Le laisser-faire et la « concurrence parfaite » constituant deux idéaux incompatibles, le néolibéralisme se présente comme un retour en force du premier de ces idéaux aux dépens du second. Lagueux néolibéralisme
Les dangers du libéralisme
Le droit est l'ensemble des conditions
qui permettent à la liberté de chacun de s'accorder
à la liberté de tous. Kant
Les secteurs clefs de l'humanité contemporaine - politique, justice, éducation, médias - devraient être absolument protégé de la voracité du marché.
1/ Le politique tout d'abord, devrait pouvoir être isolé de l'emprise
psychique du marché pour qu'il puisse réaliser (sous
la pression formatrice du peuple via les médias), l'oeuvre
pour laquelle il a engagé son existence, à savoir
: développer toujours plus la justice au sein de la communauté
dont il a la responsabilité (la cité, le département,
la région, le pays, la communauté continentale où la communauté
mondiale).
D'autre part la CONSCIENCE du politique doit viser un horizon en
cohérence avec son époque. Si pour Platon ou Aristote,
le politique devait favoriser la paix et l'unité dans la
cité, aujourd'hui, l'étendue visuelle d'un homme d'État,
doit s'étendre jusqu'à l'humanité.
En se déliant du marché, le monde politique occidental
parviendrait ainsi à faire la politique espérée
par les citoyens occidentaux (et également
par les citoyens du monde). C'est-à-dire, privilégier
la diplomatie sur la guerre, l'ONU sur l'empire, le développement
durable sur l'industrie des armements, l'échange vrai,
profitable et universel sur la mainmise des ressources mondiales
à des fins partisanes.
Le communisme a échoué
et le libéralisme échouera. Parce que s'il crée
de la richesse, celle-ci se concentre entre des mains de moins en
moins nombreuses. Le libéralisme, c'est beaucoup d'argent
pour très peu et beaucoup de misère pour les pays
pauvres. C'est un partage de richesse pas du tout équitable. Jacques Chirac2/ La justice évidemment doit être libérée
du marché dans la mesure où l'un de ses buts et d'assainir
les échanges internationaux. Le marché étant
actuellement essentiellement contrôlé par l'Occident,
son pouvoir sur la justice où son influence
sur celle-ci, conduit inévitablement à une injustice
dans les échanges entre pays riches et pays pauvres. Il amène au pillage
systématique des états ne disposant pas des structures juridiques
suffisamment fortes pour se défendre, accentuant la
corruption et la violence dans le monde pauvre et la mauvaise conscience
générale dans le monde riche.
D'autre part, le degré d'iniquité du marché
en Occident même, génère dans les populations
pauvres un énorme sentiment d'injustice et de frustration. Et ces sentiments,
débouchent inévitablement soit sur le désespoir et la démission, soit sur la violence (explosion des
banlieues, violence dans les manifestations mondialistes)
3/ L'éducation doit également rester hors de contrôle du marché.
En effet, la vision à court
et moyen terme de ce dernier, négligera forcément les classes primaires
pauvres, pour sur valoriser les zones riches et élitistes, il valorisera certaines filières utiles pour
son expansion (commerce ...), et dévaluera toutes les filières
à but non lucratif (philosophie, recherche théologique,
ethnologie ...)
En négligeant les premières classes, le marché
réduit l'égalité des chances. Les riches peuvent
offrir un bon enseignement à leurs enfants dans les écoles
privées quand les enfants de pauvres se verront dispenser
de plus en plus un enseignement médiocre et invalidant ce
qui restreint d'autant leur chance.
4/ Le média enfin et surtout
car à lui seul libre, il a les moyens d'obliger d'une part
les trois autres à respecter leurs éthiques respectives
et à valoriser celle-ci, et d'autre part de maîtriser
l'ensemble des débordements du marché et permettre
alors au libéralisme de donner le meilleur de lui-même.
En effet le marché encore rompant les médias dont
il est devenu maître, a paralysé le seul organe en
mesure de faire jouer la concurrence, le consommateur. Depuis plus
de 30 ans, le marché libéral est parvenu à
maltraiter les populations fragiles de l'humanité, et insuffler
des valeurs totalement incohérentes avec les véritables
valeurs humaines, uniquement parce que les journalistes du monde
occidental ont été bâillonnés par un
instrument de censure autrement plus puissant que les forces, je
veux parler de l'argent et de sa force de correctrices.
Imaginons un monde de médias, je parle des médias
de grande audience, libres et indépendants, capables de détecter
et d'exposer au grand jour les attitudes scandaleuses des multinationales
à travers le monde, capables d'offrir sur les chaînes
de grandes écoutes, un vaste espace aux associations de consommateurs,
capables d'insister et d'insister encore sur les hommes politiques
pour qu'ils traitent véritablement les grands problèmes
de société (montée en puissance des mafias,
esclavage sexuel, l'esclavage industriel, pollution, négligence
des sans voix, abandon des banlieues, de négligence de l'éducation,
le scandale des disparités de salaires, soutien direct aux
dictatures, ventes d'armes) et capables enfin d'offrir une grande
tribune à des organisations de type amnistie internationale.
Philosophie et libéralisme >> Conclusion
|