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La conscience morale

De l'homme à l'humain et de l'instinct à l'amour

Je ne crois point, au sens philosophique du terme, à la liberté de l'homme. Chacun agit non seulement sous une contrainte extérieure, mais aussi d'après une nécessité intérieure. Einstein

François RabelaisUn jour, l'humanité a séparé les actions humaines en deux catégories.

Celles qui sont « mal et interdites » et celles qui sont « bien et autorisées ».

A partir de ce point de rupture fondamental, notre espèce à posé les bases de ce qui deviendra plus tard la morale et s'est véritablement distinguée des moeurs de la nature. Une fois cette «conscience morale» acquise, l'homme n'a cessé de l'a faire progresser.

De la morale partisane à la morale universelle

Clanique, élitiste et primaire, le sens moral était, dans ses débuts, principalement destiné à asseoir et à maintenir les prérogatives des dominants. Puis, sous l'impulsion du religieux, la conscience humaine, s'est hissé à l'universel.
Les grandes religions ont progressivement inversé le code des valeurs de la nature.
Elles ont critiqué la violence, le goût du pouvoir, l'abus du faible etc., pour valoriser au contraire le non violent, le spirituel, l'altruisme, l'amour du prochain, le dénuement.

Grâce à cet apport magistral, l'espèce humaine a pu s'extraire des lois de la nature pour entamer une évolution progressive vers la justice, l'universalité et l'égalité.

 

Rôle de la conscience morale

Développer l'amour du prochain, l'empathie

Toute la philosophie […] n’est fondée que sur deux choses, sur ce qu’on a l’esprit curieux et les yeux mauvais. Fontenelle

foire moyen ageEncadrée par la morale, l'humanité avance vers sa destinée positive. Jmt.

Le sens moral est une des facultés les plus importantes de l'évolution humaine.

Grâce à lui, l'homme apprend peu à peu à réfréner ses pulsions, s'humanisant ainsi de mieux en mieux. L'ensemble de cette humanisation progressive, dirige l'humanité dans le sens de sa perfection.

Pour la majorité d'entre nous, chacune de nos actions importantes s'accompagne d'un sentiment de bonne ou de mauvaise conscience.

Bonne ou mauvaise image de soi

Ce sentiment intime, récompense nos bonnes actions par le plaisir de la bonne conscience, la satisfaction de soi et l'amour reçu d'autrui.
Il punit nos mauvaises actions, par la souffrance de la mauvaise conscience, le remords, la culpabilité et la réprobation d'autrui.

La mauvaise foi n'empêche ni la mauvaise conscience, ni le remords ni la culpabilité de faire leur oeuvre, elle plonge simplement ce travail dans l'inconscient.

Tout être humain correctement éduqué et dont la sensibilité a été normalement épanouie, ressent une sorte de plénitude, de bonheur après avoir accompli une action généreuse envers autrui.

Cette même personne au contraire, éprouvera une sensation de vide, de torture intime et de désespoir, après avoir transgressé l'éthique humaine. Elle ressentira par exemple du remords si elle a fait souffrir ses congénères.

L'insensibilité à autrui est rare et pathologique

Les cas pathologiques d'insensibilité totale à la morale et à autrui, sont rares. Ces exceptions semblent dépendre entièrement de l'acquis, des carences affectives, éducatives etc. Autrement dit, selon notre philosophie et à la suite de Platon, aucun être humain n'est « naturellement » mauvais. Il n'y a que des enfants anémiés en amour.

Plaisir et souffrance, le guide suprême

Grâce à des symptômes allant du plaisir à la souffrance, la conscience morale oriente donc les actions humaines.

Si la conscience morale offre du plaisir pour récompenser nos actes généreux, nos actes d'amour, et de la souffrance pour nos actes transgressants, nous pouvons alors en déduire son objectif : diriger l'humanité vers l'amour.

 

Généalogie de la morale

De la morale animale, à la morale enseignée.

Ni la science, ni l'art, ne franchissent d'eux même le seuil de la moralité L. Brunschvicg

Pour la plus grande part, l'évolution de la morale humaine est le fruit de l'élargissement de la conscience humaine.

La conscience de l'homme, en amplifiant constamment son champ de vision et d'action (du narcissisme à l'universalisme), a imaginé les grandes valeurs morales, puis les a déployés pour les conduire au stade où elle apparaît aujourd'hui dans l'humanité.

Si l'évolution de la morale est le fruit de la conscience, la morale humaine en elle-même, tire son origine d'une sorte de morale instinctive préexistante déjà dans la nature. L'origine de notre morale est, selon nous, pré humaine en quelque sorte.

« La morale » de l'instinct

En effet, il existe déjà dans la nature, une sorte de morale naturelle, une morale de l'instinct, régissant l'ensemble du règne du vivant.

Cette morale instinctive oblige par exemple le dominant primate naturel, à ne pas être cruel gratuitement envers ses subordonnés même s'il en a physiquement et socialement les moyens.

Peu importe que les scientifiques considèrent cette « morale instinctive » comme obéissant à une nécessité (l'économie d'énergie par exemple) car nous pourrions en dire tout autant de la morale humaine.
Cette morale fait partie du système vivant (la nature commence par le bien dit Kant, car elle est l'oeuvre de dieu, la liberté commence par le mal car elle est l'oeuvre de l'homme).

Autrement dit, notre conscience morale tire selon nous, son origine dans une sorte «d'instinct du bien » déjà présent chez notre ancêtre primate.

 

L'origine des origines

L'origine de la morale est dans la vie même

big bangLa philosophie n'est autre chose que l'effort de l'esprit pour se rendre compte de l'évidence. Jules Lagneau

Mais la généalogie de la morale ne s'arrête pas là.

En effet, cet instinct moral primate est lui-même issu d'un instinct moral encore plus primitif. Il remonte à l'instinct obligeant notre ancêtre reptile à ne pas tuer gratuitement, seulement pour manger ou se défendre.

Cet instinct moral reptile descend lui aussi d'un instinct moral antérieur celui de notre premier ancêtre ; la bactérie dont on sait qu'elle est capable, entre autre d'agir envers ses semblables en osmose, en symbiose ou en commensalisme.

Nous émettons donc des réserves quant à l'idée de Darwin selon laquelle l'homme est l'être unique auquel on puisse avec certitude reconnaître la faculté morale et cela constituerait selon lui, la plus grande de toutes les distinctions que l'on puisse faire entre les animaux et l'homme)

La symbiose de la bactérie est amour

La symbiose ou l'osmose pratiquées par les bactéries, constitue a mon sens, l'embryon de ce que nous appelons ; l'amitié, l'égalité ou l'amour d’autrui, constituants essentiels de notre morale.

Sans cette morale initiale, jouant le rôle de principe modérateur, notre écosystème n'aurait pas pu se construire. En effet, si ce système régulateur n'existait pas chez les prédateurs, si ceux-ci pouvaient tuer gratuitement et par plaisir, ils auraient éliminé l'ensemble de leurs proies, et se seraient ensuite éliminés eux-mêmes jusqu'à extinction totale du règne animal.

L'impossible concrétisation totale du mal

Et de la même façon, si la morale humaine était inférieure à la violence humaine, à l'envie de génocide, celui-ci serait déjà parvenu à exterminer des peuples tout entiers et donc finalement à s'exterminer lui-même.

Seulement malgré la haine et malgré le désir de vouloir écarter l'autre, de son monde, cet autre perdure,il résiste et résistera jusqu'à ce que la paix universelle se soit installée.

Le mécanisme de transformation de l'animal en humain s'accompagne de la perte progressive des instincts au profit des valeurs.
Par exemple, l'instinct sexuel plus ou moins irrépressible dans la nature, l'homme civilisé le maîtrise de mieux en mieux en le diluant de plus en plus dans la valeur amour.

De la même façon, l'être humain, en quittant le royaume des pulsions, remplace progressivement « l'instinct du bien » par les valeurs morales et les lois humaines interdisant par exemple de tuer son prochain ..

 

 

 

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un jour, on demanda à Confucius comment il fallait agir en affinité avec ce "ren" et il répondit : "Aimez les autres et ayez de la compassion pour eux". Confucius

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Mise à jour le 14/03/2010 - Paris
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