philosophie naïve du devenir humain

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Bien mal
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Introduction
Histoire de la transgression
Necessaire délinquant
Preuve de la nécessité
 

Il y a un double interdit, celui aux États de déroger à certains droits, et celui aux hommes de transgresser certaines valeurs, car les franchir conduirait à la négation de ce qui donne son sens à l'humanité. Mireille Delmas-Marty

 

Indispensable transgressant, preuve

S'il n'y avait plus de transgressant, il faudrait inventer de nouveaux interdits et de nouvelles transgressions

Comme nous l'avons expliqué en page précédente, le délinquant est encore indispensable pour la progression humaine.

En effet, même si, brutalement, toute l'humanité se mettait à obéir scrupuleusement à toutes les lois du code pénal actuel, l'homme parviendrait encore à abuser de ses congénères, en utilisant les failles législatives du droit contemporain.

L'humanité devrait donc créer de nouveaux interdits, et donc de nouveaux délinquants.

Notre espèce semble avoir entrepris un long travail d'universalisation du droit, ce qui va obliger d'universaliser progressivement les divers types de transgression (certaines actes jugés transgressant dans le monde hindou ou musulman ne le sont pas pour l'occident et réciproquement).

Ni l'homme ni le droit n'ont encore atteint leur point de perfection.

Ainsi, une quantité d'actes injustes mais encore autorisés, seront interdits dans le futur (par exemple, le népotisme, l'élitisme, la vente d'arme aux pays vulnérables, l'utilisation abusante de la célébrité, l'inégalité de traitement, la manipulation médiatique etc.). Bref tout ce qui permet aujourd'hui d'abuser légalement autrui sans encourir de sanction, devra être progressivement prohibé.

Sans Cro-Magnon pas d'homme moderne et sans transgressant pas d'évolution de la justice.

Cette ambiguïté nous impose un sérieux travail de réflexion sur les causes prédisposant à la transgression (valeurs émises par la société, carences éducatives, injustices sociales, inégalités etc.).

Cette équivoque exige également d'humaniser progressivement notre justice, nos sanctions, nos punitions, notre enfermement, et notre rapport au transgressant (par exemple, l'évolution des conditions de détention, doit être au moins égale à l'évolution de l'humanisation dans la vie courante).

Il est tout de même encourageant d'observer le bon sens d'orientation de l'humanité.

Dans le passé, la petitesse de la conscience et la puissance des instincts transgressants obligeaient l'homme du passé à utiliser des châtiments injustes et violents (vendettas, bannissement, torture, mises à mort). Aujourd'hui, l'évolution de l'esprit aidant, notre société est parvenue à des condamnations plus humaines, incluant des circonstances atténuantes et une réflexion sur les causes profondes de la transgression.

philosophieSi la punition n'est pas aussi un droit et un honneur accordé au transgresseur je ne veux pas de votre punition dit Zarathoustra

Cette sentence de Nietzsche est intéressante.

Elle confirme notre idée selon laquelle le transgressant n'a pas à supporter en plus de son châtiment (enfermement, prison etc.), le poids de la culpabilité religieuse ou de la vindicte populaire.

Nous pouvons ajouter à cette réflexion cette phrase de l'évangile : « que celui qui n'a jamais fauté lui jette la première pierre », un milliard de Chrétien devrait donc déjà s'abstenir de sur-juger tout être humain qui vient d'être condamné.

 

Philosophie et transgression >> Egalité

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Je n'aime pas votre froide justice dans les yeux de vos juges passe toujours le regard du bourreau et son couperet glacé ! Dites-moi donc où se trouve la justice qui est l'amour avec des yeux clairvoyants ?

Ainsi parlait zarathoustra

Nietzsche

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