Sens et langage du virus
Comprendre le sens de l'infection
Le déterministe nous jure que si l'on
savait tout, l'on saurait aussi déduire et prédire
la conduite de chacun en toute circonstance, ce qui est assez évident.
Le malheur veut que tout savoir n'ait aucun sens. Paul
Valéry
L'homme, et c'est tout à fait normal, doit chercher à neutraliser les virus menaçant sa pérennité. Il doit viser la suppressions des épidémies et des contagions, c'est dans l'ordre des choses.
Seulement le travail humain ne doit pas s'arrêter là .
Il doit également chercher à comprendre le sens profond du virus. Comprendre sa logique, son langage. Comprendre le langage de l'épidémie pour éviter sa récidive et aboutir à une réelle protection.
Comprendre, est la meilleure protection à long terme.
Science, philosophie et mystique
La route juste de la conscience se fraie un passage entre deux chemins extrêmes. Entre le monde des réponses magiques et
le monde des réponses scientifiques.
Depuis quelques siècles en Occident, la science à acquis le monopole des grandes réponses à nos interrogations.
Certains courants religieux tentent bien
de faire contrepoids à cette hégémonie matérialiste.
Mais la plupart de leurs interprétations sont inutilisables parce qu'empreintes de morales
moralistes
ou d'inepties scientifiques (le virus considéré comme une punition de Dieu en est un exemple).
Science et religion
a/ D'un
coté la vision binaire
et ultra matérialiste proposée par la science. Elle s'avance vers le cÅ“ur biologique des choses mais est incapable de déchiffrer
leurs langages subtils ... Et donc
elle soigne les effets en négligeant la cause.
b/ De l'autre, la vision religieuse du monde. Elle est capable d'extrapoler
mais elle très conservatrice. Sa formation psychologique lui permet de déchiffrer les différents
niveaux de langage des choses, mais sa rigidité dogmatique l'a conduit bien souvent Ã
des interprétations erronées.
Une voie philosophique
Il me semble qu'un troisième niveau de conscience peut exister. Une voie d'union s'appuyant sur la science et la spiritualité.
Sous ce regard, le virus par exemple ne serait ni le bras vengeur d'un dieu radical (capable d'envoyer sur ses créatures toutes les infections possibles), ni l'ennemi aberrant et vide de sens qu'il est bon d'éradiquer sans se poser d'autres questions.
Le virus n'est là ni pour
punir ses victimes, ni pour le combattre sans se poser la question du sens de sa présence.
Il est temps de dévaluer notre égocentrisme envers le reste de la création (égocentrisme qui a eu sa nécessité).
Il est temps de nous réconcilier
avec notre monde. De poser sur lui un regard moins binaire, moins ami / ennemi (comme le monde occidental le fait avec le virus et avec tout ce qui lui est étranger).
Apprendre à déchiffrer le langage inapparente des
choses, équivaut à apprendre à prévenir à la place de guérir. C'est donc juste une question
de bon sens.
bien entendu, cette interprétation « philosophique » du sens du virus doit venir
en complément de l'immense travail effectué par
le monde scientifique pour supprimer ces petits existants biologiques, et leur trouver un vaccin.
Cette réflexion sur le sens de la présence du « négatif » au sein de l'humanité me semble devenu aujourd'hui une nécessité.
Il est
nécessaire de s'interroger sur la place et le sens profond
de chaque chose dans la création, car ni le hasard ni la fatalité ni
le châtiment ne peuvent les expliquer véritablement.
Philosophie de l'invisible
L'union
fait la force mais l'orgueil humain empêche l'humanité de
le saisir tout à fait Jmt
La
science et la technique devraient
donc hisser leur conscience au niveau du langage invisible de la
vie.
Si ce n'est pas leur rôle, il serait intéressant
de créer un nouveau secteur de réflexion chargée
de faire le lien entre le rationnel et l'irrationnel. Entre l'explication
scientifique des choses et l'explication spirituelle des choses.
Cette conscience élargie peut aider l'occident à corriger
sa pathétique plongé vers l'incrédulité. Vers l'orgueil du "je ne crois que ce que je vois".
A présent notre potentiel technique représente
une menace pour la vie et l'écosystème. Nous
avons donc intérêt à développer une
réflexion téléologique sur notre monde. Autrement dit, il est utile de nous demander sérieusement où nous conduisent quelques-uns
des comportements inhérent au libéralisme et au progrès.
Se demander par exemple s'il est raisonnable de laisser le marché décider seul aujourd'hui des valeurs de l'humanité.Réfléchir aux répercussions exactes de
ces valeurs offertes au plus grand nombre (nous y reviendrons dans
le chapitre « humanité »)
La maîtrise du pouvoir destructeur
Nous devons toujours veiller à adapter
la capacité destructrice de la société à nos
moyens de gérer cette capacité
Dans
une tribu, le groupe guerrier est numériquement
supérieur
au groupe spirituel (chamans, sages, prêtres,
guérisseurs,
artistes).
En théorie donc, la corporation des guerriers aurait les moyens d'éliminer la corporation des
spirituels. Seulement, des tabous puissants, une conscience globale du
groupe et un lien social fort
les en empêche. Ces mécanismes auto bloquant évitent ainsi de mettre en danger la
survie même
de la tribu.
Aujourd'hui, nous sommes arrivés au concept
de tribu planétaire.
La corporation des guerriers a hissé sa capacité de
destruction à l'échelle mondiale. Seulement le lien
social, la conscience, la morale et la justice ne se sont pas encore hissées à l'universel. D'où ce dangereux décalage.
L'humanité a un sens plus élevé et plus vaste
Le sens de l'humanité va bien au delà du libéralisme
L'humanité a
un sens bien plus élevé et
bien plus mystique que ne le laisse supposer la science.
La création n'a pas fait tout ce chemin pour qu'une espèce parviennent à se « payer sa tête ». Le vivant ne s'est pas constituer pour exalter les valeurs de la consommation. Le monde n'est pas la pour offrir à des hommes le plaisir de « s'empiffrer » ou de jouir de pulsions en abusant les autres dans la plus grande légèreté.
Pourquoi l'évolution du vivant aurait-elle
extrait l'homme d'un règne animal qu'elle gère parfaitement
(avec l'outil des instincts),
si ce n'est pour une raison mystique ?
Le principe à l'origine du monde n'a pas conduit le cerveau, d'espèces en
espèces, jusqu'à notre hauteur de conscience,
pour permettre à la loi du marché de nous
ramener à notre point de départ chimpanzé. A ce point de départ, la solidarité n'en était
qu'à son état embryonnaire. L'agressivité était à son comble. La compétition féroce, la domination / subordination pleinement exaltées. Et
la clanicité et l'égocentrisme à leur
paroxysme.
Vers une liaison et une télépathie avec le divin
La mission supérieure de
l'humanité (nous avons traité de cela dans le premier chapitre) nous semblent être
de rentrer en communication puis en communion avec le principe
de la vie (autrement dit : rentrer en communication avec L'amour).
L'espèce humaine n'est pas, non plus, un avatar de la vie,
comme certains peuvent le supposer devant l'incroyable sauvagerie dont l'homme peut faire preuve ou devant la lenteur de l'évolution
de notre conscience. Nous sommes au contraire l'une des espèces
les plus à même d'incarner l'essence même de la vie, d'incarner
matériellement sa forme absolue.
Tout a un sens dans l'univers et donc un langage.
Progressivement
l'humanité les découvre et les hisse de son instinct
vers sa conscience.
Grâce au progrès de notre intelligence, la science commence à déchiffrer une quantité de langages non verbaux. Nous parvenons aujourd'hui à décoder les langages des besoins, le langage des odeurs, le langage de l'inconscient, celui des pulsions,
des symptômes, où le langage génétique.
De la même manière,
nous avons à présent, non pas à découvrir que
tout dans la création à un sens, un langage , (d'autres
avant nous l'ont déjà découvert), mais prouver que nos puissants ancêtres avaient raison, qu'il s'agit
bien d'un langage.
le langage de l'animal > |