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    cinq arguments supplémentaires

L'évolution des connaissances

A la découverte du but de l'évolution humaine

eden connaissanceLa liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l'égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l'homme libre. Victor Hugo

Pour étayer un peu plus notre théorie selon laquelle l'humanité est destinée à atteindre sa perfection nous nous sommes appuyés, dans la page précédente, sur "l'évolution progressive des sciences sociales".

Nous allons à présent faire la même chose avec "l'évolution progressive de la connaissance de notre destination".

 Jusqu'à présent, notre évolution s'est déroulée (et se déroule encore) de façon plus ou moins :
inconsciente,
intuitive et bien souvent
antagoniste.

 

L'évolution inconsciente

A la découverte du sens de l'humanité

art, jean marc tonizzoÉvolution inconsciente, dans la mesure où aucune des grandes disciplines scientifiques, aucune science officielle, aucun organe rationnel n'a encore osé investir le champ téléologique du sens de l'humanité.

Et pourquoi ces disciplines pragmatiques le feraient-elles en réalité ?
Pourquoi la science, se définissant comme la connaissance raisonnée et méthodique des phénomènes du monde, devrait-t-elle s'occuper du but à atteindre par l'humanité ? Pourquoi s'intéresser à une réalisation future qu'il semble impossible aujourd'hui d'élucider ?

Pour l'instant l'anticipation du futur humain a été essentiellement occupé par la religion et la philosophie.

La religion en a bâti toutes les structures (sous forme de métaphores, l'Apocalypse ou la réincarnation par exemple).

Puis quelques grands philosophes de l'histoire comme Kant, Hegel, Comte ou Marx, ont rationalisé cette base spirituelle.

Seulement les grandes catastrophes morales du siècle dernier (attribué à tort au progrès des sciences et des techniques), ont interrompu pour un temps ces recherches.

Aujourd'hui, ce champ de réflexion est plutôt occupé par la science-fiction.

La gestion des connaissances

HegelQue manquait-il (et que manque-t-il encore), à la science des Lumières, et à celle du 19e siècle, pour poser les bases d'une véritable téléologie scientifique ?

Que manquait-il à la science pour ajouter à ses disciplines, une branche capable de prolonger les recherches anticipatrices d'un Kant ou d'un Hegel ?

Il manquait (et il manque encore) l'intention scientifique de sortir du cadre restreint, du vérifiable.

Il manque une étude approfondie et méthodique de toutes les améliorations produites par notre espèce : Progrès sociaux, culturels, techniques, scientifiques, affectifs, psychologiques, philosophiques, physiques, et leur probable finalité si l'humanité conserve son axe d'évolution.

Il manque une analyse approfondie des modifications cérébrales humaines au cours du temps.  Il manque une bonne connaissance de notre cerveau et de ses fonctions. Une idée précise de notre histoire. Il manque des moyens de modélisation sophistiquée. Et bien sur il manque l'intérêt puissant pour « la connaissance de notre but ».

Nous le voyons, il manque encore trop d'éléments aux scientifiques, pour s'intéresser à une question concernant « le très long terme ».
Mais si ce n'est pour aujourd'hui, ce sera pour demain.
Conscience et connaissance progressent dans l'humanité à leur rythme propre.

L'homme est parvenu à accepté l'idée d'appartenir au règne animal quand sa conscience en était capable, quand son esprit s'y était suffisamment préparé en quelque sorte.
De la même façon notre but s'imposera naturellement à la conscience de l'humanité quand il en sera temps. La science rassemblera alors toutes les preuves à sa disposition pour affirmer (comme elle l'a fait pour la théorie de Darwin) : « l'évolution vers la perfection n'est plus une supposition mais un fait ».

Quand ce point sera acquis par l'humanité, l'homme agira consciemment et universellement dans le sens de la logique commune.

En effet, si la science me dit : « l'humanité a un sens, elle évolue vers la paix, l'universalité, l'égalité, la quiétude, c'est un fait », alors je peux me sentir obligé de situer mes actes dans cette conformité.
Je peux comprendre la nécessité d'agir dans la logique du bien commun et de travailler consciemment à cette destinée.

Cette prise de conscience demandera probablement un certain temps. Et un autre temps encore, pour en faire une loi (comme il a fallu du temps entre la naissance de la théorie de l'évolution et le moment où le monde scientifique en parle comme un fait).

 

L'évolution intuitive, la découverte

Du singe à l'humain

arbreÉvolution intuitive car tout individu doué de raison, a le sentiment profond (même s'il ne repose sur rien de solide) qu'il existe un sens à l'humanité. Le monde (en notre for intérieur), n'évolue pas sans raison. Il y a une finalité et un but à cette création.

Intuition et réflexion sont l'apanage de l'humanité.

Une des raisons pour lesquelles la "raison" a stagné chez les autres primates (empêchant nos cousins de réfléchir sur leur sort), résulte de leur incapacité à dominer l'autocratie radicale de leurs dominants.
En effet, la toute-puissance des dominants naturels, leurs combats et leurs agressivités permanentes oblige le groupe a vivre sur le qui vive, le chaos et la peur fermant l'accès à la conscience et à la réflexion.
À partir du moment où l'homme a hissé au-dessus de ses « chefs » un   supérieur (dieu) auquel les régnants devaient se soumettre, notre espèce est parvenu à dévaluer l'agressivité et la toute puissance des dominants.
L'humanité est alors devenue plus paisible.
Les hommes pouvaient réfléchir, spéculer et méditer en paix.
Et grâce à cela, les spirituels ont pu spiritualiser.

Peu à peu la spiritualité s'est enrichie. Devenue religion, elle s'est mise à réfléchir aux fins dernières de l'humanité.

Les idées d'apocalypse, de souverain bien, ou de vide, sont les trois grands aboutissements de ces intuitions téléologiques.

La philosophie à repris le flambeau de la découverte prospective. Et à atteint sa première apogée dans les oeuvres de Kant et de Hegel.

 

L'évolution antagoniste

Évolution antagoniste enfin, par obligation et nécessité.

En effet, le comportement humain découle en droite ligne du comportement primate naturel. Esprit de compétition, de domination et de thésaurisation, caractérise ce comportement animal.

L'humanité correspond à la lente métamorphose d'un primate instinctif en humain conscient.
C'est la conversion d'un singe agressif et antagoniste, en un être humain coopératif et pacifiste.
La difficile transformation d'un primate clanique incapable de maîtriser ses instincts agressifs, en humain accompli, universel égalitariste, maître de ses tendances.

Il s'agit donc, pour l'humanité, de comprimer progressivement ses tendances anti humaines (tendances héritées des lois de la nature - agressivité, égocentrisme, surdité à autrui, domination/subordination, thésaurisation des privilèges), pour obéir parfaitement aux lois humaines qu'elle s'est créées (égalité, respect d'autrui, universalité, fraternité).

Le but étant de faire de l'obéissance aux lois humaines, la seule nature humaine.

Ignorant encore notre but, et victimes de nos tendances abusantes, nous continuons d'élaborer l'humanité (et nous-mêmes), de façon inconsciente, égocentrique et antagoniste (donc violente et dangereuse).

Pourtant, malgré cet antagonisme, malgré la violence de nos tendances, et malgré le manque de plan d'évolution, nous sommes arrivés aux abords de l'unification universelle.

Ainsi donc, si même avec l'antagonisme et la violence, si même avec la tyrannie, la domination et la surdité à autrui, bref, si même avec tous les moyens agressifs relatifs à l'évolution inconsciente, l'humanité est quand même parvenue aux abords de l'universalité et de la paix possible, nous pouvons considérer cette évolution vers la perfection comme « vissé » au corps même de l'humanité.

Aujourd'hui, nous sommes à un point de ce parcours, soumis en partie à notre conscience morale et en partie à notre tendance à nous affirmer à ses dépens.

Nous sommes à mi-chemin entre une évolution totalement inconsciente de sa destination, et une évolution totalement consciente de sa destination.

 

L'évolution consciente comme destinée

La transformation de la conscience

Quand un homme ignore la joie émise par la voie du « bien », il peut choisir la voie du « mal » pensant qu'elle génère plus de plaisir Tonizzo

En résumé, même si aujourd'hui encore, l'humanité évolue de façon inconsciente, intuitive et antagoniste un jour viendra où l'évolution consciente s'imposera.

Ce type d'évolution sera naturellement attirée par le bien puisque la conscience ne peut pas faire le mal. Lorsqu'elle a le choix entre le « bien » le « mal », affirme très justement Platon et plus tard Sartre, la conscience choisi obligatoirement le « bien »).

Par contre, il est nécessaire de respecter l'évolution propre de l'humanité. L'évolution vers le bien, doit se faire de manière progressive. Elle doit s'adapter aux capacités psychiques humaines et non pas à l'exaltation de nos utopies (sinon nous arriverions a une dictature).
L'humanité à son propre rythme, on doit le comprendre et le respecter.

Un jour donc, dans « la nature » profonde de chaque homme, les lois humaines auront éteint dans notre esprit, toute tendance à abuser d'autrui. L'humanité sera alors parvenue à sa perfection.

Et même si l'ambiance ponctuelle donne le sentiment d'une régression, nous évoluons dans la direction de la paix universelle.

 

 

 

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La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses. Platon

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Mise à jour le 03/09/2010 - Paris
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