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    la démocratie (suite)

La politique et la véritable démocratie

La plupart des démocraties actuelles sont anti-démocratiques ou faiblement démocratique

Jean Marc Tonizzo peinture tu es l'âme soeur de toute chose, en dehors et au dedans de toiLa démagogie est à la démocratie ce que la prostitution est à l'amour. Georges Elgozy

Même si l'organisation humaine a fait de stupéfiants progrès (de la tribu à la société des nations), notre système démocratique n'a pas encore atteint sa perfection.

Rares sont les dominants capables de maîtriser leur complexe de supériorité et leur goût du pouvoir pour aimer véritablement les peuples dont ils ont la charge.

La plupart d'entre-eux sont incapables de considérer l'ensemble de leurs citoyens comme supérieur à eux-même alors qu'il s'agit d'un préalable politique pour accomplir parfaitement son rôle démocratique.

L'égocentrisme, l'orgueil, le narcissisme des dominants, les maintiennent bien souvent en deçà de la conscience. Ces pulsions les arriment aux zones primaires dans lesquelles règnent les plaisirs du secret, de la manigance, de l'égoisme, de la séduction, de la vénalité, de l'élitisme, de la bourgeoisie, de la rhétorique où de la corruption.

Ajouter à cela qu'ils sont harcelé de toutes part par les autres "élites" du moment (marchands, religieux, artistes, penseurs, médias etc).

Comment pouvoir dans ces conditions, se dévouer entièrement aux affaires du peuple ? Comment simplement conserver la conscience de ses choix d'existence ? comment ces hommes politiques peuvent-ils être conscience du sens réel de leur mission et de la destinée supérieure de la démocratie ?

 

L'influence du marché sur les leaders

Depuis quelques décennies, la mode politique est au narcissisme

il divoIl semblerait bien qu'il ne soit pas encore venu, le temps des idéalistes, des purs, des utopistes, des compatissants, des véritables démocrates. Aujourd'hui, les forces en présences sont telles, qu'elle semble exiger des hommes politiques, qu'ils soient avant tout des "bêtes politiques", des "tueurs".

Cela exige certaines "qualités naturelles" facilitant le combat, la corruption, la manipulation, la prédation ou l'esprit de clan (et malheur aux politiques visant à utiliser ces méthodes sans qu'elles leur appartiennent d'instinct).

Ces qualités ont un sens dans le monde tel qu'il est encore aujourd'hui.

Pour schématiser, nous pourrions dire des leaders actuels, qu'il leur faut une bonne dose de perversion narcissique, pour parvenir à maîtriser le groupe des psychopathes (maffieux, radicaux, dictateurs en puissance et représentant le degrés le plus extrême dans l'échelle du désir de domination).

Seulement, si cette force narcissique protège le monde des empires maffieux, des hitlers et des mussolinis en puissance, et elle à également ses revers.

1/ Elle n'autorise pas l'établissement d'une véritablement démocratie. En effet, le narcissisme induit une certaine surestimation de soi, des qualités que l'on s'attribue, et un mépris pour le subalterne. Le dominant narcissisme se situant du coté de l'élite, des dominants. Il va naturellement se ranger dans ce clan et sous estimer le peuple au lieu de le juger "souverain" (c'est pourquoi dans l'esprit de certains dirigeants actuels, la "France d'en bas", c'est le peuple !!!).

2/ En second lieu, cette mode du narcissique, impose des manipulateurs à la tête de chaque formation politique, gauche droite confondu.
Si le manipulateur narcissique ne se hisse pas directement, le politique élu, est le pion d'un ensemble "pervers narcissique" qui l'instrumentalise. Et si par hasard, un ou une idéaliste s'avère être le leader naturel de la formation, la perversion narcissique de son camps s'arrange à l'empècher d'être élu.
Cet état de fait conduit mécaniquement le peuple au désespoir de voir sa condition s'améliorer. Écoeurés d'être ainsi oublié ou maltraité, il fini bien souvent par vouloir rappeler les idéologies les plus réactionnaires.

3/ Rares sont les hommes politiques non-narcissiques et suffisamment charismatique pour s'appuyer sur les narcissiques pour accéder au pouvoir et pouvoir ensuite se dégager de leur emprise pour appliquer une politique véritablement favorable au peuple.

 

Le narcissisme pour universaliser

Notre monde est encore dangereux.

céramique Vallauris, oeuvre de Jean Marc TonizzoToujours prêt à revivre de violents retours en arrière comme le siècle dernier nous l'a prouvé.

Depuis la fin du communisme, certaines attitudes révoltantes des dominants soi-disant démocratiques, nous empêche de nous considérer dans une saine démocratie.

La seule présence des idéologies totalitaires capables de se réimposer, indique d'ailleurs notre réelle position sur l'échelle démocratique. Ces idéologies extrémistes s'éteindront d'elles-même lorsque nos démocraties seront justes et égalitaires. Lorsqu'elles auront dépasser la perversion et la corruption.

La forte consistance des extrêmes n'est sans doute pas un signe de bonne santé démocratique, comme certains le suggèrent. C'est au contraire un symptôme de reculs. Les démocraties en devenant élitiste et en s'eloignant des valeurs d'égalité et de justice, font grossir les mouvements extrémistes.

On pourrait d'ailleurs utiliser la montée ou la baisse des extrêmes comme baromètre d'évolution.
Dans les périodes où les leaders abusent des pouvoirs et négligent le peuple, la pression extrémiste croît.

Lorsqu'au contraire, les dirigeants sont justes et égalitaristes, les extrêmes se dégonflent.

 

L'apparence démocratique

Le peuple vers la démocratie participative

Certes dans la plupart des grandes démocratie, les élus respectent les droits des citoyens et acceptent le résultat des élections.

Mais c'est bien souvent le seul pouvoir décisionnel accordé par les dominants au peuple.

Aujourd'hui, l'histoire du monde à clairement choisi le libéralisme sur le communisme, pour évoluer.

Mais nous sommes loin des propositions libérales promises par ses philosophes et ses idéologues. Nous sommes loin d'un libéralisme respectueux des acquis sociaux et des lois du commerce international. Loin des philosophies libérales protectrices des faibles, respectueuses des hommes, du monde et des autres cultures.

Au contraire, depuis les années 80, ces nouveaux dominants se révèlent, par certains côtés, inhumains, agressifs et meurtriers pour les populations vulnérables, pour les valeurs humaines et l'environnement.

Ce régime obéit aux pulsions égoïstes et féroces de quelques dominants condamnés par leur nature à abuser l’humanité vulnérable, sans tenir compte du bien du peuple souverain.

 

 

 

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Abraham Lincoln




De même que je ne voudrais pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle est ma conception de la démocratie. Abraham Lincoln

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Mise à jour le 17/03/2010 - Paris
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