Psychologie et évolution
L'essor des sciences humaines
Le sens de la psychologie
Par une claire connaissance des ressors qui nous font agir, nous parviendrons à comprendre ce qui empêche l'association positive de l'homme. Spinoza
Selon notre théorie : « l'humanité est destinée à atteindre sa perfection ». Ce sous-chapitre s'appuie sur quelques évolutions précises pour le confirmer.
Après avoir analysé les progrès de la « conscience » et de « l'amour », penchons-nous à présent sur ceux de la « psychologie ». Qu'apporte-t-elle à l'humanité et vers où la dirige-t-elle ?
La force des pulsions
Tout être humain sait intuitivement ce qu'il peut faire et ce qu'il ne doit pas faire.
Mais il arrive parfois que l'homme abuse ou maltraite ses semblables. Qu'il abîme l'écosystème et brutalise les autres formes de vie. Ces mauvaises conduites sont le résultat de la « toute-puissance » de certaines de ses pulsions*.
* des pulsions primaires comme l'agressivité, l'instinct de domination, la thésaurisation des privilèges, l'égoïsme ou le narcissisme.
Et quand il n'émane pas des tendances personnelles, l'abus autrui, découle des pulsions de nos dominants*.
* des patrons, des chefs militaires, des contremaîtres, des chefs d'états, des systèmes, etc.
La méconnaissance des pulsions
Pendant longtemps dans l'histoire de l'humanité, les hommes ont ignoré les mécanismes de leurs instincts. Ils sous-estimaient leur autorité sur leur conscience, ou l'a justifiaient par la fatalité. Quand l'homme ne comprend pas la force de ses pulsions, il lui est impossible de les corriger.
Donc il les subit.
Mais ne l'oublions pas, nous sommes issus du monde des primates naturels. Comme nos cousins singes nous étions mus par des pulsions inconscientes.
Comme eux nous étions incapables de les raisonner, de les maîtriser. Nous nous contentions de les assouvir ou de les laisser se frustrer.
Mais depuis ces temps originels, nous avons fait d'énormes progrès.
Du tabou jusqu'a Sigmund Freud
À l'origine de l'humanité, l'homme était entièrement géré par ses instincts. Ces derniers avaient toute autorité sur lui.
Peu à peu,
nous avons acquis une certaine maîtrise de ces forces souterraines*.
* grâce au langage, aux interdits, à la civilisation, à l'éducation, nous devenons de plus en plus maître de nos pulsions, de nos tendances.
Evidemment, nous n'en sommes pas encore à un contrôle parfait. Mais Paris, ne s'est fait en un jour.
Malgré les milliers d'années d'éducations et de châtiments, les pulsions humaines jouissent encore d'une forte influence. Elles émergent quand notre conscience morale est faible. Elles reprennent du galon quand les périodes s'y pretent *.
*comme c'est le cas depuis les années 90. Date à l'aquelle le marché à pris le controle des médias, des syndicats et des politiques, donc des contre-pouvoirs.
Depuis près de deux siècles pourtant, une nouvelle méthode de « combat » est apparue.
Ou plus précisément, une nouvelle méthode de gestion : la psychologie.
Petite histoire de la psychologie
Du mythe à la psychanalyse
Généalogie d'une analyse
L'apparition de la psychologie comme réflexion sur les sentiments et les émotions humaines, ne date pas d'hier.
Elle remonte sans doute aux premiers temps de l'intelligence et du langage humain.
Un embryon de cette science se devine dans les traditions orales des peuples premiers.
Dés les premiers écrits humains (Gilgamesh, l'odyssée, l'Iliade) apparaîssent des réflexions sur les divers types de caractères psychologiques.
Cette réflexion s'affirme un peu plus avec Socrate, Platon puis avec Aristote,
Avec Saint Augustin ou Jean-Jacques Rousseau, elle rencontre d'extraordinaires promoteurs de l'auto analyse.
Fin 19e siècle et sous la conduite des premiers neurologues, elle deviendra une science à part entière. Pour exploser enfin, dans sa rencontre avec Sigmund Freud, fondateur de la psychanalyse.
A la suite de Freud
Malgré les controverses entourant le neurologue de Freiberg, son apport à l'humanité est gigantesque. À sa suite, de nombreux psychanalystes et psychologues, se sont mis à étudier les mécanismes cérébraux.
Tout ce travail éclaire progressivement l'influence cachée de nos pulsions et attire nos conduites vers la lumière.
La prise de conscience du pouvoir des instincts est le premier acte de leur maîtrise.
Une science en son enfance
D'une certaine façon, les sciences sociales et la psychologie, en sont encore à leur enfance. Dans la période Blériot, pour prendre une métaphore aéronautique.
Elles sont à l'aurore de leur impact possible. Aux débuts de leur véritable rayonnement.
Cette science amorce à peine sa connaissance des grands mécanismes de l'esprit. Elle commence tout juste à s'intéresser aux « bourreaux » plutôt qu'aux victimes.
Les causes sans les effets
En effet, jusqu'à présent la psychologie a essentiellement soigné les effets, sans intervenir clairement sur les causes.
Elle prend en charge les souffre-douleur de la perversion, sans toucher aux systèmes pervers.
Elle « rafistole » les « proies », sans s'attaquer efficacement à la psychologie des « prédateurs légaux*».
* c'est le cas par exemple dans la relation victime / pervers narcissique. Et c'est également le cas de la relation peuple / puissants narcissiques.
L'avenir est au sciences humaines
Mais l'avenir est ouvert et il appartient à la psychologie.
C'est du moins ma conviction. Cette science, a les moyens de dévaluer progressivement les forces obscures manipulant l'âme humaine. Les pulsions morbides, poussant les dominants, de génération en génération, à engendrer leur lot de sacrifiés.
Elle projetera sa lumière, sur les sources psychiques de tout les abus.
L'enfance
La psychologie dispose de tous les atouts pour éclairer dés l'enfance,* les troubles responsables du défaut d'empathie. Elle mettra donc à jour, les forces motrices de l'égoïsme discriminant. Les ressorts de la clanicité, de l'élitiste spoliant, du narcissisme pervers et de la manipulation criminelle.
*Et si l'humanité doit avancer vers la détection précoce de la délinquance, puisqu'elle en a l'intention semble-t-il, les écoles ou se renouvellent aujourd'hui, et sous la pression du népotisme, les élites du pays, devraient à mon sens, être testé en priorité.
L'abus licite
Elle obligera la justice à prohiber certaines conduites encore légitimes aujourd'hui. C'est le cas par exemple, du néo colonialisme (à l'origine d'une grande partie de notre évolution chaotique).
Les abus d'état
La psychologie devra également étudier l'influence des pulsions sur les grands événements mondiaux. Leurs responsabilités sur le choix de la guerre au lieu de la diplomatie. Sur le choix de la surdité à la place de l'écoute. Le choix d'un libéralisme régressif et sauvage au lieu d'un libéralisme social, etc.
Progressivement, les sciences PSY, éclairent les recoins cachés de l'humanité.
- Replis secrets dans lesquels se dissimulent les véritables entraves à nos relations humains, à notre puissance
d'aimer.
- Carences éducatives et affectives dues aux inégalités de traitement inter-individus.
- Stimulation des pulsions agressives par le marché
- État de guerre permanent entretenu par les pulsions des puissants etc.
Parallèlement à cela, les sciences humaines, apprennent à réparer le psychisme humain*.
* psychisme « naturellement déséquilibré » pendant cette difficile transformation d'un primate naturel en homme parfait.
Où nous conduit la psychologie
L'immense travail de la psychologie sur le comportement humain, modifie progressivement l'ambiance de l'humanité.
En prolongeant dans le futur toute cette activité soignante, nous pouvons saisir où elle dirige notre espèce.
Elle l'entraîne naturellement vers la gestion parfaite de son comportement. Autrement dit, vers l'anéantissement de ses pulsions abusantes. Vers l'anéantissement de son goût pour l'injustice, la domination, l'oppression, la prédation, la perversion etc.
Et donc, si l'homme cesse d'être un loup pour l'homme, il accède du coup à la sérénité. À la fin du stress, de l'angoisse, du mal-vivre et des pathologies.
Ainsi, l'évolution de la psychologie, comme l'évolution de l'amour et de la conscience, ont une finalité. Elles conduisent l'humanité vers son seuil indépassable de perfection (l'éveil, la béatitude).
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