Le marché et ses valeurs
L'instinct éteint la conscience du marché
Un oeil suffit au marchand, cent yeux ne suffisent pas à l'acheteur. Proverbe Arabe
Trois choses semblent orienter le libéralisme actuel, vers la surdité et l'esclavagisme
1/ La mainmise de ses pulsions sur sa conscience.
2/ La façon dont il néglige la dimension spirituelle de l'homme.
3/ Sa tendance à évincer les forces de contradiction et d'opposition.
La nature instinctive et aventureuse du marché en fait un puissant réservoir d'action et de créativité.
Les « qualités » particulières de l'industriel et du marchand, sont nécessaires à notre évolution. Ces "qualités" leurs permettent de supporter la compétition féroce (qu'ils s'imposent à eux-mêmes et imposent aux autres).
Seulement nous devons contester la suprématie gagnée par ces « valeurs » particulières au sein de l'humanité.
En effet, dans un système de compétition aussi féroce, cynique et immoral (le libéralisme depuis les années 80) la plupart des "qualités" nécessaires aux dominants, sont en réalité les défauts pointés du doigt par la philosophie, la spiritualité, l'éthique et la morale depuis des millénaires.
Le
narcissisme, la ruse, la perversion, l'égoïsme, l'indifférence à autrui, l'élitisme, la vénalité, l'esprit de clan, l'occidentalocentrisme).
Ces "valeurs" projetées sur l'humanité par "l'organe" du marché (autrement dit, par les mass médias) sont tout simplement les défauts dont tout être humain un peu spiritualisé, cherche à se débarrasser.
La présence permanente de ces pulsions, est entièrement responsable de l'essor de la violence, du désespoir, et du mal-vivre ressentie par la société depuis quelques décennies.
Valeurs marchandes et télévision
Le libéralisme et ses valeurs.
Pour le marché, la moralité, la générosité, l'altruisme, la simplicité, la bienveillance envers les personnes vulnérables ... représentent des faiblesses.
La compétition, l'agressivité, la force corruptrice, l'expansionnisme, la cupidité et la vénalité font parti au contraire des forces, des moteurs organiques.
Il n'est donc pas tellement question de critiquer le « caractère » du marché (bien qu'il mérite d'être moralisé) mais de l'écarter des organes chargés de diffuser les valeurs de l'humanité (médias, éducation) et à travers lesquels il diffuse depuis quelques décennies déjà, ses pulsions comme s'il s'agissait de bonnes valeurs a enseigner ...
La responsabilité des journalistes
Finalement, le marché n'est pas le plus responsable des excès qu'il commet.
Il ne peut pas avoir en même temps les qualités classiques de sa fonction (impulsif, créatif, offensif, aventurier) et celle du saint (altruiste et absolument respectueux d'autrui).
Ce sont les divers groupes chargés de le maîtriser justice, médias, pouvoir politique, qui ont failli à leurs tâches
(mais nous verrons un peu plus loin que la nature même du marché cherche instinctivement à déborder les obstacles.
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