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La philosophie n'est rien d'autre que l'amour de la sagesse. Marcus Tullius Ciceron

Philosophie du sens

Le déterministe nous jure que si l'on savait tout, l'on saurait aussi déduire et prédire la conduite de chacun en toute circonstance, ce qui est assez évident. Le malheur veut que tout savoir n'ait aucun sens. Paul ValéryIIl est juste de vouloir neutraliser un virus, de vouloir SUPPRIMER une INFECTION. Mais il est juste également de chercher à comprendre le sens du virus, le langage de l'infection pour éviter une nouvelle infection, et concrétiser une réelle PROTECTION.

Comprendre pourquoi, voilà la meilleure protection.

La route juste de la conscience se fraie un passage entre deux chemins extrêmes : le monde des réponses magiques et le monde des réponses scientifiques.

Depuis quelques siècles en Occident, la science à acquis le monopole des grandes réponses à nos interrogations.

Certains grands courants religieux tentent bien de faire contrepoids à une telle hégémonie matérialiste, mais la plupart de leurs propositions sont empreintes de morales moralistes et surannées ou d'inepties scientifiques les rendant inutilisables (le virus considéré comme une punition de Dieu en est un exemple).

a/ D'un coté nous avons donc la vision binaire et ultra matérialiste du monde (la science). Elle avance vers le coeur biologique des choses, mais elle est incapable de déchiffrer leur langage subtil ... avec comme conséquence de soigner les effets en négligeant la cause.

b/ De l'autre, la vision religieuse et élargie du monde, mais trop conservatrice (le religieux). Cet état d'esprit est capable de déchiffrer les différents niveaux de langage des choses, mais il leur donne parfois des interprétations erronées.

Sans supprimer les deux autres, il me semble qu'un troisième niveau de conscience peut exister. Une voie d'union s'appuyant sur la science et la spiritualité, est possible.

Sous ce regard, le virus par exemple ne serait ni le bras vengeur d'un dieu radical capable d'envoyer sur ses créatures toutes les infections possibles, ni l'ennemi aberrant et vide de sens qu'il est bon d'éradiquer ou contre lequel il faut élever des protections sans se poser d'autres questions.

Le virus n'est là ni pour punir celui qui en est victime, ni pour éviter de se poser la question des diverses significations de sa présence.

Il est temps de dévaluer notre égocentrisme envers le reste de la création (égocentrisme qui a eu sa nécessité), il est temps de nous réconcilier avec notre monde en posant sur lui un regard moins binaire, moins ami / ennemi comme nous le faisons avec le virus et envers tout ce qui nous est étranger.

Apprendre à déchiffrer le langage inapparente des choses, équivaut à apprendre à prévenir, plutôt qu'à guérir, c'est donc juste une question de bon sens.

Bien entendu, cette interprétation « spirituelle » du sens du virus doit venir en complément de l'immense travail de recherche effectué par le monde scientifique pour supprimer ces petits existants biologiques, pour découvrir un vaccin.

cette réflexion sur le sens de la présence les éléments « négatifs » au sein de l'humanité, me semble nécessaire, comme il est nécessaire de s'interroger sur la place et le sens profond de chaque chose dans la création, car ni le hasard ni la fatalité ni le châtiment ne peuvent les expliquer véritablement.

 

Philosophie de l'invisible

L'union fait la force mais l'orgueil humain empêche l'humanité de le saisir tout à fait JmtLa SCIENCE et la TECHNIQUE devraient donc hisser leur conscience au niveau du langage invisible de la vie.

Si ce n'est pas leur rôle, il serait intéressant de créer un nouveau secteur de réflexion chargée de faire le lien entre le rationnel et l'irrationnel, entre l'explication scientifique des choses et l'explication spirituelle des choses.

Cette conscience élargie peut aider l'occident à corriger sa pathétique plongé vers l'incrédulité, vers l'orgueil de croire que ce que l'on voit.

A présent notre potentiel technique peut représenter une menace pour la vie et l'écosystème, nous avons donc intérêt à développer une réflexion téléologique ; c'est-à-dire nous demander sérieusement où nous conduisent quelques-uns des comportements inhérent au libéralisme et au progrès.

Se demander par exemple s'il est raisonnable que ce soit le marché aujourd'hui, qui impose seul ses valeurs à l'humanité, et réfléchir aux répercussions exactes de ces valeurs offertes au plus grand nombre (nous y reviendrons dans le chapitre « humanité »)

 

La maîtrise du pouvoir destructeur

nous devons toujours veiller à adapter la capacité destructrice de la société à nos moyens de gérer cette capacitéDans une TRIBU, le groupe guerrier est numériquement supérieur au groupe spirituel (chamans, sages, prêtres, guérisseurs, artistes).

En théorie donc, la corporation des guerriers aurait les moyens d'éliminer la corporation des spirituels, mais des tabous puissants, une conscience globale du groupe et un lien social fort les en empêche, évitant ainsi de mettre en danger la survie même de la tribu.

Aujourd'hui, nous sommes arrivés à l'idée de la tribu planétaire.

La corporation des guerriers a hissé sa capacité de destruction à l'échelle mondiale mais notre lien social, notre conscience, notre morale et notre justice n'en sont pas encore là, d'où ce dangereux décalage.

Le sens de l'humanité va bien au delà du libéralisme L'humanité a un sens bien plus élevé et bien plus mystique que ne le laisse supposer la science.

La création n'a pas fait tout ce chemin pour qu'une espèce parviennent à se « payer sa tête », pour qu'elle puisse « s'éclater » à consommer, à exalter ses pulsions, ou à passer une vie d'absolu superficialité et légèreté (même si la légèreté est nécessaire).

Pourquoi l'évolution du vivant aurait-elle extrait L'HOMME d'un règne animal qu'elle gère parfaitement avec l'outil des instincts, si ce n'est pour une raison mystique ?

Nous pouvons bien nous douter que le principe à l'origine du monde n'a pas fait évoluer le cerveau, d'espèces en espèces, jusqu'à la hauteur de conscience de l'homme, pour que la loi du marché et le libéralisme nous renvoient à notre point de départ. Pour que quelques dominants nous ramènent vers un règne où la solidarité n'en était qu'à son état embryonnaire, l'agressivité à son comble, la compétition féroce et la domination /subordination pleinement exaltées, vers un monde ou la clanicité et l'égocentrisme étaient à leur paroxysme.

La mission supérieure de l'humanité (nous avons traité de cela dans le premier chapitre) nous semblent être de rentrer en communication puis en communion avec le principe de la vie (autrement dit : rentrer en communication avec L'AMOUR).

L'espèce humaine n'est pas, non plus, un avatar de la vie, comme certains peuvent le supposer devant l'incroyable sauvagerie dont l'homme peut faire preuve ou devant la lenteur de l'évolution de notre conscience. Nous sommes au contraire l'une des espèces les plus à même d'incarner l'essence même de la vie, d'incarner matériellement sa forme absolue.

Tout a un sens dans l'univers et donc un langage.

Progressivement l'humanité les découvre et les hisse de son instinct vers sa conscience.

Grâce au progrès de notre intelligence, la science commence à déchiffrer une quantité de langages non verbaux. nous sommes en train de décoder de langages des besoins, le langage des odeurs, le langage de l'inconscient, celui des pulsions, des symptômes, où le langage génétique.

De la même manière, nous devons à présent, non pas découvrir que tout dans la création à un sens, un langage , d'autres avant NOUS s'en sont chargés, mais prouver que nos puissants ancêtres avaient raison, qu'il s'agit bien d'un langage.

 

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