mecaniqueuniverselle.net : aller à la page d'accueil

Croyance et nihilisme

La vie spontanée et

calimerola vie interrogative

A partir du moment ou on lève la tête au ciel, ou on se penche un peu sur l'origine de la matière, sur sa constitution; à partir du moment ou l'on saisit la hauteur et la force des énigmes de ce monde, le nihilisme se rétracte et se révèle être un simple défaut de réflexion. Croire au contraire devient une évidence.

Il y a, me semble-t-il, deux grandes façons d'aborder l'existence.

La première se pose des questions sur la création et la seconde ne s'en pose pas et se contente de vivre.

Aucune des deux n'est supérieure à l'autre. Les deux sont nécessaires pour construire ce monde.

  • Se poser des questions permet de faire évoluer la conscience humaine, mais c'est bien souvent au détriment des réalités ordinaires.
  • Ne pas s'en poser permet de concentrer son existence sur les choses concrètes de la vie. Elle permet sans doute une meilleure adaptation au monde, donc une meilleure efficacité dans la construction de l'humanité. Mais en perdant de vue le divin et ses valeurs, elle rend dangereuse l'évolution humaine.

En ne se posant aucune question sur la création, on peut alors affirmer : « dieu ou son équivalent, n'existe pas », «  l'humanité, n'a pas de sens » ...
Mais à partir du moment où l'on s'interroge sérieusement sur le monde, où l'on se projette avant sa création et vers sa destination, on se heurte alors fatalement à la présence d'un principe créateur.

L'humanité a une conscience

Chez les primates naturels, la plupart des actions sont gérées par l'instinct. Vivre sans but supérieur et sans soucis du sens ne perturbe alors en rien leur vie ni celle du groupe.

Ce n'est plus le cas de l'humanité consciente.

Les conduites humaines ne sont plus encadrées par les lois de la nature. Elles le sont, mais par celles de la culture. L'idée de Dieu et les valeurs qu'elle véhicule (accorder du sens à la vie) sont fondamentales pour notre santé psychique. Cette présence permet d'éviter un grand nombre de conduites absurdes.

Entre le concept selon lequel la vie a un sens et le concept selon lequel elle n'en a pas, l'humanité, dans sa généralité, a choisi intuitivement la première. Une des preuves est qu'elle cherche à s'améliorer (donc à tendre à vers un but supérieur, ce qui fait sens) et à comprendre (ce qui est l'inverse de la fatalité).

En tout cas, jusqu'à ce que la science parvienne à nous offrir la certitude qu'il y a, ou qu'il n'y a pas de présence divine à l'origine de la création, l'esprit angoissé et curieux de l'humain s'acharnera à résoudre ce puissant foyer d'inquiétude.

 

 

 

philosophie et divin >

En dehors de Dieu, nulle autre substance ne peut être ni être conçue. Spinoza

écrire à l'auteur du site facebooktwitter
Mise à jour le 11/02/2012 - Paris
choose your