Les réalités de la mondialisation.
Il y a un sens à toute chose.
Si on avait su !
Il est toujours facile
de corriger des systèmes, à posteriori ou d'imaginer d'autres versions à notre
passé.
Seulement, nous
l'avons déjà vu dans les
chapitres consacrés à la nécessité, l'évolution
humaine ne peut se faire autrement que comme elle se fait. Autrement dit,
le passé ne
pouvait être
autre que ce qu'il est.
La réalité n'empêche pas de critiquer
Ainsi donc, puisque la mondialisation s'est bien souvent déroulée, jusqu'à
présent, sous une forme impérialiste,
violente, ravageuse et obscène, c'est qu'elle devait se dérouler
ainsi (cela n'empêche pas iqu'il nous faut absolument critiquer toutes ces dérives).
Avec une
petite analyse nous pourrions d'ailleurs déceler
les apports positifs de telles outrances.
Les abus développent la résistance à leur égard
Par exemple, les excès
du marché ont généré
une quantité de colère mondiale. L'indignation est aujourd'hui suffisante pour obliger
les hommes à s'organiser en mouvement universel de défense (les alter-mondialistes et les syndicats suivent) véritable chance pour l'universalité.
Évidemment, même s'il y a
un sens à la globalisation telle qu'elle s'est déroulée,
même si il y a un sens à ces indécences, il
est impératif, comme nous l'avons souligné plus haut, d'analyser et de
critiquer à posteriori ces abus.
Analyser et critiquer dans le but d'en comprendre les mécanismes et
d'en préserver le futur.
Les dominants se surestiment
Les leaders du marché s'imaginent raisonnables
Depuis les années 80, la mondialisation est victime d'une sorte de précipitation
utopiste.
Les grands décideurs de la mondialisation ont ouvert le monde à la libre concurrence
sans construire au préalable un puissant système
de protection, capable de maîtriser les tendances dominatrices
du marché.
On ne peut faire confiance aux dominants
Nous n'avons pas tenu compte du pouvoir corrupteur
d’un
système soumis à la compétition agressive.
Accorder par exemple au commerce la gestion des médias sans élever suffisamment de barrières pour
préserver l'indépendance absolue des journalistes, démontre une
véritable méconnaissance de la psychologie du
marché à l'ère du libéralisme.
Nécessité d'étudier la psychologie des dominants
Si nous avions entrepris la mondialisation,
en utilisant le principe de précaution, autrement dit,
si nous avions tout simplement anticipé correctement l'utopie* mondialiste, elle aurait sans doute pris le visage humain promis par
ses prosateurs. (*utopie réalisable évidemment)
Anticiper raisonnablement l'utopie mondialiste, nécessitait
: d'avoir une bonne connaissance du caractère et de la
psychologie des grands
acteurs du marché / de bien saisir le but réel de cette mondialisation / et d'élaborer cette utopie future en tenant compte des
humains présents sur terre.
Une évolution consciente est devenue vitale
En général, les utopies finissent mal lorsque les dominants privilégient le concept sur les hommes. Quand des pouvoirs poursuivent les yeux fermés la réalisation de leur théorie, ils n'hésitent pas à sacrifier des humains présents
pour
l'humanité future. La plupart du temps, pressés d'en
voir la réalisation, ils en brûlent toutes les étapes fondamentales.
L'utopie est nécessaire mais accompagnés de raison
Les utopies sont nécessaires à l'homme. L'humanité s'est constituée grâce à ses croyances et à ses rêves. Mais la raison doit accompagner tout projet destiné aux futurs et surtout, toute utopie doit garder au cœur de ses préoccupations l'existence de l'homme présent, ses progrès et son bonheur.
Sans cela,
l'utopie se solde en général par le sacrifice des humains
les plus pauvres et les plus vulnérables du moment,
pour des lendemains en principe chantants, mais se faisant
sans cesse attendre.
texte écrit en 2000
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