La vision du marché,
Sortir de l'esprit Balthazar Picsou
La vision vénale, à court terme et dévorante du marché, doit évoluer.
L'idéologie
de la mondialisation, visait, à l'origine,
le bien d'autrui.
Seulement, une énorme distance sépare l'intention humaine et
la réalité
humaine.
Pas suffisamment discutée ni réglementée, une partie du marché
a instinctivement orienté la mondialisation vers son ambiance préférée.
Autrement dit, vers un climat de compétition féroce, de narcissisme et de castes.
Vers les régimes de maîtres et d'esclaves, d'émotions fortes
capables d'activer sa faible émotivité (à l'opposé des foules
sentimentales que nous sommes).
Soumis
à un système faiblement régulé et à
un expansionnisme féroce,
le marché doit viser
la surconsommation et la compulsivité des « consommateurs » et bien sur au
détriment de la qualité de vie.
La psychologie du marché mondial
Noyés dans une sorte de nihilisme, de compulsivité et de vénalité, le marché finit par ne plus se considérer comme « être humain », mais comme « marchand », « industriel » « commercial »
...
Partant de là, au lieu de considérer ses semblables
en tant qu'êtres humains, le marché les considère uniquement sous l'angle du consommateur potentiel et l'ensemble de l'existence se déroule sous ces tristes normes.
Si
le marché était resté à la place traditionnellement accordée au matériel dans
l'ordre des valeurs humaines (autrement dit à la place d'employé au service de l'ensemble humain) la mondialisation aurait sans doute été heureuse.
Au lieu de cela, le marché s'est approprié toutes les places clés de la société y compris celles dont l'éthique exige qu'elles soient isolées de la vénalité (éducation, politique, justice, médias). Le marché en peu de temps, est devenu le conseiller stratégique du monde ...
gourou, philosophe et nouveau religieux.
Le marché dans tous les esprits
Le plus inquiétant dans cette prise de contrôle non consciente,
c'est la transformation qu'elle induit peu à peu dans l'esprit
de l'homme.
Constamment identifiée comme un « objet consommateur», l'homme perd progressivement la conscience
qu'il est un être humain. Il en oublie également les notions fondamentalement
liées à cette valeur "d'être humain".
Il oublie qu'il est avant tout un homme
doué de
conscience et d'amour, une personne inclus dans une grande
aventure humaine à l'origine de ce qu'il est, et qu'il doit
prolonger le mieux possible, au delà de lui-même.
Il oublie le sens profond de sa présence au monde : se réaliser
par et pour autrui ... réaliser son bonheur et celui de l'humanité.
Dédier sa vie à la consommation et à l'objet, n'a aucun sens.
S'accomplir humainement et oeuvrer consciemment afin de laisser
une humanité meilleure à nos descendants, est le seul sens possible de l'existence humaine, la seule voie capable d'épanouir l'homme véritablement.
L'objet est bon, son culte non
L'homme, il est vrai, a besoin d'un certain nombre d'objets pour être heureux.
Mais lorsque celui ci occupe tout notre
espace mental, il frelate la conscience que nous pouvons avoir d'autrui. Il nous ferme l'accès au bonheur (le bonheur exigeant
un espace mental suffisamment vide d'objets pour se remplir
d'amour).
L'objet en tant que tel n'empêche pas l'homme d'être heureux
au contraire. Il ouvre l'accès à un certain confort favorable à la contemplation et à la spiritualité. Par contre, le rappel constant de sa présence par
le marché, encombre
notre esprit et freine la montée de l'amour à notre conscience.
De deux choses l'une, ou bien la place du marché comme créateur
de valeur doit être remis en cause, ou bien la vision du marché sur
lui-même
et sur l'homme, doit évoluer vers plus d'humanité.
de l'effet à la cause >
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