La vraie philosophie consiste à suivre
la diversité et la variété d'une chose à travers
les époques. Emmanuel Kant
Virus et humanité
Si tu vaincs un ennemi, il sera toujours ton
ennemi. Si tu convaincs un ennemi, il deviendra ton ami. Morihei
UeshibaLa vie est bien plus subtile qu'elle n'apparait et nous sommes encore loin d'avoir
déchiffré toutes ses énigmes.
Le sens du VIRUS et ses diverses implications sur le vivant,
font parties de ces mystères à résoudre par l'humanité.
L'univers des virus est bien entendu inquiétant. Sa présence doit être combattue partout où cela s'avère nécessaire. Mais nous devons en même temps porter sur cette entité biologique un regard plus vaste, une vision plus englobante sur son réel rayon d'action.
Si, son influence sur le monde animal, semble se limiter au
renforcement des défenses
immunitaires , il travaille pour l'humanité sur
beaucoup d'autres plans.
Par exemple :
Lorsqu'il apparaît à un endroit de l'humanité, il appelle l'espèce humaine à FAIRE CORPS contre à lui, il nous oblige donc à développer
notre cohésion sociale, à améliorer nos systèmes d'entraide.
Face à son invasion, nous devons faire preuve d'intelligence, de réflexion et de discipline. Le virus participe donc à l'amélioration de nos qualités réactives de notre autodiscipline.
Par son adaptabilité et sa complexité, il nous oblige à étendre
notre compréhension du
monde vivant.
Parce qu'il n'attaque pas n'importe quand, parce qu'il ne réapparaît pas n'importe où, il nous engage à nous questionner sur
le traitement que nous infligeons à certains de nos congénères.
Parce qu'il ne connaît pas de frontière, il nous enjoint de développer nos qualités de solidarité et de mutualité ... parce qu'il peut atteindre chacun d'entre nous, il oblige l'homme à l'
amour du prochain, à la compassion envers
ceux qui en sont touché.
Le réveil régulier d'anciens virus dans les communautés abandonnées par l'humanité (prisons, bidonvilles, zone de guerre ...) et sa menace d'expansion, oblige les dirigeants a améliorer certaines zones silencieuses et souffrantes de sa société. Ces zones, la surdité des puissants les maintiendraient vraisemblablement dans cet état, sans cela.
Par exemple, avant de livrer son code, le VIRUS DU CHOLÉRA, a « obligé » l'humanité à améliorer les conditions de vie des plus pauvres dans les villes. Il a donc travaillé à l'égalité des conditions.
Vu sous cet angle, la première injonction symbolique faite par le virus à l'homme, n'est pas : « découvrez un vaccin » mais : « améliorer le sort de vos congénères en souffrance ».
Evidemment, la société humaine se doit de distribuer son énergie vers les deux activités : améliorer le sort de ses congénère et découvrir le vaccin.
Il est donc nécessaire, parallèlement à la recherche de VACCINS, de comprendre ce que la vie à travers lui exige de nous.
Il suffit de regarder les mécanismes du virus pour comprendre que le vivant ne nous demande pas de chercher des médicaments tout
en maintenant les êtres humains, dans des conditions d'existence scandaleuses, favorable à son
développement.
L'égoïsme, virus des virus
Lorsque nous refusons de tenir compte de cette signification spirituelle
du virus, lorsque nous le traitons de façon mécanique
sans chercher à comprendre son sens profond, lorsque nous
plaçons toute notre énergie à le détruire
en laissant se développer tout les facteurs de sa survie (pauvreté, détresse,
abandon d'une certaine partie
de la population, comme c'est le cas depuis plus de 20 ans), le
virus reprend spontanément de l'effet.
Nous constatons d'ailleurs sa réapparition dans les zones
d'abandon / au Vietnam, à Madagascar, en Chine, au Botswana,
au Kenya, au Brésil, en Bolivie, au Pérou, bref,
dans une grande partie du monde que les puissants maltraite depuis l'entrée
en vigueur d'un libéralisme féroce appuyé sur la complicité des medias
Grâce malheureusement aussi, à la complicité involontaire
des O.N.G. qui soignent les effets d'un système dévastateur
et progressif, sans critiquer avec plus de virulence, d'acharnement et de cohésion, les politiques prédatrices, corruptrices, claniques et guerrières, à l'origine
de la recrudescence scandaleuse de ces zones d'inhumanité.
Autre exemple:
La tuberculose, apprend-on des quelques journaux encore percutants
(ici entre autres le monde diplomatique), a repris du service dans
les prisons russes.
Le
taux d'incarcération en forte hausse et l'effondrement
du système de santé publique russe ont nourri ce
fléau - tout comme les conseils des experts du « rapport
coût-efficacité ». [...] Avant
l'ère des antibiotiques, la tuberculose constituait
la première cause de mortalité pénitentiaire
dans bien des pays. Ainsi, au milieu du XIXe siècle,
tenait-on la « consomption » pour responsable
de 80 % des décès dans les prisons des Etats-Unis.
Aujourd'hui encore, les prisonniers demeurent beaucoup plus
menacés que le reste de la population. Des taux de contamination
de cinq à dix fois supérieurs à la moyenne
nationale y sont chose courante, tandis que des flambées
au sein des prisons peuvent rapidement décupler cet écart Paul
Farmer le monde diplomatique. Mais de quoi meurent les prisonniers russes ?
De
la tuberculose ou de l'inconscience ?
De la tuberculose ou de la dureté et de l'égoïsme
de leur gouvernement ?
Du virus ou de la légèreté de médias occidentaux
préfèrant accorder
90 % de leur temps d'antenne au marché et
aux petits soucis occidentaux, qu'aux grands problèmes du monde ? (La légèreté à la télévision est
nécessaire,
mais elle doit partager son temps avec des émissions
qui traitent des sujets graves et combats les injustices)
Nous vaincrons le virus quand la conscience humaine sera capable de réfléchir
au sens de la création, et de se conformer à ce
sens.
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