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La philosophie, c'est l'art de se compliquer la vie en cherchant à se convaincre de sa simplicité. Frédéric Dard (dit San-Antonio)

Le sens du virus

virusBien souvent le virus est considéré selon ces trois points de vue relativement simplistes.  

Soit on l'estime du point de vue médical, comme un ennemi radical et à éradiquer sans réfléchir, un élément inutile qu'il faut détruire sans se poser de questions a son sujet.

Soit il est perçu d'un point de vue scientifique et on cherche alors à comprendre ses mécanismes biologiques, a percé à jour ses secrets techniques toujours dans le but de l'éradiquer.

Soit, envisagé du point de vue darwinien et, disons le, raciste, il est imaginé comme une sorte de puissance naturelle, d'instrument implacable destiné à éliminer les plus faibles, les « non-conformes ». Histoire, bien sur, de favoriser l'épanouissement des « forts » et des « conformes » ( caste dont font partie évidemment, les chantres de telles théories).

Bien entendu, ces trois points de vue ne sont pas comparables.

Les deux premiers cherchent a aider l'humanité à travers les valeurs humaines, alors que le dernier s'appuie sur des principe en cours dans un monde animal quitté depuis longtemps par l'homme et vers lequel ce serait une catastrophe de retourner.

philosophie

Une fois dépassée ces 3 points de vue relativement simplistes, même s'ils appartiennent à des morales radicalement opposées, nous pouvons alors entrevoir un sens beaucoup plus SPIRITUEL du virus.

Son influence ne s'arrête pas au « mal » qu'il engendre. Il génère également du « bien ». Il motive de profonds et « positif » changements de comportement chez l'être humain.

 

Le virus facteur d'évolution

La vie nous veut du bien ! Tachons de vouloir du bien à la vie Lorsque nous observons la relation entre les mécanismes de la vie et les créatures, nous sommes forcé de constater une certaine bienveillance de la part du vivant.

Même si la vie est un combat, tout semble organisé de façon à en atténuer la violence et les souffrances.

Des symptômes, des indices, des stratégies sont offerts aux individus et aux espèces pour éviter le mieux possible, les divers pièges tendus.

L'interdépendance entre les groupes, génère une énorme richesse d'activité positive pour l'ensemble, et suivant le regard que nous portons sur la vie, nous pouvons en découvrir toute la mansuétude et la magnanimité.

Si le virus était malveillant, il aurait été conçu de façon à ce que rien ne puisse en limiter les ravages.

Ce n'est absolument pas le cas.

Quant l'humanité agi avec justice, intelligence et humanisme face au virus, elle parvient même à en éteindre tout à fait l'influence.

Au XIXe siècle par exemple, le CHOLERA a certes fait des ravages parmi les populations, mais il a également permis d'éradiquer progressivement les zones d'insalubrité et de grande pauvreté qui constellaient tous les faubourgs des grandes villes industrielles. Il a contraint l'humanité a assainir ses villes et à améliorer ces notions sur la propreté.

Se pourrait-il qu'une chose n'ait pas de sens dans la création ? Le choléra a donc d'une certaine manière, forcé les « puissants » à dépasser leur indifférence, leur désinvolture et leur insensibilité envers les populations pauvres qu'ils maintenaient en état d'esclavage et dans des taudis. Bon gré mal gré, ils ont dû  lâcher quelques pans de leur égoïsme, sous peine de subir eux aussi, les conséquences du virus !

A l'époque, les nantis auraient-ils pu dépasser leur insensibilité envers les pauvres autrement que pour préserver leurs propres intérêts ? Aurait-il décidé de leur propre chef d'assainir les quartiers défavorisés ?

En tout cas, rien dans l'histoire, à mon sens, ne nous permet d'imaginer un tel altruisme de la part des dominants.

Évidement, toute justification de l'existence du virus, doit se faire à travers la grande morale humaine et non pas à travers une morale moraliste et l'idée de péché.

Le choléra, la lèpre ou le sida, ne sont pas des « envoyés de dieu » lancés sur l'humanité pour punir tel ou tel groupe humain de leurs « fautes ». Le virus ne sert pas à punir l'homme pour sa désobéissance à des dogmes aujourd'hui désuets !

Nous devons considérer le virus comme un accompagnateur positif de l'évolution. Il n'est ni une identité malfaisante, ni le bras armé d'un dieu intraitable et cruel.

Le virus participe à la vie comme n'importe qu'elle autre forme vivante de l'écosystème.
Il oeuvre donc, comme nous tous, pour l'évolution progressive vers un esprit supérieur.

Comme chacune des composantes de l'humanité, la présence du virus à donc un lien avec les valeurs supérieures vers lesquelles tend l'espèce humaine, autrement dit avec : la fraternité, l'égalité, l'amour d'autrui, la conscience et l'universalité.

Le virus nous oblige à faire progresser notre humanité … par la douleur il est vrai (mais l'homme ne pratique-t-il pas également ce type d'évolution par le négatif et la souffrance ?

 

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