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    conscience et cruauté (suite)

L'organisation humaine

Dominant, prétendant, dominé

Leaders et population

Un dieu que la raison dominerait ne serait ni un dieu personnel, ni un dieu transcendant. C'est en affirmant à la fois qu'il existe et qu'il la dépasse que la raison le connaît en tant que Dieu. Jean Danieloue

Pour notre analyse, nous allons distinguer l'humanité en deux grandes forces complémentaires. D'un côté les leaders, de l'autre le peuple. D'un coté les dominants et de l'autre les subordonnés.

Évidemment, cette distinction est subjective*.

* Les dominants absolus n'existent pas. En dehors des sages, les hommes sont tour à tour «dominants» «prétendants», où «dominés».
Ils influencent et sont influencés. Tout hommeest sous la coupe d'une force supérieure qui le domine (hormis encore une fois, les sages) .

Mais l'organisation humaine nous oblige à faire cette analyse. Surtout lorsqu'on observe les relations actuelles entre les dirigeants et leur peuple. Si la démocratie assainit peu à peu les rapports dominants / dominés, ils sont loin d'être parfaits. Seule une lutte acharnée permet d'entretenir un semblant d'équilibre. La moindre inattention, la moindre faiblesse et les dominants intensifient l'élitisme, le népotisme et l'oligarchie.

Nous en avons un exemple flagrant avec ces 30 dernières années.

Les dominants

Des dominants il en existe dans toutes les couches de la population.

Dans les banlieues comme dans les rouages du pouvoir.

L'instinct de compétition est inhérent à l'homme constructeur.

De cet instinct, découle le besoin de dominer. Cette tendance organise une grande partie de la société humaine.

Les circonstances, l'éducation et les prédispositions ne conduisent qu'un petit nombre d'individus à devenir des leaders.

Bon et mauvais chefs

Dans ce petit nombre, la plupart deviennent de bons "chefs". Ce sont alors des élites bienveillantes. Des leaders justes et conscients des enjeux démocratiques. Des dominants capables de placer leur talent au service du peuple.

D'autres (une minorité) se hisseront vers le leadership pour asservir leurs congénères. Pour former des maffias, assujettir les fragiles, manipuler les systèmes, thésauriser les richesses, pratiquer le népotisme.

Et bien entendu, ces conduites sont préjudiciables au bon fonctionnement de la démocratie.

Le peuple

Si quelques individus sont attirés par la dominance, la majorité humaine n'est pas préoccupé par cet instinct. La masse accepte volontiers de se laisser gouverner. Cette majorité forme ce que nous appelerons le peuple.

Schématiquement, l'organisation humaine se compose ainsi :

un petit nombre de dominants
et un grand nombre d'exécutants.

 

De la violence

L'agressivité comme moteur

esther ferrerDe la nature à l'homme

La violence est la conséquence de l'agressivité. La cruauté en est sa perversion.

L'agressivité découle de nos origines naturelles.

Comme chez les autres primates, l'agressivité est naturellement plus prononcée dans le groupe dominant.

Le monde des dominants peut être distingué en deux grandes tendances :

  1. ceux dont la vision est large et universelle. Leur conception du monde est pacifiste et progressiste (au sens humaniste du terme).
  2. ceux dont la vision est étroite et clanique, élitiste, belliqueuse ou réactionnaire.
  • Les premiers, pensent qu'il faut défendre le faible et agir en démocrate. Qu'il faut lutter contre toute forme de racisme. Éviter la corruption et la manipulation. Leur conduite privilégie l'être sur l'avoir et développe les grandes valeurs de partage et d'universalité.
  • Les seconds pensent au contraire, qu'il est « naturel » pour les « forts » d'abuser des « faibles ».
    Ils peuvent faire l’éloge de la démocratie tout en la corrompant. S’en réclamer en pervertissant ses règles. Pour arriver à leur fin, ils n'hésitent pas à utiliser la manipulation et la manoeuvre.
    En régime dictatorial, ils utilisent la violence et la cruauté. Dépourvus de scrupules ils abusent et maltraitent le peuple. Dépourvu d'empathie envers les populations fragiles, ils n'hésitent pas à sacrifier des « êtres humains » pour leurs propres intérêts.

a/ L'énergie progressiste est génératrice d'égalité et de valeur.

Bouddha, Marx, Sartre Ganhdi, Martin Luther King en sont quelques leaders.

La spiritualité, la véritable démocratie , la paix, les progrès sociaux et moraux, font parti de leurs quêtes.

b/ L'énergie réactionnaire est génératrice d'injustices, de violences et de cruauté.

Inconsciemment elle vise à détruire les acquis démocratiques. Elle travaille au retour des organisations primaires (autocratie, aristocratie, oligarchie, élitisme, esclavagisme, colonialisme).

Bien entendu et selon notre théorie, ces deux forces construisent l'humanité. Leur affrontement entraîne peu à peu notre espèce vers sa perfection.

Mais bien sûr, pour qu'il y ait progrès, les énergies novatrices doivent surplomber les énergies réactionnaires.

 

La violence institutionnalisée

Les pouvoirs injustes

colonLa gouvernance juste, injuste

La tendance au commandement peut être destinée au « bien » comme au « mal* ».

*Mais ne l'oublions pas, le « mal », selon notre philosophie, est un auxiliaire du bien.

Dans ce chapitre, nous allons surtout nous concentrer sur la violence institutionnalisée. La violence subie par les peuples à cause des comportements agressifs des dominants.

Ce type de violence est de loin la plus destructrice pour les populations ordinaires et vulnérables.

La violence des systèmes dominants peut-être primaire (la dictature) ou perverse (l'ultralibéralisme). Mercantiles (marché) ou paranoïaques (dictature) ces dominants abusants sacrifient invariablement des êtres humains. Intuitivement, ils répriment la critique (par la force ou la manipulation). Ils développent alors un sentiment de toute puissance et d'impunité.

Ce mécanisme engendre une certaine régression de la société.

Régression morale, sociale, éducative et spirituelle*.

*avec une progression de leur contraire : l'élitisme, le népotisme et le nihilisme.

Recul de la joie et de l'optimisme au profit de l'angoisse et de l'inquiétude. Recul des libertés du peuple au profit des systèmes policiers.
Restauration des castes etc..

 

De la nature la culture

Utilisation perverse de Darwin

La TourLa perversion de la pensée

La guerre est faite par des gens qui ne se connaissent pas et se massacrent au profit de gens qui se connaissent, mais ne se massacrent pas (inconnu)

Pour justifier ses abus, la perversion narcissique n'hesite pas à pervertir les écrits des penseurs. Elle utilise bien souvent les lois de la nature.

- La nature ne connaît pas de frontières. C'est le plus fort qui obtient le droit à la vie. écrit Hitler bien avant de faire commettre tous ses crimes.

Il s'agit d'une utilisation perverse du darwinisme.

Cet état d'esprit destinée à justifier l'abus d'autrui, n'est pas une nouveauté. Il rejoint des points de vues antiques comme celui d'Aristote pour qui il existe des esclaves par nature.

Des scientifiques et penseurs du XIX et XXe siècle ont enrichi les pensées racistes. Le darwinisme social et certains philosophes (Schopenhauer, Nietzsche, Heidegger) l'ont également alimenté. C'est aussi le moteur principal de la colonisation.

La rupture obligée avec les lois de la nature

L'utilisation des lois de la nature pour justifier les conduites abusantes, est une simplement manipulation. Un obscurcissement de la logique humaine. En effet, seule notre aptitude à rompre avec les lois naturelles, fait de nous une humanité. À quoi nous servirait d'avoir acquis une conscience, une morale, une éthique ? A quoi bon accéder au royaume de la culture si c'est pour soutenir les lois de la nature ?

Cette manipulation oublie tout simplement les millénaires d'actions culturelles ayant lutté contre les moeurs naturelles.

Deux types de valeurs différents

Dans la nature, les dominants les plus robustes, les plus agressifs, se hissent en haut des hiérarchies. Ils imposent alors leurs autorités à l'ensemble du groupe. Ils soumettent leur clan à leurs décisions à leur diktat.

Ce mécanisme impitoyable et autocratique, est une valeur positive pour le monde primate. Elle apporte au groupe les qualités nécessaires à sa subsistance en milieu hostile.

Mais ce n'est plus le cas pour le monde de la culture. C'est d'ailleurs pourquoi nous qualifiions l'autocratie abusante ; « d'inhumaine ».

L'humanité est déjà capable de vivre sans cette compétition féroce. L'homme a les moyens de passer sur une compétition ludique et respectueuse. Notre conscience est capable d'utiliser la symbiose, la bienveillance et le partage pour évoluer.

Aujourd'hui, le principe dominant / dominé n'est plus le plus pertinent pour l'homme. Au contraire, c'est un frein à son développement.

 

 

 

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Karl Marx

En ce qui concerne la limitation de la journée de travail en Angleterre ainsi que dans tous les autres pays, elle n'a jamais été réglée autrement que par l'intervention législative. Sans la pression constante des ouvriers, agissant du dehors, jamais cette intervention ne se serait produite. En tout cas, le résultat n'aurait pas été obtenu par des accords privés entre les ouvriers et les capitalistes. Cette nécessité même d'une action politique générale est la preuve que, dans la lutte purement économique, le capital est le plus fort. Karl Marx

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Mise à jour le 11/02/2012 - Paris
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