philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
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L'humain, être spirituel
L'humain est une fin
L'idée d'autrui s'éduque
Diviniser l'humain
conscience et nihilisme
La négation d'autrui
Le monde face à la négation
 

Celui qui a l'expérience de cet amour (l'amour pour le prophète) aimera aussi ses ennemis, parce qu 'il se rendra compte qu 'ils ressemblent en fait aux personnes de son entourage qu 'il aime naturellement. Qastallânî 15eme siècle.

 

Amour et rencontres d'autrui

Dans la vie, il est des rencontres stimulantes qui nous incitent à donner le meilleur de nous-même, et des rencontres qui nous minent et peuvent finir par nous briser. M F Hirigoyen

Nier ou abuser autrui est une affaire de pulsions.

Évidemment, pour construire cette humanité, nous devons juger nos actes et ceux d'autrui, nous devons considérer l'homme comme un sujet souverain et responsable des actions, de ses comportements envers leurs semblables.

Pourtant, comme le soutient Platon, l'homme n'est pas libre d'abuser autrui. Il n'a pas véritablement le choix d'agir autrement, il est l'objet de ses passions, de ses pulsions, de ses tendances ...

Ces « poussées » sont alors toutes puissantes dans l'esprit de l'abuseur. Elles parviennent à déborder les facultés humaines chargées de les contenir et de les maîtriser comme la MORALE, la conscience d'autrui, le respect de ses semblables ...

Autrement dit, dans le fond, le délinquant est victime de la puissance de ses instincts abusants (désir de pouvoir, de domination, de thésaurisation des privilèges ... ).

S'il avait suffisamment de force morale pour éviter de maltraiter ses congénères, tout transgressant l'éviterait.

La plupart du temps, les carences éducatives et affectives, les manques d'enseignement à l'amour universel d'autrui , les maltraitances subies dans l'enfance, sont à l'origine des actes de négation d'autrui.

Cet ensemble de défaillances éducatives, empêchent la conscience profonde et universelle de s'épanouir. Ce foyer de manquement, sert de terreau à la possibilité d'utiliser autrui comme un vulgaire objet pour arriver à nos fins.

 

L'AMOUR à l'origine de tout

Selon notre Philosophie pourtant, à l'origine de toute action se trouve L'AMOUR ABSOLU.

L'amour absolu est la qualité première de l'énergie créatrice, c'est l'essence du principe créateur. Sur cette énergie se constituent les mécanismes nécessaires à la progression des créatures.

Dans ces mécanismes, la vie (sans doute parce qu'il n'y avait pas d'autres moyens), a dû utiliser certains principes à l'origine à l'origine des pires actes humains (prédateurs proies, domination soumission ...)

L'énergie créatrice donc, active chacun de nos actes, même les plus barbares.

Entre cette énergie originelle AMOUR ABSOLU et la finalité de l'action, s'interposent nos zones cérébrales pulsionnelles.

Certaines de ces zones travestissent cet élan d'amour initial, l'habillent de négation, de racisme, de prédation ou de cruauté.

Nous pourrions alors le dire ainsi : tout acte contraire à l'humanité, est une demande ou une offre d'amour qui ne sait pas s'exprimer.

Cette inadéquation entre l'impulsion AMOUR et l'action finale, est une nécessité pour l'humanité.

Pour construire sa perfection, autrement dit pour construire « son royaume d'amour absolu », notre espèce doit s'élaborer à travers la lutte permanente entre le « bien » et le « mal » (c'est la ruse de la raison dont parle Hegel). En poursuivant leur propre intérêt, les hommes construisent l'unité de l'humanité ...

a/ Le but réel du truand comme celui du petit casseur, du dealer de banlieue, n'est pas de dépouiller ou de maltraiter les gens qu'ils abusent, cela n'en est que le résultat.

Le véritable moteur du voyou, les véritables motivations du malfaiteur, du transgressant, sont ailleurs. Le moteur c'est l'amour qu'ils espèrent recueillir de la part des copines, des amis, de lui-même ou de sa famille, et sous la forme qu'il considère idéale (vénération, acte de soumission, notoriété, célébrité, frime, envie, jalousie ...).

b/ Le but réel de l'intellectuel du journaliste ou du scientifique qui préhende l'imagination d'autrui, plagie ou s'empare du concept d'un autre, est tout aussi exemplaire. Sa motivation et la même, c'est de L'AMOUR, mais réclamé sous forme de CÉLÉBRITÉ, de RENOMMÉE, de RECONNAISSANCE ...

Même si L'AMOUR donné ou espéré par le biais de ces actes condamnables est bien loin de L'AMOUR ABSOLU du départ ou du béat, il en est l'enfant direct.

 

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L’être n’est pas une chose, n’est pas dans le temps Heidegger

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