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  • l'humanité
    l'égocentrisme (suite)

L'abus d'autrui

L'instinct > à la conscience

abusVenir à bout de l'abus

Sans critique ni contrôle, les pulsions négatives humaines* s'épanouissent naturellement.

* domination abusive, prédation, agressivité

La conscience humaine n'est pas encore assez forte pour maîtriser les pulsions. Les règles, les lois, les interdits, l'éducation, sont là pour compenser cette faiblesse.

Le marché actuel, agissant dans un monde dérégulé*, conduit naturellement à des abus.

*une dérégulation choisie par des dominants, qui, parce qu'ils ont d'eux-mêmes une vision grandiose et déformée, se considèrent capable de maîtriser leurs pulsions

La mondialisation des valeurs marchandes

Au mépris de la démocratie, le marché, via la culture de masse, mondialise ses propres « valeurs* ».

* le goût de l'argent, du pouvoir, du luxe, de la domination, etc..

En réalité, ces valeurs n'en sont pas. Ce sont des pulsions, des instincts, des tendances.

En exaltant ces tendances à la domination, le marché multiplie leur présence au sein de l'humanité.
Il augmente également le nombre de prétendants à ces pulsions primitives.
Tous ces nouveaux aspirants viennent grossir la sphère des dominants.
Cette sphère en s'emplifiant a besoin de plus en plus de richesse.
Cette richesse est naturellement prélevé sur la part du peuple (sur sa sueur).
Et évidemment, la part du peuple va alors en s'amenuisant.

C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuse écrit Montesquieu. Autrement dit, en multipliant le nombre de dominants, on multiplie le nombre d'abus envers la majorité* paisible humaine.

* une majorité par nature respectueuse des principes démocratiques et dépourvue du goût pour l'association déloyale, la violence ou la prédation.

Des mécanismes instinctifs

Ce déroulement fatal accompagne toutes les idéologies matérialistes. Tous les systèmes tirant leur énergie des pulsions au lieu de la recueillir aux pis de la raison. Irrépressiblement, ce mécanisme évolue vers son paroxysme : la crise, la guerre ou la révolution. Des résultats découlant avant tout de l'état d'esprit du monde dominant narcissique. Un monde relativement hermétique aux arguments de la raison et de la conscience. Un monde incapable d'interrompre l'augmentation de sa voracité et donc la part prélevée sur le peuple. Et un monde incapable, après s'être gavé d'abus, de faire machine arrière. D'abandonner en douceur certains de ses privilèges.

De la révolte à la révolution

Prenons un exemple. Les trois dernières décennies, ont multiplié de façon insidieuse, l'écart de traitement entre riches et pauvres. S'étant institué "décideurs de leur propre salaire", les grands patrons se sont octroyés des rémunérations mirobolantes. Aujourd'hui, il faudrait revenir à la raison. Il faudrait évoluer vers un partage des privilèges, des richesses et des pouvoirs. Seulement, ces dominants sont incapables d'accepter un retour en arrière, incapables de se résigner au partage.

Jusqu'à présent, seule la violence semblait apte à convaincre cette partie des dominants de lâcher prise. Il fallait en passer par la révolution pour ramener ce système a raison.

Mais le niveau de conscience s'est élevé

En mettant à jour ce mécanisme inconscient, nous allons pouvoir à présent le dépasser.

Si la société humaine prend conscience de cette rémanence, elle pourra agir sur le processus de surdité. Nous quitterons alors les vieux mécanismes de l'évolution humaine. Des mécanismes déclinant de notre ancienne condition animale (comme l'épreuve de force systématique).

Mais évidemment, la surdité des dominants à un sens. Elle a permis de dépasser des étapes fondamentales (celui la mondialisation par exemple). Les réactions qu'elle fait naître, sont un des grands générateur de solidarité. Et dans ce sens, la surdité fait parti des moteurs de l'humanité, comme nous allons le constater.

 

 

 

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kant

L'homme est un animal qui du moment où il vit parmi d'autres individus de son espèce a besoin d'un maître. Or ce maître, à son tour, est tout comme lui un animal qui a besoin d'un maître. Emmanuel Kant

 

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Mise à jour le 11/02/2012 - Paris
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