La vérité est dans la sagesse absolue
Conscience universelle et vérité
Aussitôt que nous pensons concevoir
clairement une vérité, nous sommes naturellement
portés
à la croire Descartes
Selon la mécanique universelle, la
vérité sous sa forme "absolue" ne se verbalise pas, elle se ressent.
Au sens large, la conscience
peut se définir comme l'ensemble des images,
des idées ou des sensations
générées par notre esprit
est perçue par lui.
La conscience est donc : « la connaissance
qu'a l'homme de lui-même, d'autrui
et de son environnement».
Elle peut être vécue effectivement
ou imaginée (comme la sensation de vivre réellement un événement quand nous rêvons par exemple).
Dans la vie de tout le jour, les divers états engendrées
par notre conscience, constituent un panel allant de la pure illusion
jusqu'à la vérité la plus haute (l'éveil, l'extase, selon notre philosophie).
En se développant, l'individu développe progressivement
sa conscience et ses connaissances (de la non conscience du nourrisson, à la sagesse du vieillard). Ces deux valeurs le rapproche
toujours plus des vérités et de la vérité.
L'ensemble des consciences individuelles, constitue ce que nous
pourrions appeler : la «conscience universelle ».
Cette conscience universelle évolue
selon un principe identique à celui de la conscience individuelle.
Elle progresse au fur et à mesure du développement
des connaissances de l'humanité. La conscience universelle,
se rapproche donc peu à peu de la vérité.
La vérité, définition
Comme des films projetés : les vérités
On est souvent divisé entre le respect
de la vérité et l'attachement à sa vérité
Jean Rostand
Selon
une définition courante, la vérité
correspondrait à : «la conformité du discours
à son objet». Ceci est une table, ceci est un
homme
etc., et en effet, pour le sens commun, il s'agit bien d'une table,
d'un homme, etc..
Seulement, ces vérités, définies
selon le sens commun, si elles sont vraies et utiles pour les pensées
ordinaires, ne sont pas pour autant des vérités absolues.
Univers, homme, ciel, mer, table, chaise,
sont des termes construits par l'homme pour définir des« choses» dont
la vérité absolue est antérieure à toute définition.
Pour se convaincre de la non universalité de la vérité ordinaire humaine, il suffit de la comparer aux vérités des autres formes vivantes.
Par exemple, la conscience que j'ai de ce meuble
ancien devant moi, est radicalement différente de la conscience
qu'en a le ver qui s'en régale.
Platon, Socrate
Socrate
Je vais te le dire, et ce n’est pas une chose insignifiante : c’est qu’aucune chose, prise en elle-même, n’est une, qu’il n’y a rien qu’on puisse dénommer ou qualifier de quelque manière avec justesse. Si tu désignes une chose comme grande, elle apparaîtra aussi petite, et légère, si tu l’appelles lourde, et ainsi du reste, parce que rien n’est un, ni déterminé, ni qualifié de quelque façon que ce soit et que c’est de la translation, du mouvement et de leur mélange réciproque que se forment toutes les choses que nous disons exister, nous servant d’une expression impropre, puisque rien n’est jamais et que tout devient toujours. Tous les sages, l’un après l’autre, à l’exception de Parménide, sont d’accord sur ce point : Protagoras, Héraclite et Empédocle, et parmi les poètes, les plus éminents en chaque genre de poésie, dans la comédie Épicharme, dans la tragédie Homère. Quand celui-ci dit : « L’Océan est l’origine des dieux et Téthys est leur mère », il dit que tout est le produit du flux et du mouvement. N’est-ce pas, à ton avis, cela qu’il a voulu dire ?
La vérité de l'univers
Critiques des diverses vérités absolues
Lorsque l'erreur porte les livrées
de la vérité,
elle est souvent plus respectée que la vérité même. Nicolas malebranche
L'univers
nous dit-on, est en expansion.
La vérité absolue de l'univers
ne peut donc pas être un moment précis de cette expansion,
ni un élément de l'univers puisque cet élément
n'est pas le tout.
La vérité absolue de l'univers ne
peut pas être non plus, un espace temporel
de cette expansion (par exemple le temps depuis lequel existe l'humanité)
car cet intervalle n'est pas le tout.
On ne peut pas non plus découvrir la
vérité absolue de l'univers en s'appuyant sur
sa forme, sur son apparence, puisque celle-ci est, nous dit-on, en expansion. La forme de l'univers
est donc mouvante.
Autrement dit, on ne peut utiliser ni l'espace,
ni le temps, ni la matière dans
ce qu'elle a de changeant, pour démontrer la
vérité absolue de l'univers.
La vérité absolue de l'univers
ne peut être qu'une : « constante immatérielle,
immuable, invariable et infinie ».
Seule donc l'essence intime de l'univers (les particules immatérielles
qui le constitue), peut correspondre à
cette vérité absolue.
Seule donc, l'essence immuable et immatérielle
de l'univers peut être sa vérité.
La vérité du vivant
La logique humaine
comme au cinéma
Ce que l'homme appelle vérité,
c'est toujours sa vérité, c'est-à-dire l'aspect
sous lequel les choses lui apparaissent. Protagoras
La
vérité du
vivant
est au delà de sa forme
Nous pouvons de la même manière nous demander qu'elle
est la vérité absolue du vivant.
Le vivant, nous le savons, est en évolution.
La vérité absolue du vivant,
ne peut donc pas être un point de cette évolution.
L'espèce humaine (pas plus qu'une autre espèce d'ailleurs),
ne peut donc incarner la vérité absolue du vivant.
Si le vivant à une vérité absolue, elle est
forcément dans son essence profonde, dans la partie immuable
qui le constitue.
Et la seule partie immuable et identique à l'ensemble du
vivant c'est les particules élémentaires et immatérielles
qui le constitue. Autrement dit, c'est : «l'énergie
immatérielle et immuable, identique à chaque espèce
vivante et à chaque individu, en dépit de sa forme.
Seule donc, l'essence intime, immuable et
immatérielle du vivant peut être considéré
comme sa vérité absolue.
La vérité de l'homme
Les sens trompent, l'essence ne trompe pas
La vérité absolue de l'homme
est au delà de ses apparences.
C'est
la même chose au niveau de la vérité absolue de
l'homme.
Tout au long de notre vie, notre aspect
physique, notre condition sociale, nos
qualités, nos tendances,
notre intelligence, nos passions, évoluent. Ces facultés sont en constantes
mutations.
Donc ni la forme, ni la position sociale, ni les qualités,
ni les tendances, ni les passions d'un individu, ne peuvent être
la vérité absolue de celui-ci.
D'autre part, nous le savons également, notre perception
du monde extérieur est totalement différente de
celle d'une fourmi, d'une mouche ou d' un poisson.
Donc notre perception n'est pas
la vérité
absolue de ce qui est, mais une interprétation.
Nous savons également que ce que nous entendons,
touchons, sentons, n'est pas ce
qu'entend, touche, sent, un vers de terre un poisson ou une guêpe,
et nous savons que la sensation du chaud et du froid entre un
inuit et un africain n'est pas la même. Il ne nous est donc
pas possible de dire que, ce que l'on perçoit par nos sens
est la vérité.
En résumé ni notre représentation sociale, ni ce la perception de nos sens, ne peuvent être des vérités absolues.
La seule vérité absolue d'un être
humain, est son essence. Sa part immuable et immatérielle située dans l'atome. Cette essence est présente
dans l'univers, dans le vivant et dans chaque homme.
L'ultime vérité est dans la sagesse
Fusionner la conscience avec l'énergie
Deux demi-vérités ne font pas
une vérité.
Multatuli
Seule donc, l'essence immatérielle
et immuable des choses, est la vérité absolue des choses. Ainsi, la seule façon
pour un être humain d'atteindre la vérité absolue
des choses, c'est d'être
lui-même
au contact sensitif avec sa propre essence immatérielle et immuable.
Pour cela, il faut faire fusionner la conscience avec l'essence, avec l'énergie pure dont nous
avons dit précédemment qu'elle était de nature "amour
absolu".
Cette relation entre l'homme et la vérité absolue
des choses, est possible dans une seule position
psychique : dans l'état
de béatitude, d'extase, de nirvana.
En résumé, la vérité
absolue est immatérielle et a-temporelle. Elle ne peut être
verbalisée, analysée, écrite ou exprimée.
La vérité absolue est la sensation ressentie (par le corps et l'esprit
à travers la conscience), de la «partie intime des
particules
élémentaires».
négation >
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