Les effets pervers du marché
Tant de monde en prison sous les lois du marché
Tant
que nous laisserons au marché les clefs de notre système
des valeurs, il imposera au monde ses pulsions sauvages et les groupes d'entraides s'épuiseront à en soigner
les conséquences.
Le marché donne de mauvais exemples à suivre au peuple qui s'y engouffre, s'y perd, et s'entraide pour s'en sortir.
Prenons un exemple en 10 étapes :
- Une certaine partie du marché profitant des lacunes du
droit international, transgresse la morale et les lois humaines
pour arriver à ses fins.
-
Parce qu'il domine les médias, la justice et les politiques,
les ravages et les dérives du marché sont « négligées» des journalistes.
- Sans dénonciation médiatique, l'opinion publique ne peut pas jouer son
rôle
critique, son rôle de boycotteur.
-
Dans le même temps, les journalistes valorisent l'attitude
des dominants du marché. Ils donnent leurs tendances en exemple au peuple (goût
du luxe, du pouvoir, de la fortune,
de l'égocentrisme,
de l'argent facile, de l’égoïsme), et l'image de leur quasi impunité.
-
Le peuple fonctionne par mimétisme (le marché le sait trop bien à présent). Une certaine partie du peuple, cherche donc à
s'identifier à l'élite transgressante pour accéder à ces "nouveaux goûts"...
-
Elle
en oublie ses valeurs humaines traditionnelles et transgresse pour accéder au luxe.
- Le juge sanctionne le peuple et l'entasse dans les prisons.
- Au bout de la chaîne, les services sociaux et les groupes
d'entraide tentent de réparer les dégâts causés
par ces valeurs sur le peuple.
- Dans le même temps, le système judiciaire
est pris entre deux feux. Accepter un certain laxisme envers
les transgressions du peuple pour rétablir une pseudo justice face aux injustices impunies des élites ? Durcir
les sanctions envers l'humanité d'en bas en
transformant lentement la démocratie en une oligarchie
pseudo démocratique ?
Après être passé par la première
version, nous évoluons vers la seconde.
La justice a dû accorder une certaine impunité aux
infractions du peuple. Le délit a alors été érigé
en système. Ce qui a
empêché le transgressant et sa victime de comprendre
le sens de l'humanité, ce qui a forcé à la récidive
(plus chèrement payée), et qui a développé
progressivement le sentiment d'insécurité (récupéré
par les pensées extrémistes friandes des effets).
- Comme il n’émerge pas dans les médias d'analyse
capable de remettre en cause les valeurs même
du marché,
le système s'attaque aux effets plutôt qu'aux causes.
Ce principe n'a que deux finalités : révolte et répression à
outrance, ou régression à l'état sauvage
Le marché est puissant et coalisé
Maîtriser la toute puissance du marché
« Jamais le regard des hommes n’a été
aussi avide qu’aujourd’hui car l’art s’est
retiré de lui »
René Huygue.
Nous ne pouvons plus faire semblant d'ignorer trois choses
:
1/ Le marché est de plus en plus puissant
et coalisé. Ses projets visent une quête personnelle
et inconsciente et non pas prioritairement le bien de l'humanité.
Ce n'est pas un acte délibéré, il est
tout simplement victime de ses pulsions.
Mais une constatation
s'impose. Nous ne pouvons faire confiance aux propositions
d'itinéraires
du marché, son influence sur les rouages de
la société (politique, scientifique, juridique,
média),
pose un problème à l'humanité.
2/ Les transgressions éthiques et juridiques du
marché restent bien souvent impunies. Impunies car le marché est devenu trop puissant. Il est capable d'utiliser
les travers politiques basés sur
la rivalité de
partis, d'utiliser la corruption, l'influence,
l'intimidation voire la violence pour arriver a ses fins.
3/ Et enfin, nous ne pouvons plus faire semblant d'ignorer
une chose essentiel : Les médias sont devenu l'éducateur principal
de l'humanité et, à ce titre, il doivent être
absolument indépendant des influences politiques mais également du
mercantile. Les journalistes doivent
être pleinement conscients de leur influence
fondamentale dans le changement des valeurs de la société.
Ils ont la responsabilité d'être justes
et impartiaux, de se conformer à l'éthique humaine
démocratique,
d'offrir la parole au peuple autant qu'à l'élite,
aux valeurs humaines autant qu'au commerce.
l'évolution par accident >
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