également
et à la même hauteur, grâce au transgressant,
comme nous allons le voir dans le prochain chapitre.
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