philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
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Origine de la cruauté
Cruauté et violence
Cruauté de l'animal à l'homme
Cruauté de l'instinct à la morale
L'exemple du serial killer
 

Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C'est en affirmant à la fois qu'il existe et qu'il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu. Jean Danielou

Violence et domination

La TourLe désir de dominer est sans doute présent dans l'esprit de chaque individu.

Mais les circonstances de l'existence, les diverses formes d'éducation, peut-être même certaines prédispositions, orientent un petit nombre d'individus vers une concrétisation exagérée de cette pulsion.

La majorité, quand à elle, parvient à gérer correctement cette tendance primaire.

C'est ce qui donne au final, l'organisation humaine telle que nous la connaissons :

un petit pourcentage de dominant et un grand pourcentage de dominé, de « citoyens ordinaires», la « population paisible ».

Si la cruauté semble relative à une défaillance de la « conscience morale » elle est également liée à l’AGRESSIVITÉ et à la violence inhérente à la nature humaine.

Comme chez les autres primates, l'agressivité est naturellement plus prononcée dans ce que nous pourrions appeler : « le groupe dominant ».

La tendance a vouloir dominer se rencontre aussi bien dans le peuple que dans l'élite et avec les mêmes qualités et les mêmes travers. Cette tendance peut être destinée au bien comme au mal (et le mal nous l'avons vu dans les débuts de notre philosophie, est un auxiliaire du bien).

Le monde des dominants peut donc être séparé en deux grandes tendances :

a/ ceux dont la vision est large, universelle, pacifiste et progressiste (au sens humaniste du terme),

b/et ceux dont la une vision est étriquée, clanique, élitiste, belliqueuse et réactionnaire.

Les premiers, pensent qu'il faut : défendre le faible, agir en démocrate, lutter contre toute forme de racisme, éviter la corruption et la manipulation. Qu'il faut privilégier l'être sur l'avoir et développer les grandes valeurs de partage et d'universalité.

Les seconds pensent au contraire, qu'il est « naturel » pour les « forts » d'abuser des « faibles ». Si ces psychismes vivent en démocratie, ils peuvent en faire l’éloge tout en la corrompant, ils peuvent s’en réclamer tout en en pervertissant les règles. Pour arriver à leur fin, ils n'hésitent pas, en régime démocratique, à utiliser la manipulation et la corruption. En régime dictatorial, ils utilisent la violence et la cruauté. Dépourvus de scrupules ils abusent, maltraitent et sacrifient des « êtres humains ordinaires », à des fins claniques ou castiques.

a/L'énergie des dominants progressistes, est génératrices d'égalité et de valeur - spiritualité véritable, démocratie véritable , paix - (exit Bouddha, Marx, Sartre Ganhdi, Martin Luther King ...).

b/ L'énergie des dominants réactionnaires, vise inconsciemment la régression des acquis démocratiques au profit de néo : autocratie, aristocratie, oligarchie, élitisme, esclavagisme, colonialisme, elle est génératrices d'injustices, de violences et de cruauté.

C’est évidement, la fraction réactionnaire qui doit être réformée.

Dans ce chapitre, nous allons surtout nous concentrer sur la cruauté institutionnalisée. Autrement-dit, la cruauté vécue par les peuples à cause des comportements agressifs des dominants.

Ce type de cruauté est de loin la plus destructrice de l'humanité. Elle représente bien, le plus grand danger pour la population ordinaire humaine et pour les populations vulnérables en particulier.

La cruauté étatique peut-être primaire - celle des dictateurs par exemple - ou perverse comme dans certaines démocratie. Quoi qu'il en soit, ces deux principes réactionnaires finissent invariablement par sacrifier des centaines de milliers d'êtres humains pour des raisons de domination, des raisons mercantiles ou paranoïaques. Que ces puissants répriment toute critiques par la force, ou qu'ils l'anéantissent par la corruption, le sentiment de toute puissance et d'impunité procuré, finit toujours par générer un recul social, spirituel et éducatif, une réductions des libertés, le développement des systèmes policiers et le massacre direct ou indirect des populations, du peuple par le peuple.

 

De la nature la culture

La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas et se massacrent pour le profits de gens qui se connaissent, mais ne se massacrent pas (inconnu)

Un des arguments majeurs de la PERVERSION NARCISSIQUE pour se justifier, est d'utiliser le comportement des prédateurs dans la nature. La nature ne connaît pas de frontières. C'est le plus fort qui obtient le droit à la vie. Écrit Hitler bien avant de faire commettre tous ses crimes (mais il y a une grande différence entre l'utilisation que fait le pervers de cette comparaison, et l'utilisation conceptuelle faite par certains philosophes à l'image de Nietzsche par exemple)

Cette comparaison est totalement erronée, car c'est justement parce que nous avons pu rompre avec ce mécanisme, que l'homme est parvenu à élaborer l'humanité.

Dans la nature, La radicalité et l'agressivité du groupe dominant, est une valeur positive.

Elle apporte au groupe des qualités nécessaires pour subsister dans un milieu hostile.

Dans une troupe primate par exemple, il est normal que les dominants les plus robustes, les plus agressifs, se hissent en haut des hiérarchies, pour imposer leurs décisions, leur diktat.

Pour l'humanité c'est le contraire.

Notre espèce est parvenue à être ce qu'elle est, en inversant cet ordre de choses.

C'est à force de s'opposer à la toute-puissance du fort sur le faible, et en plaçant le plus spirituel des êtres « Dieu », au dessus du « dominant naturel », que l’homme a réussi à rompre avec l'ordre stationnaire des primates naturels.

C'est grâce à la domination des dominants spirituels sur les dominants guerriers et temporels, que l'humanité est ce qu'elle est aujourd'hui.

Même, si parfois leur conduite étaient faite ce que je dis et non ce que je fais, les dominants des grandes religions (judaïsme, hindouisme, bouddhisme, christianisme, islam, taoïsme, ...), ont eut le mérite de préserver les grandes valeurs spirituelles (amour du prochain, altruisme, maîtrise des pulsions ...) dans le cœur du peuple humain.

Le saint, l'ascète, le sage, capable de réprimer ses tendances agressives, occupe avec le « généreux », le « partageur », le « doux » etc, le panthéon de l'échelle humaine.
Les valeurs « primaires » - pouvoir, richesse, honneur - étaient dévalorisées, mises au rang de la fatalité animale.

Progressivement, dans le monde industrialisé, l'influence des valeurs spirituelles diminuait sous la poussée des sciences, tandis que les valeurs démocratiques progressaient.

Si les choses « étaient bien faites », les valeurs démocratiques auraient pu prendre correctement le relais des valeurs religieuses car leur finalité est la même.

En effet, les valeurs démocratiques, comme les valeurs religieuses, sont destinées à dévaluer progressivement les valeurs des dominants primaires au profit de celle du peuple, à la protection des populations vulnérables et à la dévaluation des autocraties de dominants.

En effet, pour cette idéologie d'avant-garde, la souveraineté appartient pleinement au peuple, autrement dit aux « dominés », pour reprendre notre analogie à la nature.

Il s'agit là d'un véritable progrès moral et social.

A l'image des chimpanzé, c'est l'agressivité des dominants qui est la plus dangereuse pour l'ensemble du groupe humain En principe donc, dans une véritable démocratie, les valeurs du peuple devraient être données en exemple aux dominants naturels dont le rôle premier serait de les mettre en application.

Dans une démocratie authentique, animée par des dominants conscients de la spécificité de cette idéologie extraordinaire, les animateurs du monde, devraient se considérer sur un échelon inférieur à celui du peuple qu'ils servent.

Nous sommes loin de cela .

Une grande partie des dominants (la partie réactionnaire), se considèrent supérieurs, à la population (peuple, public, téléspectateurs, etc) dont ils ont, en principe, la charge.

Depuis l'extinction du contrepoids communiste, ces nouveaux dominants réactionnaires, bien installé dans le marché, la politique, les médias, les élites, les jet-set, les maffias, et les gang, sont devenu tout puissance. Ajouté à un système compulsif, leur incapacité de se raisonner, thésaurise de plus en plus de pouvoir, de richesse, d'égocentrisme, contre tout principe démocratiques, opérant inconsciemment une véritable régression humaine.

a/ Quand certains « dominants », s'imaginent supérieurs parce qu’ils savent utiliser les lois humaines à des fins égoïstes, manipuler les populations vulnérables, abuser sans conséquences, ... ils éclairent simplement un immense archaïsme, une incapacité à établir des relations horizontales et à comprendre le véritable sens de l’humanité.

b/ Quant l'attitude de certains présentateurs de télé (symbolisant l'état d'esprit de leur employeur autrement-dit le marché), montrent qu'ils se considèrent supérieurs à un peuples qu'ils devraient servir le plus humblement possible, ils expriment simplement l' inconscience, l'étroitesse de vision et l'égocentrisme du système.

Qu'il manipule le peuple pour le contraindre à acheter plus qu'il ne lui est nécessaire. Qu'il stimule ses bas instincts à ses fins. Qu'il utilise le mensonge pour se faire élire et appliquer contre tout principe démocratique, une politique principalement favorable aux dominants ... Qu'il fasse simplement preuve de manque total d'empathie en déclenchant des guerres dont la victime principale est justement le peuple humain pour lequel il devrait en principe construire au contraire la paix .... Qu'il laisse la plus grande partie des populations dans la misère pour enrichir au contraire sa propre caste, tout cela, montre la faible conscience démocratique de ce groupe dominant.

Si nous voulons baisser le niveau de cruauté initié par les dominants réactionnaires et sourds, il faut une ouverture de conscience sur le rôle qu'ils doivent tenir en démocratie, et le sens de la souveraineté du peuple.

En résumé, si nous voulons baisser le taux de cruauté de l'humanité, il est nécessaire d'ouvrir la conscience des dominants à leur propre rôle, et de travailler à une véritable mise en place des principes démocratiques, autrement dit de la souveraineté du peuple.

 

Philosophie, religion, science> Animal-homme

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Il y a de la cruauté à tuer un homme
Pascal

Si, comme le prône le libéralisme : les affaires doivent éviter le sentiment, et si le marché transforme de plus en plus ce monde en vaste champs d'affaire, il y a forcément dans ce monde, de moins en moins de sentiments.

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