Des réactionnaires
Novateurs / réactionnaires
L'équilibre de la société est tendu entre conservateurs et
progressistes.
Les conservateurs voudraient arrêter,
les réactionnaires remonter, les révolutionnaires
précipiter le cours des événements qui les
submerge tous. Oscar Louis Forel
Pour progresser, l’humanité est tendue entre deux forces antagonistes. Entre conservateurs et progressistes, entre réactionnaires et révolutionnaires.
L'évolution entre deux extrêmes
La liberté par exemple, est bien souvent le fruit d'une lutte entre deux formes d'êtat d'esprits opposés. Elle émerge du combat permanent entre nostalgiques de l'esclavage et défenseurs de l'égalité. Entre amateurs de l'esprit colonial, et abolitionnistes de toutes servitudes.
- D'un côté l'individualisme ravageur du néolibéralisme.
- Et de l'autre le collectivisme ravageur également des mauvais communismes et des fausses égalités.
Notre espèce fraye son chemin entre ces deux pôles extrêmes. Entre les nostalgiques des vieilles aristocraties .. et les amoureux de l'égalité
absolue .. Entre les forces
ultra réactionnaires et les forces ultra progressistes.
La dictature et la démocratie
Il est interdit de parler
« tu peux toujours causer »
L'encre des savants est plus précieuse que le sang des martyrs. Mahomet
Dans ce sens, la démocratie induit nécessairement
de la contestation et de la lutte entre camps
opposés.
a/ Dans une dictature classique (de
gauche ou de droite) aucune contestation n'est possible. Toute critique est sévèrement réprimée. Les mouvements progressistes sont voués à l’enfermement ou à la mort (goulag,
camps de concentration). La violence est donc la seule issue pour s'opposer à ce genre de pouvoir.
* une violence que les dictatures appellent terrorisme.
b/ Dans une démocratie effective, la critique peut s'exprimer. Même quand elle est corrompue, comme c'est le cas actuellement, les démocraties offrent des espaces d'expressions. Cela retire du coup, toute légitimité au terrorisme. Des mouvements de défenses peuvent se constituer. Et même si certaines démocraties parviennent à marginaliser ces mouvements, ils ont malgré tout le mérite d'exister.
Les bonnes démocraties ont des médias libres
Les démocraties en bonne santé se remarquent à deux choses.
- La liberté de ton et la qualité des intervenants dans les débats médiatisées.
- Et la place accordée au peuple dans ces débats télévisés.
C'est à ce niveau que doivent s'exprimer les polémiques et les divergences entre progressistes et réactionnaires.
Une démocratie féconde, créatrice et éthique, doit disposer de journalistes libres, impartiaux et neutres. Elle doit avoir en son sein, des médias capables
d'offrir l'espace juste à chacun.
Depuis l'apparition du marché dans le PAF, ce n'est plus vraiment le cas. Espace médiatique semble de plus en plus géré par des journalistes vedettes,
inconscients, partisans et élitistes. Des journalistes focalisés sur les élites* pour répondre aux exigences de leur nouveau patron : lesystème marchand.
*et donc oubliant le peuple
La critique est la bonne santé de la société
Et nous nous retrouvons devant une sorte de retour vers l'aristocratie. Une situation où des dominants imbus d'eux-mêmes et narcissiques, en oublient l'existence du peuple. Incapables d'écouter la souffrance des citoyens, ils leur envoient comme message : « tu peux toujours causer ! ».
Cette génération (1980-2000) foule tout simplement à ses pieds, le travail démocratique déjà réalisé.
Différents types de réactions face à l'oppression
Cette surdité envers le peuples a naturellement des répercussions sur les citoyens. Elle engendre naturellement des contestations à l'intérieur des
groupes opprimés et oubliés. Cette contestation peut prendre alors plusieurs visages en fonction des
caractères humains.
- Violence verbale, pensées racistes, xénophobie.
- Violence physique envers soi-même (alcoolisme, dépression,
toxicomanie, suicide)
- Violence physique envers autrui (terrorisme, délinquance,
Violence sportive ..... )
- Violence canalisée et intellectualisée (manifestation, engagement politique,
critique artistique ... .)
Évidemment, à distance et hors contexte, la meilleure solution
saute aux yeux : c'est la violence canalisée*.
*En exerçant
une pression morale et juridique sur les trois autres formes de
violence, l'humanité se
dirige d'ailleurs vers ce type de contestation paisible.
Mais nous savons aussi que nous ne sommes pas égaux
au niveau du caractère. Si certains peuvent accepter une certaine servitude, d'autre en sont incapables.
Si certains
peuvent effectivement émettre
des critiques canalisées et raisonnables, d'autres n'en
ont pas les moyens.
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