philosophie naïve du devenir humain

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Bien mal
Introduction
généralités  [ ↗ ]
Le bien et le mal 1
Le bien et le mal 2
Dieu et le mal
Intro délinquant
Délinquant suite  [ ↗ ]
Intro au péché
Le péché suite  [ ↗ ]
L'égalité
L'égalité suite  [ ↗ ]
La perversion  [ ↗ ]
 

Le mal n'est pas autre chose que l'inadéquation de l'être au devoir être.
(Hegel encyclopédie)

Mal et instinct, bien et morale

Toute philosophie pourrait se réduire à rechercher laborieusement cela même que l'on sait naturellement Pascal

Dans son dictionnaire de la langue philosophique, Paul Foulquié définit ainsi le MAL : ce qui contredit nos tendances soit sensibles (maux ou souffrances d'ordre physique et d'ordre moral) soit rationnelles (fautes ou péchés, désordre et imperfections)

Contraire : BIEN

A. Mal subit (la souffrance)
B. Mal commis. La faute morale, le péché.

Pour la philosophie, le MAL se situe donc sur les deux niveaux de l'existence : L'INTELLECT et la SENSATION, le CORPS et l'ESPRIT.

Et c'est bien sous ces 2 angles que nous plaçons également notre théorie.

  • D'un coté le MAL est en acte. Il engendre des SENSATIONS DOULOUREUSES, des souffrances. Souffrances infligées aux autres (c'est le cas lorsque nous abusons d'autrui, lorsque nous maltraitons nos semblables). Ou souffrances infligées à soi-même (remors, regret, culpabilité).
  • De l'autre, le MAL est un CONCEPT, un JUGEMENT de valeur, une NOTION en évolution constante dans l'humanité.

La capacité à conceptualiser le MAL, est une spécificité humaine.

Lorsque le primate naturel dérobe un objet a son congénère, il ne s'interroge pas sur la souffrance ou la frustration qu'il engendre. Il perpetue un mecanisme instinctif dont l'impossible RETOUR SUR SOI limite l'évolution de nos cousin primates.

Au contraire, lorsque l'homme commet un délit de vol, il doit rendre des comptes à sa victime et à la société. La société oblige à le transgressant à réflechir sur son acte, à l'analyser, et à modifier son comportement pour les fois suivantes. A partir de cette réflexion le mal peu regresser.

Grace à ce mécanisme, notre espèce est devenue une HUMANITÉ.

  • Le mal comme fait, découle de certains comportements primates, tel que ; la prédation, la domination, l'agressivité, la thésaurisation des privilèges etc. Lorsque ces PULSIONS passent dans l'humanité, elles deviennent ; le vol, l'abus d'autrui, la violence, l'égoïsme, la surdité etc.
  • Le jugement moral, vise à anticiper le MAL POSSIBLE, à empècher sa récidive et à faire reculer sa présence dans l'humanité.
    Si le jugement moral est une spécificité humaine, il tire son origine d'une sorte de morale instinctive déja présente au sein du monde animal. Il décline des interdits naturels prohibant par exemple, la maltraitance des petits, la prolongation de la violence après actes de soumission etc.

Nous qualifierons ici ces prohibitions naturelles D'INSTINCT DU BIEN ou de MORALE INSTINCTIVE , ancêtres de notre MORALE APPRISE.

 

Pourquoi tant de cruauté

L'essence de l'idée de juste, c'est d'offrir une issue au sadisme en affublant la cruauté du masque de la justice. Bertrand RussellEn observant d'un point de vue antropocentrique le fonctionnement animal et en utilisant notre conception du MAL comme référence universelle, des questions surgissent.

Questions :

1/ Pourquoi, entre le MAL commis par les primates naturels (l'abus du faible, le vol de nourriture, l'agressivité, la thésaurisation des privilèges ...) et le MAL humain (qui s'étend jusqu'au génocide), nous constatons une réduction en quantité d'agressions quotidiennes, mais une augmentation en capacité de cruauté ?

2/ Pourquoi la société humaine en se développant, a inventer la TORTURE, le MACHIAVÉLISME ou L'ASSASSINAT DE MASSE ... conduites inconnues des chimpanzés ?

a/ Réponse à la première question :

Si, en moyenne, un être humain subit quotidiennement moins de violence et d'abus qu'un primate naturel, c'est d'une part ; parce qu'il est protégé par un bouclier de lois protectrices empêchant un grand nombre de passages à l'acte et d'autre part, parce qu'il est inclus dés son plus jeune age dans un système éducatif dévaluant le mal et l'abus d'autrui, pour valoriser au contraire les valeurs du bien.

b/ Réponse à la seconde question :

Si la capacité tortionnaire de l'homme est beaucoup plus élevé que chez l'animal en général, c'est avant tout une conséquence de la transformation animal-humain.

Cette métamorphose a 3 effets :

Le passage de l'INSTINCT DU BIEN à la MORALE APPRISE, inclus la perte des INTERDITS INSTINCTIFS au profit des iINTERDITS ENSEIGNÉS.

Par exemple, lors d'une bagarre entre 2 êtres humains, ce n'est plus un INSTINCT qui permet au plus fort d'arrêter sa violence aux premières manifestations de soumission de sa victime, mais des codes moraux interdisant par exemple de frapper un homme à terre.).

Si cet enseignement est défaillant, si, comme nous l'avons vu dans le chapitre l'amour comme barème, cette faculté n'est pas accompagné d'un bon développement affectifs, tout les excès sont permis. Le développement de notre intelligence, peut se transformer en puissant instrument de perversion et de cruautés. Et enfin, la technicité humaine rend encore plus dangereux nos débordements violents.

Le mal comme pathologie

C'est dur de transformer un singe en homme ! La métamorphose d'un psychisme primate naturel en psychisme humain est un travail long, progressif et inconfortable.

Il s'agit de dés-imprégner progressivement notre esprit de ses attitudes abusantes, issues du monde naturel et fortement ancrées dans le caractère, pour le charger au contraire de CONSCIENCE, de MAITRISE DE SOI de capacité à obéir à la morale, aux valeurs humaines à la loi ... .

Cette longue transformation, soumet le psychisme de l'homme à des conflits innombrables et douloureux.

Notre tendance à la domination, à la thésaurisation des privilèges, à la prédation, accepte mal de se voir interdire par notre CONSCIENCE ou par la PEUR du gendarme, à ne pas l'exprimer.

Notre incapacité à nous mettre à la place d'autrui (le manque d'empathie) et la puissance de nos PULSIONS abusantes, déborde bien souvent notre VOLONTÉ et notre IDÉAL ÉTHIQUE. Ce mélange nous pousse à commettre des actes qu'inconsciemment ou consciemment nous ne pouvons que regretter (et c'est la même pulsion qui conduit le petit délinquant de banlieue, l'intellectuel ou le journaliste à dérober un objet, une idée, à son congénère).

Tout cela fait de nous des êtres bien souvent contradictoires, souffrant du décalage entre ce que nous voudrions être (notre idéal moral) et ce que nous sommes réellement capable d'être.

Cette lutte entre nos PULSIONS primates et nos INTERDITS humains, génère des FRUSTRATIONS et des CONFLITS PSYCHOLOGIQUES.

Lorsqu'à ces tiraillements intérieurs, s'ajoutent des défaillances affectives, une intelligence froide, et une technicité, mal utilisée cela peut conduire à la CRUAUTÉ, à l'assassinat de masse ou au GÉNOCIDE.

Cette capacité au MAL, caractéristique de l'espèce humaine, prend naissance à la naissance des interdits et s'achèvera lorsque notre morale enseignée aura supplantée tout à fait la morale naturelle.

Autrement dit lorsque les lois humaines seront devenus pour l'homme sa véritable nature (comme l'instinct est la véritable nature animale), le MAL aura disparu.

 

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platon

Pour moi, je suis à peu près persuadé que, parmi les philosophes, il n’y en a pas un qui pense qu’un homme pèche volontairement et fasse volontairement des actions honteuses et mauvaises ; ils savent tous au contraire que tous ceux qui font des actions honteuses et mauvaises les font involontairement, PLATON Les sophistes.

 

Nietzsche

En vérité le moi rusé, le moi sans amour, qui cherche son avantage dans l'avantage du plus grand nombre, ce n'est pas à l'origine du troupeau mais son déclin.

Ce furent toujours des fervents et des créateurs qui créèrent le bien-et le mal. Le feu de l'amour et le feu de la colère l'allume au nom de toutes les vertus.

Zarathustra vit beaucoup de pays et beaucoup de peuples et n'a pas trouvé de plus grande puissance sur la terre que l'oeuvre des fervents;

Bien et mal voilà le nom de cette puissance.
En vérité la puissance de ces louanges et de ces blâmes est pareille à un monstre.

Dites-moi mes frères qui me terrasseras ce monstre ?

Dites, qui jettera une chaîne sur les 1000 nuques de cette bête ?

Il y a eu jusqu'à présent 1000 buts parce qu'il y a 1000 peuples.Il ne manque que la chaîne des 1000 nuques, le but unique.

L'humanité n'a pas encore de but.

Mais dites moi donc mes frères si l'humanité manque de but n'est-elle pas elle-même en défaut ?

Friedrich Nietzsche

 

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