Avec ses bonnets de nuit et
des lambeaux de sa robe de chambre, le philosophe bouche les trous
de l'édifice universel. Hendrich Heine
Philosophie, conscience d'autrui
Entre le faible et le fort c'est la liberté
qui opprime et c'est la loi qui libère. LacordaireLa
vie a besoin d'illusions, c'est-à-dire de non-vérités
tenues pour des vérités. Friedrich Nietzsche.
Même
s'il s'agit, comme nous l'avons vu dans les précédants
chapitres, d'une ILLUSION NÉCESSAIRE,
l'homme constructeur doit
se considérer
libre et responsable de ses actes, pour s'élaborer, et
s'élaborer
vers le BIEN.
L'humanité se distingue des autres espèces animales
essentiellement parce quelle a conçu une JUSTICE,
une MORALE et des LOIS,
lui permettant ou lui interdisant certains actes.
Ce tissu moral et législatif,
est en progression permanente.
Par exemple, a l'époque d'Aristote
l'esclavage était une normalité.
Vingt siècles plus tard, la RÉVOLUTION FRANCAISE imposait
universalement l'idée d'hommes
libres et égaux en dignité et en droit.
Kant,
à la même époque, exortait l'homme à
considérer ses semblables comme des FINS
et non comme des MOYENS.
Depuis, le regard porté par l'invidu sur autrui a encore
évolué.
Grâce à L'HUMANITÉ
d'hommes et de femmes résolument décidés à
faire progresser les grandes VALEURS HUMAINES, nous sommes parvenu
à passer d'un monde comme le voyait Aristote (pour
lequel existait des ESCLAVES par nature), au MONDE CONTEMPORAIN
en lutte contre toute forme d'esclavage.
La PHILOSOHIE a largemement
contribué à
l'expansion de ces idées transcendantales.
De grands PHILOSOPHES révolutionnaires comme
Diogène, Épictète,
Sénèque,
Saint Augustin,
las casas, Montaigne, La Boétie, Kant,
Rousseau, Marx,
Sartre,
etc. etc., ont permis d'élever le niveau de conscience
qu'un homme doit porter sur un autre homme.
Nous sommes pourtant encore assez loin du RESPECT D'AUTRUI attendu
par une humanité évoluée
comme la notre.
Si le racisme, le désir d'esclavage,
le désir d'eugénisme,
ont disparu des discours, ces pensées
primitives sont encore bien vivantes dans certains esprits archaïques.
Même dans des pays comme les notres, disposant d'une
forte éducation à l'égalité, un
certain type D'ÉLITE et de médias,
axphisié d'OCCIDENTALOCENTRISME et soumis
à un libéralisme trop faiblement moral, montrent
clairement leur dédain de certains êtres humains.
Leur insouciance et leur égoïsme négligent
clairement de s'occuper des souffrances endurées par
le tiers et le quart monde. La
majeur partie de l'humanité, les sans voix, les
sans noms, les sans logis, les sans travail, les sans grades,
n'ont aucune valeur pour cette ÉLITE NARCISSIQUE.
Evidement ce mépris n'est jamais
directement verbalisé, il est donné à sentir
par d'imperceptibles allusions et par des conduites incidieuses
dont les auteurs ne sont pas réellement conscients.
Cette arrogance des mass
médias, vehiculant sans le dire l'idée selon laquelle seulle la culture occidentale est digne d'intèret,
oriente progressivement mais sûrement les personnes
influençables,
vers un racisme dont la branche contemporaine la plus voyante
s'appelle, ISLAMOPHOBIE.
La PERVERSION, l'humiliation, l'instrumentalisation,
la négation
d'autrui se retrouve au coeur même du nouveau systême
de valeur, dont les médias sont les premiers véhicules.
L'utilisation d'autrui en tant qu'objet utilisé par certains
à leur gré, devient d'une certaine manière
la norme.
L'image de cet usage systématique du peuple
par l'élite, de l'utilisation systématique
de la crédulité du peuple, nous est proposée
quotidiennnement par certains présentateurs de télévision
Dans la plupart des jeux, des emissions télé,
le public (donc le peuple) est condamné bien souvent à
n'être qu'un faire valoir de l'élite.
C'est une des innombrables pervertions de la démocratie.
Les gros problèmes de la société
(mauvaises conditions de travail, exploitation esclavagiste, abandon
de l'afrique, culte de la violence se répandant dans le
monde, corruption généralisée dans les pays
conduit au chaos etc. ), sont traités comme du spectable.
Il est impossible à présent de ressentir de
la part des journalistes, prisonniers de leurs médias,
une réelle intention d'améliorer clairement le sort
des excus et des peuples opprimés, alors qu'il sagit bien
là du rôle du journaliste, puisque nous sommes en
démocratie (en démocratie, le journaliste appartient
au peuple en principe).
Prendre conscience de cette fuite d'empathie,
de ce glissement eugénique, me semble auourd'hui être
devenu une priorité si nous voulons revenir aux véritables
valeurs de l'humanité.
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