Sens et langages du virus
L'interdépendance absolue
La place des choses
L'étude de la philosophie
n'est pas destinée à nous faire savoir ce que les
hommes ont pensé, mais ce qu'il en est réellement
de la vérité. Thomas d' Aquin.
L'homme doit trouver son équilibre
entre deux attitudes nécessaires :
a/ Respecter l'ordre
de la création (car il y a danger à déséquilibrer
son harmonie, comme nous le constatons aujourd'hui).
b/
Intervenir,
modeler, disséquer, transformer son environnement pour y épanouir
sa destinée.
De l'interaction à la solidarité
Le monde vivant est en interdépendance. Le végétal, l'animal,
et l'humain s'utilisent mutuellement
pour se nourrir, s'enrichir, se développer, se transporter
etc.
Certaines espèces apparaissent et disparaissent
au gré de l'histoire. Toutes ont été, sont,
où seront, nécessaires au développement de
l'écosystème. Toute forme vivante a donc un but, une raison d'être.
Du virus
Le virus fait lui aussi partie de ce
biotope. Il n'en est pas un élément isolé.
Pour certains scientifiques d'ailleurs,
il serait la première forme de vie élaborée sur terre*. Une sorte de liaison entre le vivant et le non vivant.
*Ces scientifiques parlent alors d'ultravirus ... Pour d'autres chercheurs, le virus étant dépendant de la cellule qu'il infecte, il est donc apparu après la formation de celle-ci. En savoir plus à propos du virus
Tous les éléments
de la vie, virus y compris, sont donc en interrelation. Ils ont un sens, une raison d'être.
Tout parle dans le monde
Philosophie du sens
Tout communique
Celui qui est juste au milieu, entre notre
ennemi et nous, nous paraît être plus voisin de notre
ennemi. Chamfort
Un certain nombre d'impératifs physiques
et biologiques organisent le vivant. Ces impératifs nous* obligent à vivre et agir de
façon bien précise.
*nous, homme,
animal et végétal
Ils nous ordonnent de nous alimenter, de satisfaire notre soif, de bouger, etc. A d'autres formes de vie, ils donnent l'ordre de chasser de brouter ou de synthétiser ... Nous pouvons considérer ce type d'exigeance comme un langage.
Imaginons
ce cas de figure ;
Depuis quelques heures nous nous promenons à la campagne. Après
avoir dépensé pas mal d'énergie, notre organisme réclame du sucre pour continuer à bien fonctionner. Nous passons
justement près d'un cerisier. Nos organes nous pousseront sans doute à grappiller quelques cerises pour combler leurs besoins.
Dans cet exemple, nous avons affaire à une
quantité de langages indirects.
- Le cerisier "parle" de son besoin d'exporter ses noyaux pour prolonger sa descendance.
- Nos organes nous annoncent qu'ils ont besoin de sucre pour continuer à fonctionner
correctement.
- Et notre cerveau, demandent d'aller cueillir
quelques fruits pour satisfaire son plaisir (qui est en réalité un
besoin).
Le langage du vivant
Sans passer par la conscience, nos organes communiquent avec notre cerveau. Les formes vivantes
font la même chose entre elles.
Elles prodiguent des sortes de conseils ou d'ordres aux
autres formes vivantes avec lesquelles elles inter agissent.
Par exemple, le crocodile, sans le verbaliser, dicte à certaines espèces de ne pas trop s'approcher
de lui. Et quand il s'approche, il nous
intime l'ordre de nous éloigner.
Le langage humain
La plus grande partie du langage dans le monde est non verbal. C'est par-dessus cette communication silencieuse des choses,
que le langage sophistiqué humain vient se poser.
Seule l'espèce humaine communique de façon aussi subtile. Le rôle du langage verbal est important. Il nous permet par exemple d'analyser le comportement du crocodile. De comprendre un peu mieux notre biotope ou le sens de notre présence
sur terre ... Mais la part de ce langage verbal est infime dans l'échange humain*.
*selon le chercheur américain Albert Mehrabian, 55 % du message est transmis par le langage corporel, la voix intervient pour 38 % tandis que les mots ne comptent que pour 7 %.
C'est la même chose pour le virus.
Le virus fait partie de l'écosystème. Il a, lui aussi, un sens profond. Il exprime un langage muet dont il nous faudra déchiffrer les subtilités. Nous l'avons déjà fait pour de nombreux autres langages non verbaux.*
* grâce, entre-autre, à l'éthologie.
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