philosophie naïve du devenir humain

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Langage signes
Introduction
Langage du symptôme
Le langage de X
Le langage du vivant
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Langage du virus  [ ↗ ]
Le langage de l'animal
 

Qu'est qu'un philosophe ? c'est un homme qui oppose la nature à la loi, la raison à l'usage, sa conscience à l'opinion et son jugement à l'erreur.Chamfort

Le sens de la création

Selon la Kabbale, le monde sensible contient en lui tout un monde caché qu'il faut apprendre à déchiffrer

La plupart des grandes interrogations philosophiques humaines  dérivent de quelques grandes questions métaphysiques telles que celles-ci :

L'homme peut-il véritablement être libre ?

Le monde est-il soumis au hasard ou à une stricte nécessité ?

L'univers est-il absurde ou a t-il un sens ?

L'homme trouvera-t-il la clef du monde ?

Y a-t-il du divin à l'origine et dans le monde ?

Y a-t-il un au-delà ?

Qu'est-ce que la vérité ? ...

Toutes ces questions accompagnent la PHILOSOPHIE depuis ses débuts.

 

Question de hasard ou de nécessité.

Le hasard est donc le mecanisme se comportant comme s'il vait une intention BergsonAu principe atomiste d'un monde produit par l'agrégation d'atomes qui tombent de toute éternité dans le vide et se rassemblent au hasard pour constituer les choses, nous pouvons opposer le livre X des lois de Platon, ramenant ce hasard dans le giron de la nécessité.

L'orientation sans faille, sans arrêt et sans retour du monde et du vivant, écarte selon notre philosophie, toute idée de hasard.

A partir du moment où l'univers apparaît, il s'engage dans une expansion continue.

Cette expansion génère la terre.

Celle-ci donne naissance à la vie, elle-même soumise à une expansion évolutive.

Et cette expansion de la vie (de la première forme vivante apparue jusqu'aux mammifères supérieurs actuels), semble suivre également une ligne une logique … celle de la montée progressive du vivant vers un esprit supérieur.

Nous contestons donc ici la façon dont certains scientifiques s'expriment à propos de l'évolution du vivant,

Nous ne sommes pas d'accord avec eux, lorsqu'ils considèrent les décalages génétiques, créateur d'espèces, comme des accidents dus au hasard.

En effet, ces accidents génétiques sont en réalité le mode selon lequel le vivant se développe. Ces accidents sont à l'origine des décalages génétiques successifs, de l'écosystème, condition fondamentale à l'épanouissement de la vie sur notre planète.

Ils font donc parties du matériel nécessaire de l'évolution.

Grâce à eux, la vie, après son apparition, a pu évoluer en bactérie, se complexifier en éponge, puis en poisson, en reptile, en mammifère inférieur, en mammifère supérieur, et enfin en homme.

Cette « montée progressive du vivant vers un esprit supérieur » ne concerne pas seulement le domaine organique et l'intelligence adaptative. Elle s'implique aussi et surtout dans des domaines beaucoup plus subtils comme l'affectif, le sentiment, ou le spirituel.

Le simple fait que l'homme, au bout de cette expansion intellectuelle et spirituelle, soit capable de rendre compte du principe total de la création, suffirait à démontrer qu'il y a un sens à cette création.

 

Qu'est ce qui fait sens ?

Si le monde a un sens, tout ce qui constitue ce monde à un sens.

Un article de journal, un théorème logique, un baiser, une publicité, un feu rouge, un clic de souris, une attitude, le choix d'un vêtement, les créations artistiques, tout fait sens.

Les pratiques humaines relèvent de « langages », objets d'étude pour « les sciences de l'homme ». Pour éviter les métaphores creuses, il importe de cerner les différents sens possibles en partant des divers angles d'approche des phénomènes langagiers ... voila ce qu'écrit Denis Vernant dans le grand dictionnaire de philosophie.

D'une certaine façon, nous pourrions donc dire : « tout parle ! ».

Le vivant et le monde ont un « langage » qu'il nous faut apprendre à déchiffrer. Voilà le point de vue de notre philosophie et le but de ce chapitre.

De la métaphore à la formule mathématique. Depuis qu'il s'est constitué une bonne capacité de questionnement, l'homme cherche à découvrir au sein de son environnement, des réponses à ses interrogations.

Il tente de décrypter des langages secrets, des messages subliminaux, des explications codées, pour répondre à ses grandes questions métaphysiques.

Pendant longtemps les descriptions allégoriques ont suffit à la conscience humaine.

Les métaphores parvenaient à satisfaire des consciences encore simples, et il existait encore sur terre des endroits inaccessibles desquels les DIEUX s'adressaient aux hommes par le biais des manifestations phénoménales.

Puis, lorsque la conscience ne se contenta plus ces explications mythiques, la philosophie et la science ont pris le relais, proposant à ces nouveaux esprits des réponses et des explications philosophique, physiques et métaphysiques.

Et enfin, depuis quelque temps, la science s'est imposée comme  fournisseur numéro un de réponses aux grandes questions humaines.

 

Du mystique à la science, au mystique

Depuis leur apparition, les grandes questions métaphysiques dont nous avons vu plus haut la teneur (y a-t-il du divin, qu'est-ce que l'au-delà, existe-t-il un langage du phénomène etc.), n'ont toujours pas été résolu.

L'homme occidental semble les avoir un peu mise entre parenthèse, ou plus précisément, les avoirs rangés dans l'inconscient pour le moment.

Elles n'en demeurent pas moins présentes et font de temps en temps, en chacun de nous, une remontée vers la surface.

Évidemment, les réponses qu'apporte la science à ces questions philosophiques et métaphysiques, ne peuvent dépasser le niveau du phénomène, et conduisent donc à nier toute existence « trans phénoménale », ou à en réduire la conception à une création de l'esprit.

Pourtant, l'homme, comme la science, ne peuvent se contenter des limites fixées par les phénomènes.  

L'être humain a besoin de dieu et attend de la science qu'elle lui en apporte la preuve. Et la science, par son intrusion permanente vers le cœur de la matière et le cœur de la vérité, aborde aujourd'hui par la physique quantique ou la physique des cordes, les étonnants et impalpables rivages du divin.

Seulement, le divin se laisse appréhender uniquement par « l'expérience intérieure », alors que la science n'a accès, d'une certaine manière, qu'a « l'expérience extérieure ». Elle est donc incapable de nous rendre réellement compte, de ce que pourrait être Dieu.

Le mystique en extase et le physicien quantique,  sont en présence de la même chose mais perçue par deux endroits différents.

De la même manière, la façon de lire les actions et les événements du monde par la science occidentale, n'est pas la seule.

Par exemple, la médecine occidentale donne une interprétation du symptôme, de la maladie, ou du virus, différente de celle d'un médecin traditionnel chinois ou d'un guérisseur africain ou aborigène, et aujourd'hui, il me parraît intéressant de commencer à réunir les divers points de vues.

La science en tout cas, ne semble pas disposer des moyens, à elle seule, pour faire la liaison entre la réalité immatérielle de la matière et la réalité immatérielle de dieu, ni d'offrir d'interprétations autres que pragmatiques, aux choses qui se déroulent.

C'est pourquoi, l'ensemble des « ouvriers », penchés aujourd'hui sur la question de la création et sur le sens de l'évolution (qu'ils soient scientifiques, mystiques, philosophes où amateurs), ont tout intérêt à réunir leurs savoirs et leurs potentiels intellectuel et intuitif, pour permettre à l'humanité de franchir cette étape de conscience.

 

Le langage muet du vivant

Le langage humain ne se distingue evidemment du langage animal que parce qu'il est une forme d'expression non du sentiment, mais de la pensée Pradines Le pragmatisme à écarté toutes les autres voies de compréhension Ln des nombreux langages ongtemps négligé par « la pensée rationnelle », ce ce que nous pourrions appeler le langage muet du vivant, autrement dit, l'expression des signes, des « conseils », des « avertissements », des « recommandations » fournis par la nature en silence pour nous inciter à agir d'une façon bien précise, doit être repensé aujourd'hui.

On nomme « signes naturels » les signes qui sont liés à la chose signifiée par une loi de la nature.

Un signe est un phénomène actuellement perçu qui évoque dans notre esprit l'idée d'un autre phénomène non perçu actuellement ou non perceptible par nature.

Ainsi, la fumée et le signe du feu en ce sens que, même si celui-ci est caché par un mur, en voyant la fumée s'élever au-dessus du mur, je pense au feu qui l'a produit.

La nature est un perpétuel créateur de signes, ou du moins, tout dans la nature, fait signe.

Seulement, le monde industrialisé, obnubilé par la rationalité, a perdu l'habitude de les interpréter.

Un problème se pose lorsque ces signes émis deviennent des symptômes et que l'homme reste sourd à ce langage engageant son bon sens.

Par exemple, depuis quelques décennies, certains dominants négligent les signes exprimés par la nature.

Ces signes, sont aujourd'hui devenus des symptômes, (changements climatiques, maladies dû à la pollution etc.).

L'appel, autrement-dit, le langage, est évident.

Il exorte les dominants à sortir de la compulsivité et de l'égoïsme, au profit de la conscience et du bien être universel.

Il engage les dominants à dévaluer leurs tendances à la compétition et à la soif de pouvoir, pour privilégier à la place le bien de l'humanité toute entière.

Seulement comme ce langage n'a aucun des « caractères » du langage pragmatique, ces décideurs contemplent la fumée en refusant de faire le rapprochement avec le feu.

 

Le signe

Un intermédiaire existe entre l'image et le concept ; c'est le signe Levi-straussSelon Merleau-Ponty, un signe n'est signe que par rapport à une conscience qui lui donne son sens.

Ce qui revient à dire que les signes existaient avant la conscience.

Ils attendaient simplement l'arrivée de l'homme pour sortir de leur silence.

Le sentiment de toute-puissance, conduisant l'homme à négliger la logique et les signes du vivant, n'est qu'une phase de l'évolution.

Cette période est à l'origine de la formidable expansion des progrès sociaux et scientifiques.

Elle a permis de dépasser l'embourgeoisement des religions et ainsi pouvoir les engager progressivement à se réformer (ce qu'elles commencent laborieusement à faire).

Seulement, cet excès pragmatique génère dans le même temps une quantité de problèmes ... au rang desquels, notre surdité au langage de la vie.

Il semble donc important de replacer l'individu au sein de son espèce (l'humanité), et cette espèce dans le grand concert du vivant dont nous devons réapprendre à lire les messages.

A partir de là, nous pourrons utiliser le concept stoïcien qui préconise de comprendre le réel plutôt que de le désirer à notre convenance, de découvrir le langage de la nature et y adapter nos actions.

 

Searle (extrait)

La philosophie du langage a une histoire curieuse dans la tradition occidentale. Bien qu’elle soit actuellement au centre ou près du centre de notre attention, tout particulièrement dans le monde anglophone, les formes de nos préoccupations et de nos intérêts actuels à propos du langage sont assez récentes. La philosophie du langage, au sens contemporain de l’expression, débute avec le mathématicien et philosophe allemand Gottlob Frege au dix-neuvième siècle. Les philosophes précédents ont souvent écrit sur le langage, mais aucun ne possédait une philosophie du langage au sens contemporain. Même des sujets traditionnels tels que le problème des universaux ou la nature de la vérité ont été transformés par le mouvement post-frégéen.
Je pense que c’est en grande partie parce que, depuis plusieurs siècles, la plupart des penseurs estimaient que les mots communiquent des idées et se réfèrent aux objets au moyen des idées. John Locke décrit ainsi ce point de vue habituel, en contraste avec sa propre conception :
« Mais quoique les mots, considérés dans l’usage qu’en font les hommes, ne puissent signifier proprement et immédiatement rien autre chose que les idées qui sont dans l’esprit de celui qui parle, cependant les hommes leur attribuent dans leur pensée un secret rapport à deux autres choses.
Premièrement, ils supposent que les mots dont ils se servent sont signes des idées qui se trouvent aussi dans l’esprit des autres hommes avec qui ils s’entretiennent. Car autrement, ils parleraient en vain et ne pourraient être entendus, si les sons qu’ils appliquent à une idée étaient attachés à une autre idée par celui qui les écoute, ce qui serait deux langues. Mais dans cette occasion, les hommes ne s’arrêtent pas ordinairement à examiner si l’idée qu’ils ont dans l’esprit est la même que celle qui est dans l’esprit de ceux avec qui ils s’entretiennent. Ils s’imaginent qu’il leur suffit d’employer le mot dans le sens qu’il a communément dans la langue qu’ils parlent, ce qu’ils croient faire ; et dans ce cas, ils supposent que l’idée dont ils le font signe est précisément la même que les habiles gens du pays attachent à ce nom-là.
En second lieu, parce que les hommes seraient fâchés qu’on crût qu’ils parlent simplement de ce qu’ils imaginent, mais qu’ils veulent aussi qu’on s’imagine qu’ils parlent des choses selon ce qu’elles sont réellement en elles-mêmes, ils supposent souvent à cause de cela que leurs paroles signifient aussi la réalité des choses . »

 

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Prenons pour maxime incontestable que les premiers mouvements de la nature sont toujours droits : il n'y a point de perversité originelle dans le coeur humain (J.J.Rousseau , Emile)

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