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    négation d'autrui (suite)

De la forme au fond

La conscience d'autrui

van gogh, portrait de joseph RoullinDu spirituel au laïc.

Qui est autrui ? qu'est-ce qu'un être humain ? En quoi se différencie-t-il d'une chose ? D'un animal ?

Bien souvent, l'homme considère l'homme comme un moyen et non pas comme une fin. Depuis longtemps, l'humanité travaille à rompre avec cette instrumentalisation. Progressivement elle pousse l'individu a élevé son regard de la forme vers le fond.

Pendant des millénaires, toutes les spiritualités ont travaillé dans ce sens. En faisant de l'individu un « objet appartenant au divin », elles ont sacralisé l'homme.

Depuis quelques siècles, la société passe du religieux au laïque.

Le regard porté sur l'individu, suit le même chemin.

Progressivement, l'humanité passe de la morale au législatif. La loi a pris le relais du religieux pour continuer à protéger l'individu. C'est la législation à présent, qui interdit de tuer, de voler ou de maltraiter ses semblables.

Dans le no man's land

Seulement, dans cette transmission des pouvoirs du religieux au laïc, l'individu perd progressivement son caractère sacré.

La loi bien sur, m'interdit d'abuser autrui, mais elle m'enjoint essentiellement de le faire pour moi-même. Pour m'empêcher d'avoir affaire à la justice ou d'aller en prison.

Pour le religieux, « l'autre » est essentiel. Pour le laïc, l'essentiel c'est «moi».

Le spirituel permet donc de développer l'empathie. Le laïc quant à lui, favorise le développement de l'individualité.

La différence est de taille.

L'importance de l'empathie

En effet, si mon empathie est faible et si je ne crains pas la justice, plus rien ne m'empêche de maltraiter autrui. Autrement dit, tant que la loi ne gère pas parfaitement l'homme, l'éthique spirituelle doit subsister.

Voilà pourquoi il me semble essentiel d'éclairer la nature spirituelle de l'être vivant. Essentiel de saisir l'origine divine de notre énergie vitale. Et pour éclairer ce moteur premier, nous devons éplucher les illusions de nos apparences mouvantes.

À cette condition seulement, nous pouvons faire d'autrui une fin et non pas un moyen.

 

De la personne

La personnalité fait-elle l'homme ?

Par-delà toute nos «qualifications», que sommes-nous en réalité ?

Un tas d'os et de chair issue de rien et destinée à y retourner à tout jamais ?
Une personnalité s'enrichissant à petit feu pour finir anéanti dans les oublis du néant ?
Sommes-nous cette masse physique, cette position sociale, avec lesquels nous naviguons dans l'existence ?

Non, l'être humain ne se résume pas aux descriptions utilisées pour le définir.

L'apparence physique, la notoriété, l'appartenance à tel ou tel groupe, sont des données superficielles et changeantes. C'est l'habillage social d'un être constitué d'atomes reliés au divin. Ce sont des normes culturelles, utilisées par l'homme pour élaborer l'humanité.

Les qualités comme la beauté, le pouvoir, l'intelligence, ne sont pas des fins en elles-mêmes. C'est la raison pour laquelle nous pouvons les utiliser pour instrumentaliser autrui.

Un fonds spirituel

Si la création, porte en son sein ce que nous appelons « Amour », c'est qu'un divin existe. L'être humain représente donc avant tout, une «profondeur spirituelle». Il est entièrement relié au principe créateur dont il dépend fondamentalement. L'homme et raccordé à toute les choses de l'univers, par une identité fondamentale : les particules.

Par l'atome et le quarks, nous sommes absolument similaire à chacune des choses de ce monde. Nous sommes un composé de l'univers. L'excroissance d'un univers merveilleux capable d'engendrer un monde spirituel. Le fruit d'une création empirique dont la première intention se situe avant l'univers.

Grâce à cette nature spirituelle, nous sommes « autre chose » qu'une simple structure de chair. Autre chose qu'un simple assemblage d'organes et d'atomes.

 

Le fond supérieur à la forme

Philosophie de l'être humain

didier trenetComme toutes choses, le corps de l'homme est avant tout composé d'atomes. À travers cette structure, l'homme se relie au divin et s'unifie à l'ensemble de la création.

L'ossature corpusculaire du monde (quarks, cordes), est la nature intime de l'univers. Cette nature immatérielle, préexistait avant l'univers.

1/ l'être humain appartient donc avant tout, à une « chose extraordinaire » antérieure à l'univers. Autrement dit, l'être humain appartient à un principe créateur.

Tout être vivant est donc avant tout un élément de cette « chose » extraordinaire ayant créé l'univers. Cette chose, les spiritualités l'appellent Dieu ou divin.

2/ A un autre niveau, l'être humain appartient à la grande aventure du vivant.
A cette échelle, l'homme est distinct de la matière inerte. Il fait partie du vivant. Avec lui, il participe à la montée progressive vers un esprit supérieur.

3/ Et enfin, l'homme appartient à l'espèce humaine, avec toutes ses nouveautés.

Parmi ces innovations, il y a notre formidable progression. Et à l'intérieur de cette progression, « l'évolution progressive vers un esprit supérieur ».

Autrement dit, la montée progressive vers la perfection...

 

 

 

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A quoi nous servirait la chance d'être nés humains si nous n'avions pas les moyens de vivre comme des être humain Saikaku Ihara

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Mise à jour le 03/09/2010 - Paris
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