Chaque philosophie aspire à devenir
la philosophie. Henri Gouhier
Tout homme est un criminel
qui s'ignore. Albert Camus
Le serial killer
Il n'y a pas un seul individu qui ne serait
regardé pour criminel s'il se permettait ce que l'Etat
se permet.
MultatuliSe
conduire comme si le monde n'avait pas de sens, fait de nous des
insensés. Jmt
Si
un homme est incapable d'exprimer la moindre empathie à l'égard
d'autrui, c'est que l'humanité n'a pas construit en lui,
cette faculté.
Prenons le cas du serial killer (mais ceci est valable
pour tout tortionnaire).
Qu'est ce qu'un sérial killer ?
a/ C'est un tueur en série. Seulement des tueurs en série, sous
le couvert d'un ordre auquel il ne faut pas désobéir
en tant de guerre, la plupart des êtres
humains sont capable de le devenir. Cette capacité à ignorer
suffisamment l'autre pour l'assassiner, est donc assez fréquente
dans l'humanité. Ce qui fait fait pathologie, c'est la capacité
de pratiquer
ses crimes en temps de paix.
b/ Il
est victime de ses pulsions.
c/ Il peut être
très
intelligent.
L’intelligence seule, ne peut donc pas faire
barrage à la cruauté, au crime.
d/ Aucune
barrière morale n'empêche ses passages à l'acte.
Que se passe-t-il lorsqu'un serial killer, commet
un acte de cruauté
?
Le serial killer aperçoit une personne. Celle-ci stimule
son énergie intérieure dont nous avons conclu dans
les chapitres précédents qu'elle était de nature
AMOUR PUR.
Cet AMOUR veux s'exprimer en acte et traverse son cerveau reptilien,
cerveau qui transforme toute chose en danger ou en proie.
En principe, après avoir traversée cette zone primitive,
l'énergie AMOUR doit rencontrer une zone cérébrale
socialisante en charge d'humaniser les données de la zone
reptilienne (faire de la proie un ami par exemple).
Seulement, comme l'humanité a négligé l'épanouissement
affectif et éducatif de cet être humain, donc le développement
de cette zone socialisante, la personne aperçue par le serial
killer risque d'être, par lui, transformée en proie.
L'instinct du bien qui dans la nature stoppe le dominant aux premières
manifestations de soumission du dominé, ayant disparu de
notre esprit, plus rien n'arrêtera le passage à l'acte
du serial killer.
De la même façon, lorsque le serial killer s'interrogera
sur son propre compte, n'ayant pas pu développer ses zones
de sensibilité et de morale, de responsabilité, il
n'aura de réponse qu'à travers ses pulsions dominatrices
et son intelligence froide et adaptative..
Et ainsi, la seule image que le serial killer pourra avoir de lui-même,
sera celle d'un chasseur intelligent, et tout puissant.
Le manque de compassion, d'empathie, de responsabilité morale
que l'on peut rencontrer de la part de ces criminels est à
mettre au crédit des carences affectives et éducatives
de son enfance.
Le serial killer est donc victime de la défaillance d'un
système qui avait la responsabilité d'élaborer
ses capacités affectives, morales et sa conscience d'autrui.
A ces défaillances éducatives, s'ajoute une certaine
cruauté engendrée par la société libérale.
Comme ce système ultra matérialiste place aujourd'hui
l'objet avant l'être, il engendre forcément des comportements
impitoyables (sa capacité à jeter sans complexe des
êtres humains dans la rue démontre tout à fait
sa nature cruelle).
En stimulant dans nos esprits nos pulsions agressives, notre goût
pour le pouvoir et la domination, l'ultra libéralisme génère
tous les ingrédients de la cruauté.
En durcissant le monde, ce système féroce oblige
l'humain à s'insensibiliser s'il veut y survivre (ou alors
il doit s'en échapper à travers la dépression,
la compulsivité etc). D'où l'émergence du phénomène
serial killer et maintenant bébé killer, qui semble
être typique du monde occidental libéral, matérialiste
et nihiliste.
Moins l'être humain parvient à toucher sa zone sensible
et morale et sa capacité d'aimer, et moins il est capable
de ressentir et de recevoir l'amour d’autrui.
L'amour que nous sommes capables d'offrir à autrui, ne dépend
pas de lui mais de nous-même. En effet, tel homme sera capable
de comprendre et d'offrir sa compassion aux plus terribles des criminels
alors que tel autre ne pourra que les haïr.
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