Vie et état de conscience
Philosophie de l'avenir humain
Deux types de conscience
La plus grande partie de la vie à mal faire, une grande partie à ne rien faire, toute la vie à ne pas penser à ce que l'ont fait. Sénèque
Il y a selon notre philosophie, deux grandes positions de l'esprit humain face au monde. La position courante (celle de tout un chacun, celle de l'homme ordinaire). Et la position extatique (celle du sage en extase, en nirvana, en béatitude).
En reprenant la terminologie « être » et « étant » de Heidegger, nous pouvons dire ceci : en dehors de l'état extatique, l'esprit humain est toujours dans l'étant. Dans la position extatique, il est dans l'être.
La conscience de l'Etre, selon notre philosophie, correspond à la conscience du principe créateur. Elle est incarnée par l'homme en position extatique. La conscience de l'étant, quand à elle,
englobe la conscience intentionnelle et la conscience
phénoménale.
1/ La conscience de l'étant
La conscience de l'étant met en prise l'homme avec ce qui constitue son réel*.
Elle baigne en permanence dans la temporalité, le fini, la matérialité. Les sensations s'y apparentant, sont variables et
fluctuantes. Elle forment ce que nous pourrions
appeler « les
divers états d'âme ». Des états d'âmes differents et se succédant
en permanence en nous.
*Ce réel pouvant être perçu, imaginé,
désiré, éprouvé, remémoré ..
2/ La conscience de l'être
En face de cette conscience que nous pourrions
qualifier d' « ordinaire », se présente la « conscience
extatique ». Celle-ci n'est plus intentionnelle mais « passive». Elle est indifférente aux variations extérieures. bien qu'en prise avec le monde apparent, cette conscience
sublimissime ne se lance plus vers lui. Elle l'accueille docilement,
et avec plaisir. Cet état de conscience est invariable
et stable. Il ne varie plus en fonction des choses.
Dans cet état, les notions temporelles semblent
endormies. Les jugements sont éteints. L'agitation
des sentiments et des sensations également. Un seul état d'âme persiste : la félicitée,
le bonheur suprême. L'être humain alors, aime toutes
les choses avec la même intensité.
Page écrite en 2000
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