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    conscience et cruauté (suite)

Le serial killer

De la conscience morale

francis baconRéflexion sur le crime et la cruauté

Il n'y a pas un seul individu qui ne serait regardé pour criminel s'il se permettait ce que l'Etat se permet.
Multatuli

Certains êtres humains semblent incapables d'exprimer la moindre empathie à l'égard d'autrui. Submergé de violence, ils en viennent parfois à sombrer dans la pire criminalité. La société pense qu'il s'agit d'un problème héréditaire ou génétique, une sorte de fatalité*.

*C'est tout du moins ce qu'elle donne à penser, quand on voit la façon dont elle les néglige.

Mais la génétique n'a, à mon sens, aucune responsabilité dans ce type de conduite. La faute en incombe pleinement à la société. C'est elle qui a tout simplement négligé de surveiller son éducation au respect d'autrui. Elle a bâclé sa formation à l'éthique et à la morale. Elle a maltraité son enfance. Elle ne l'a pas suffisamment chargé d'amour et de bienveillance.

Prenons le cas du serial killer (mais ceci est valable pour tout tortionnaire).

Qu'est ce qu'un sérial killer ?

a/ C'est un tueur en série. Mais la guerre l'apprend, quand l'ordre est exigé, tout individu est susceptible de devenir un « sérial killer ». Cette capacité à ignorer suffisamment l'autre pour l'assassiner, est donc assez fréquente dans l'humanité. Ce qui fait pathologie, c'est la capacité de pratiquer ces crimes en temps de paix.
b/ Il est victime de ses pulsions.
c/ Il peut être très intelligent. L’intelligence seule, ne peut donc pas faire barrage à la cruauté ni au crime.
d/ Aucune barrière morale n'empêche ses passages à l'acte.

 

Une vie sans conscience morale

L'amour transformé en cruauté

Se conduire comme si le monde n'avait pas de sens fait de nous des insensés. Jmt

Voici une interprétation personnelle de ce qu'il se passe lorsqu'un individu commet un acte de cruauté.

  • Le serial killer aperçoit une personne.
  • Celle-ci stimule son énergie fondamentale*.

* énergie dont nous avons conclu dans les premiers chapitres qu'elle était de nature amour pur.

  • Cet amour veux s'exprimer en acte et traverse son cerveau reptilien (cerveau qui transforme toute chose en danger ou en proie).
  • Après avoir traversée cette zone, l'énergie amour devrait rencontrer un secteur chargé d'humaniser cette zone reptilienne.
  • Si l'humanité a négligé l'éducation de cet individu*, la personne risque de transformer en proie l'individu aperçu.

*donc le développement de cette zone socialisante,

  • L'instinct du bien* ayant disparu de notre esprit, plus rien n'arrêtera le passage à l'acte du serial killer.

*qui dans la nature stoppe le dominant aux premières manifestations de soumission du dominé,

  • De la même façon, lorsqu'il s'interrogera sur son propre compte, n'ayant pu développé ses zones morale, il n'aura de réponse qu'à travers ses pulsions dominatrices et son intelligence froide et adaptative..
    Et ainsi, la seule image que le serial killer pourra avoir de lui-même, sera celle d'un chasseur intelligent, et tout puissant.

Le manque de compassion, d'empathie, de responsabilité morale, rencontrés chez ces criminels, découle des carences affectives et éducatives de son enfance.

Le serial killer comme victime

Le serial killer est donc victime de la défaillance d'un système qui avait la responsabilité d'élaborer son psychisme. De former ses capacités affectives, morales et sa conscience d'autrui. A ces défaillances éducatives, s'ajoute une certaine cruauté engendrée par la société contemporaine.
Ce système ultra matérialiste plaçant aujourd'hui l'objet avant l'être, il engendre forcément des comportements impitoyables*.

*sa capacité à jeter sans complexe des êtres humains dans la rue démontre tout à fait sa nature cruelle.

En stimulant dans nos esprits nos pulsions agressives, notre goût pour le pouvoir et la domination, l'ultra libéralisme génère tous les ingrédients de la cruauté.

En durcissant le monde, ce système féroce oblige l'humain à s'insensibiliser s'il veut y survivre*.

*ou alors il doit s'en échapper à travers la dépression, la compulsivité etc.

D'où l'émergence du phénomène serial killer et maintenant bébé killer, typique semble-t-il du monde occidental matérialiste et nihiliste. Moins l'être humain parvient à toucher sa capacité d'aimer, et moins il est capable de ressentir et de recevoir l'amour d’autrui.

L'amour que nous sommes capables d'offrir à autrui, ne dépend pas de lui mais de nous-même. Tel homme sera capable d'offrir sa compassion aux plus terribles criminels et tel autre ne pourra que les haïr.

 

 

 

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albert camus

Tout homme est un criminel qui s'ignore. Albert Camus

Chaque philosophie aspire à devenir la philosophie. Henri Gouhier

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Mise à jour le 10/02/2012 - Paris
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