Humanity is destined to achieve perfection.
L'humanité est vouée à atteindre sa perfection
La psychologie
Si la psychologie s'est fondée comme une science à partir
du 19e siècle seulement, les sujets dont elle s'occupe,
en l'occurrence ; l'homme ses tendances et ses passions, les
secrets de l'âme, les différents tempéraments
et les diverses pathologies etc., occupent depuis longtemps la
réflexion humaine.
Bien avant la naissance des grandes religions les mythes révélaient
déjà à l'homme ses grands types de caractères
et leurs possibles conséquences.
Narcissisme, névrose, paranoïa, psychose et folie
ont une place de choix dans les mythologies du monde des dieux
anthropomorphes.
Le despote cruel, l'avide de pouvoir, le sage, le rusé,
le fourbe et l'intelligent, le séducteur ou l'orgueilleux,
le voluptueux et le déréglé, constellé les
histoires primitives de Babylone à la Grèce, et
de l'Inde au Mexique.
Seulement, même si les diverses formes d'état psychologique étaient
déjà perçues par le monde polythéiste
(il suffit de lire les mythes de narcisse ou de Gilgamesh pour
s'en convaincre), il n'y a pas encore de véritables critiques,
au sens psychologique du terme, à l'adresse de certains
comportements. Il s'agit plutôt d'une sorte d'état
des lieux, un exposé des plus violentes conduites humaines
(vol, enlèvement, viols, meurtres, etc.) et des émotions
les plus caractéristiques (peur, jalousie, vengeance,
ruse, envie, etc.).
Il faudra attendre l'arrivée des grandes valeurs humaines
initiées par le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme
et la philosophie socratique, pour voir se poser un véritable
jugement de valeur sur certains caractères.
À partir du moment où l'humanité a conçu
(ou à perçu) l'idée d'un dieu unique, totalement
parfait et incarnant l'amour absolu, elle a placé les
qualités divines comme idéal à atteindre.
À partir de ce tournant décisif pour l'humanité, l'homme
n'a cessé de dévaluer, et de mettre à jour les comportements
violents humains acceptées jusqu'alors par les polythéismes,
dans la mesure où ils étaient également l'apanage des
dieux.
Il est intéressant de remarquer, que le psychisme et
les comportements des dieux polythéistes, sont extrêmement
similaires au comportement des dominants ceux de la nature comme
ceux de l'humanité d'alors : narcissisme, agressivité,
thésaurisation des privilèges, ruses, inflexibilité etc.
(comme Ulysse par exemple).
Grâce aux monothéismes, l'homme est donc parvenu à dépasser
la toute-puissance des dominants. À l'aide de ces grandes
spiritualités il a réussi à dépasser
les valeurs rigides et violentes des maîtres au profit
des valeurs naturellement plus paisibles des esclaves par essence
plus résignée et moins agressif.
Progressivement, à mesure que s'installaient sur le monde
les grandes spiritualités de l'unité et de l'amour,
un vaste travail de compression des psychoses typiques des dominants
(c'est-à-dire des pathologies permettant à un homme
de passer à l'acte, c'est ce qui fait la différence
du dominant sur le dominé), alors qu'étaient encensées
les pathologies de ceux au contraire incapable de passer à l'acte
je veux parler des névrosés (timidité, culpabilité,
humilité, douceur etc.) beaucoup plus proche déjà des
qualités divines.
C'est en grande partie grâce à ce travail
de dépréciation du psychotique narcissique au profit
du névrosé, que l'humanité est parvenue à passer
des moeurs de la nature (le dominant imposant sa loi aux dominés)
aux grandes valeurs humaines telles que la démocratie
offrant au contraire la souveraineté aux dominés
sur les dominants
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