philosophie naïve du devenir humain

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Conscience
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Origine de la cruauté
Cruauté et violence
Cruauté de l'animal à l'homme
Cruauté de l'instinct à la morale
L'exemple du serial killer
 

Toute science commence comme philosophie et se termine en art. Will Durant Extrait de Histoire de la philosophie

Aux origines de la cruauté

La cruauté est un geste de servitude : car elle atteste que la barbarie du régime oppresseur est encore présente en nous. Jean Jaures
« La conscience est toujours implicitement morale ; et l’immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu'on pense, et à ajourner le jugement intérieur. On nomme bien inconscients ceux qui ne se posent aucune question d’eux-mêmes à eux-mêmes » Alain Les Arts et les Dieux.

La présence de la cruauté dans le paysage humain, obscurcit tout ce que notre espèce construit parallèlement de bien.

Si nous voulions trouver l'origine de la CRUAUTÉ HUMAINE, c'est sans doute du côté de certains comportements animaux, et principalement prédateurs, qu'il faudrait aller chercher.

C'est le cas par exemple du « jeu » morbide de l'orque avec l'otarie qu'il va dévorer, du chat qui s'amuse avec ses proies, ou du guépard maltraitant un bébé gazelle à coup de pattes.

Seulement, il y a une grande distance entre ce que nous pourrions interpréter comme la cruauté animale, et la cruauté telle qu'elle est pratiqué par l'espèce humaine.

En tout cas, l'instinct violent et l'absence d'empathie pour la victime, semblent faire partie des conditions majeures à son expression.

La question sera donc de savoir pourquoi l'espèce humaine, en développant son intelligence semble développer en même temps sa capacité à la cruauté (alors qu'on attendrait l'inverse d'une espèce se disant intelligente).

Pourquoi l'espèce humaine surclasse toutes les autres espèces dans l'expression de sa BESTIALITÉ.

Et savoir enfin, pourquoi quand les valeurs des dominants sont exaltées, la cruauté semble également en expansion.

 

À l'origine, l'agressivité

L'essence de l'idée de juste, c'est d'offrir une issue au sadisme en affublant la cruauté du masque de la justice. Bertrand RussellLa violence fait partie du monde naturel dont nous tirons nos origines.

Dans la nature, la violence est avant tout destinée à assouvir des besoins vitaux (manger, se défendre). Elle sert également à établir des HIÉRARCHIES, à acquérir ou à préserver du POUVOIR.

Dans la nature, la violence est régie par des instincts, et limitée par eux.

Cette expression primaire de l'agressivité, existe également chez l'homme.

Chez nous aussi, les hiérarchies s'établissent bien souvent à travers une certaine violence.

a/ Violence physique, souvent mélangée à la cruauté, quand elle émane de milieux aux moeurs primaires comme les mafias, les gangs, où pendant les périodes de guerre et de chaos.
b/ Violence « intellectualisée » lorsqu'elle  découle d'un monde fortement socialisé. Elle revêt des formes aussi diverses que l'abus de pouvoir, l'exploitation ouvrière etc.

A mesure que la société humaine réprime la brutalité physique, l'homme va chercher à exprimer son agressivité tout en restant dans les limites de la loi.

La violence cherche alors à contourner les interdits en prenant la forme de la « manipulation », de la « perversité », de la « cruauté mentale », de « l'abus de pouvoir », de « l'agression verbale » ... comme le montre par exemple, l'excellent film d'Alain Resnais « Mon Oncle d'Amérique ».

 

De la bestialité à la perversion

Je pratique l'autodérision. La dérision n'a d'intérêt que si on se l'applique à soi même. Sinon, c'est de la cruauté. G CollombMême si la cruauté mentale, la perversion, les nouvelles tortures psychologiques, peuvent anéantir autrui autant que la violence physique, il s'agit quand même d'une évolution par rapport à la cruauté pure.

Il suffit pour s'en convaincre, de lire les témoignages sur la cruauté physique en cours à l'époque romaine, pour comprendre, que nos mœurs se sont depuis, largement adoucis.

Il n'y a, bien entendu, pas de quoi être fiers d'être devenu l'espèce la plus « tordue » du règne animal.

Il s'agit là pourtant d'une évolution.

La perversité est la fille naturelle de la bestialité antique, et elle est un passage obligé dans l'évolution de notre espèce.

C'est la dégradation naturelle de la violence primaire, c'est son dernier palier avant son extinction pure et simple (but à atteindre par l'humanité, selon notre PHILOSOPHIE).

C'est pourquoi, aujourd'hui, psychologiquement la présence de la cruauté intellectuelle (même si elle commence à être combattue), semble plus supportable, que la présence de la cruauté physique.

Dans l'avenir, il sera vraisemblablement aussi intolérable de s'imaginer victimes de cruauté mentale qu'il est insoutenable pour l'homme d'aujourd'hui de s'imaginer en proie à la torture physique.

Progressivement l'humanité réduit l'ampleur de l'agressivité physique au profit de l'agressivité « socialisée ».
Par ce long travail, l'humanité est parvenue à transformer un primate naturel en un homme « civilise ».

Il suffit, alors de pré visualiser une possible conclusion à ce travail  de contrainte sur l'agressivité générale humaine, pour espérer faire évoluer l'homme que nous sommes devenu jusqu'à l humain accompli (pour lequel toute violence et toute perversion sera abolie).

 

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Il y a de la cruauté à tuer un homme
Pascal

 

Si, comme le prône le libéralisme : dans les affaires il ne faut pas faire de sentiment, et si le marché transforme de plus en plus ce monde en vaste champs d'affaire, il y a forcément dans ce monde, de moins en moins de sentiments.

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