Les tendances humaines
Pulsions, instincts, besoins tendances
Le dessein des Méditations
suivantes est d’abattre l’orgueil de l’esprit,
et de le disposer à l’humilité. Malebranche
Notre but n'est pas d'entrer dans une analyse précise des processus psychiques à l'oeuvre devant toute action.
Afin de simplifier notre analyse nous utiliserons donc la plupart du temps, le terme de "tendances" pour qualifier les grandes forces poussant l'homme à agir.
Ce vocable englobera parfois les idées ne pulsions, d'instincts, de besoins, de désirs.
Le grands champs des tendances
Le
champ des tendances est vaste.
Il débute avec les instincts organiques
régissant
notre être vital (conservation, reproduction), et trouve son achèvement dans les tendances idéales et désintéressées
(générosité,
entraide, altruisme, spiritualité, conscience morale ..).
Entre ces deux extrêmes on retrouve l'ensemble des tendances individuelles
et sociales : grégarité, instinct maternel, attachement familial, imitation, communautarisme, nationalisme, individualisme,
égoïsme ...
Tendances positives et tendances négatives
Pour notre analyse, nous allons séparer les tendances en
deux groupes.
D'un coté les tendances primaires et étroites.
De l'autre les tendances supérieures et universelles.
Tendances primaires et étroites
1/ D'un côté, les attitudes égoïstes
et claniques (prédation, domination, égocentrisme, thésaurisation
des privilèges, élitisme, clanicité ... ). Nous les nommerons
tendances primaires.
Tendance supérieures et ouvertes
2/ Et de l'autre, les inclinaisons ouvrant l'individu à
la générosité et à l'universel (le goût pour l'entraide, l'altruisme, la solidarité,
l'universalisme etc.) ... Nous les appellerons : tendances supérieures.
De l'instinct animal à la pulsion humaine
La chute des instincts par l'essor du niveau de conscience
Deux éléments, le temps et
la tendance au progrès, expliquent l'univers.... Ernest
Renan
Ces 2 types de tendances se retrouvent chez notre cousin primate naturel dans une certaine distribution.
La nature laisse libre cours aux forces primaires. Elles rythmes l'organisation sociale ... Les dominants ont tout pouvoir sur le reste de la troupe, leur égocentrisme ne rencontre aucun frein, et leur thésaurisation des privilèges se gagne par la violence..
L'homme au contraire, privilégie (au moins conceptuellement) les tendances supérieures. Il vénère l'altruisme, la solidarité, et n'accepte les tendances primaires que par fatalité.
En discréditant les pulsions primaires
au profit des tendances supérieures, l'humanité a métamorphosé un primate
naturel en homme.
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