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    libéralisme (suite)

Les dangers du néo libéralisme

Marché, média, politique, maltraite le peuple

Le laisser-faire et la « concurrence parfaite » constituant deux idéaux incompatibles, le néo-libéralisme se présente comme un retour en force du premier de ces idéaux aux dépens du second. Lagueux néo-libéralisme.

Le peuple, depuis le début des années 80, est maltraité par les systèmes dominants.

Il est négligé, oublié, manipulé, il est écarté de toutes les sphères décisionnelles.

Cet état de fait est possible uniquement parce que la force intermédiaire entre les dominants et le peuple (les médias) sont aux mains des dominants.

Les secteurs clefs de l'humanité contemporaine - politique, justice, éducation, médias - devraient être absolument protégé de la voracité du marché.

L'homme politique

1/ Le politique tout d'abord, devrait pouvoir être isolé de l'emprise psychique du marché pour qu'il puisse réaliser (sous la pression formatrice du peuple via les médias), l'oeuvre pour laquelle il a engagé son existence, à savoir : développer toujours plus la justice au sein de la communauté dont il a la responsabilité (la cité, le département, la région, le pays, la communauté continentale où la communauté mondiale).

D'autre part la conscience du politique doit viser un horizon en cohérence avec son époque. Si pour Platon ou Aristote, le politique devait favoriser la paix et l'unité dans la cité, aujourd'hui, l'étendue visuelle d'un homme d'État, doit englober l'ensemble de l'humanité.

En se déliant du marché, le monde politique occidental parviendrait ainsi à faire la politique espérée par les citoyens occidentaux (et également par les citoyens du monde).
Autrement dit une politique privilégiant la diplomatie à la guerre, l'ONU sur l'empire, le développement durable sur l'industrie des armements. L'échange vrai, profitable et universel à la mainmise des ressources mondiales à des fins partisanes.

La justice, le droit, la loi, la sécurité

2/ La justice, le droit la sécurité doivent évidemment être libérés du marché.

D'une part pour protéger correctement les citoyens de la toute puissance des dominants.
Et d'autre part, parce qu'un des buts de la justice et d'assainir les échanges internationaux. Le marché étant actuellement essentiellement contrôlé par l'Occident, son pouvoir sur la justice où son influence sur celle-ci, conduit inévitablement à une injustice dans les échanges entre pays riches et pays pauvres. Sans justice internationale puissante et juste, nous assisterons sans pouvoir agir, au pillage systématique des états ne disposant pas des structures juridiques suffisamment fortes pour se défendre. A l'accentuation de la corruption et de la violence dans le monde pauvre et la mauvaise conscience générale dans le monde riche.

D'autre part, le degré d'iniquité du marché en Occident même, génère dans les populations pauvres un énorme sentiment d'injustice et de frustration. Et ces sentiments, débouchent inévitablement soit sur le désespoir et la démission, soit sur la violence (explosion des banlieues, violence dans les manifestations mondialistes)

Le monde de l'éducation

3/ l'éducation doit également rester hors de contrôle du marché. En effet, la vision à court et moyen terme du marchand, négligera forcément les classes primaires, et les zones pauvres. Elle sur valorisera au contraire l'éducation dans les zones riches et élitistes, accentuant ainsi le népotisme, le clientélisme, la formation de nouvelles filiations aristocratiques. La vision limité du marché délaissera toutes les filières à but non lucratif (philosophie, recherche théologique, ethnologie ...) au profit des quelques filières ponctuelles qui l'intérèsse (commerce, finance...).

En négligeant les premières années scolaire de la vie, le marché réduit l'égalité des chances. Les riches pourront offrir un bon enseignement à leurs enfants dans les écoles privées quand les enfants de pauvres se verront dispenser de plus en plus un enseignement médiocre et invalidant ce qui restreint d'autant leur chance.

Le monde du journalisme

Le droit est l'ensemble des conditions qui permettent à la liberté de chacun de s'accorder à la liberté de tous. Kant

4/ Le média enfin et surtout car à lui seul, libre, il a les moyens d'obliger les trois autres (politique, justice, éducation) à respecter leurs éthiques respectives.

Les médias ont les moyens de maîtriser l'ensemble des débordements du marché (et permettre ainsi au libéralisme de donner le meilleur de lui-même).
Le marché, en corrompant les médias (dont il est devenu le maître), paralysait le seul organe capable de faire pleinement jouer la concurrence et l'esprit critique des consommateurs. Depuis plus de 30 ans, le marché est parvenu à maltraiter les populations fragiles de l'humanité. Il a insuffler des pulsions en parfaite contradiction avec les véritables valeurs humaines. Les journalistes du monde occidental ont été bâillonnés par des instruments supérieurs à la censure, je veux parler de l'argent de l'élitisme.

Imaginons un monde de médias (je parle des médias de grande audience), libres et indépendants.Des médias capables de détecter et d'exposer au grand jour les attitudes scandaleuses des multinationales à travers le monde. Capables d'offrir sur les chaînes de grandes écoutes, un vaste espace aux associations de consommateurs. Capables d'insister et d'insister encore, pour obliger les hommes politiques à traiter jusqu'au bout, les grands problèmes de société (montée en puissance des mafias, esclavage sexuel, esclavage industriel, pollution, négligence des sans voix, abandon des banlieues, négligence de l'éducation, scandale des disparités de salaires, soutien direct aux dictatures, ventes d'armes ...). Et capables enfin, d'offrir une grande tribune à des organisations de type amnistie internationale.

Ne parviendraient-ils pas à assainir le libéralisme, la démocratie ?

 

Texte écrit en 2001

 

 

 

conclusion >


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jacques chirac

Le communisme a échoué et le libéralisme échouera. Parce que s'il crée de la richesse, celle-ci se concentre entre des mains de moins en moins nombreuses. le libéralisme, c'est beaucoup d'argent pour très peu et beaucoup de misère pour les pays pauvres. C'est un partage de richesse pas du tout équitable.

Jacques Chirac

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Mise à jour le 09/09/2010 - Paris
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