Sens et science
Philosophie des fins
L'avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l'avenir, on le fait. Georges Bernanos
Progrès humain et avenir de l'homme.
Entre nos origines primates, et l'homme actuel, nous devons admettre une certaine forme de progrès.
Les philosophies de l'avenir
Diverses philosophies questionnent l'avenir humain. La téléologie, le finalisme, le déterminisme, les philosophies de l'histoire, en sont quelques unes. De nombreux philosophes y ont consacré une grande partie de leurs études. Aristote, Saint-Augustin, Saint-Thomas, Kant, Hegel, Marx, Nietzsche, Auguste Comte où Teilhard de Chardin, font parti de ceux-là .
La religion parle d'eschatologie.
Notre site s'inscrit dans cette tradition philosophique.
La science-fiction, en relais
Depuis un siècle, la téléologie a plus ou moins déserté les rives agitées de la philosophie. Les philosophes devaient investir d'autres disciplines (la psychologie, la politique, la sociologie ...). Bref, la pensée avait à étudier « qui sommes-nous ? » en délaissant « où allons-nous ? ».
Les enfants de Socrate plongés dans l'immédiat, la science-fiction a repris le flambeau de l'avenir. La philosophie, en quête de certitudes, a laissé sa filiale eschatologique aux romanciers.
Suivre la mode
Pour conserver son statut de science, la philosophie doit coller à l'ambiance scientifique du moment. Depuis quelques siècles déjà les sciences se cantonnent au phénomène, au concret, à l'apparent.
L'étude du passé ou du présent sont des choses concrètes. Elles peuvent donc recevoir l'estampille « scientifique ». Mais les projections
concernant le futur sont privées de cette caution.
À l'ère des sciences modernes, pour être prise au sérieux, la philosophie s'en tient donc aux phénomènes.
D'autant qu'il est difficile d'étudier l'avenir lointain, sans y croiser l'idée de Dieu. Et si ce n'est pas Dieu, c'est Marx. Et dans le monde actuel, ni l'un ni l'autre ne sont en odeur de sainteté.
C'est donc naturel, pour un philosophe désireux d'assurer sa carrière, d'en rester au phénoménal. D'ausculter la psychologie, la morale, l'amour ou le bonheur, bref des sujets plutôt dans l'air du temps.
L'évolution vers la perfection
La mécanique universelle disserte sur l'avenir humain. C'est même la pièce centrale de ses réflexions. Et évidemment, malgré son ton péremptoire, elle n'apporte aucune preuve scientifique de sa téléologie. Elle n'a découvert aucune formule susceptible de confirmer son concept. Rien qui puisse prouver sa phrase principale : « l'humanité se dirige effectivement vers sa perfection ».
Elle essai tout simplement, d'être le plus logique possible.
Au final, nous le savons bien, il n'y a que l'avenir pour infirmer ou confirmer notre postulat. On peut toujours se consoler en pensant qu'il en fut ainsi pour Charles Darwin. Sa théorie, née d'une intuition, se confirme petite à petit.
Difficiles études du futur
À la question de savoir si l'on peut prévoir scientifiquement l'avenir de l'humanité, nous répondons par l'affirmative.
À la question de savoir si c'est un projet réalisable, nous disons également oui.
Un jour, la science aura accumulé suffisamment de connaissances, pour prouver l'éxistence d'un « axe évolutif » déterminé.
Un axe partant de nos origines, traversant
le présent
et se dirigeant vers un avenir inéluctable. Un avenir dont il sera possible de déterminer
scientifiquement la finalité.
Aujourd'hui, il est encore impossible de quantifier ce que nous appelons le progrès. Il est difficile de lui attribuer une flèche directionnelle. Mais les sciences contemporaines commencent à développer des systèmes de simulations performants. Des dispositifs capables d'anticiper les événements futurs à partir de données passées.
D'ailleurs de nouveaux moyens de simulation apparaissent. Ils
commencent à s'étendre à des
branches nouvelles comme l'histoire, la sociologie, la psychologie,
les neurosciences.
Ces nouvelles disciplines seront
alors précieuses pour éclairer cet « axe » dont
nous supposons l'existence.
On n'arrête pas le progrès
L'avenir à l'étude
Sens et finalité de l'humanité
Le progrès et la catastrophe sont l'avers et le revers
d'une même médaille. Hannah Arendt.
Considéré l'évolution comme : « déterminée à atteindre sa perfection », est une affaire de « croyance ». Sans preuve irréfutable, il en sera toujours ainsi.
Pour l'instant donc, notre philosophie s'apparente à une mystique. Elle est à l'état de dogme.
Unifier les énergies téléologistes
Démontrer de
manière irréfutable cette finalité, n'est
évidemment pas à la porté de la mecaniqueuniverselle. C'est sans doute
hors de portée d'un individu solitaire et trop tôt dans l'histoire humaine.
Certains génies comme Kant ou Hegel, ont
voué leur
vie à tenter d'éclairer cette merveilleuse finalité.
Tous leurs écrits visaient à prouver l'existence d'un sens de l'humanité. Une évolution se dirigeant vers la paix et l'épanouissement total de l'esprit.
Mais aucune
de leurs conclusions * ne fut admises comme lois définitives.
* pourtant si justes à mon
sens
Ce sera sans doute le cas de notre théorie.
Si elle s'avère fausse, l'humanité l'oubliera. Si elle est trop en avance, elle sera repoussée vers des temps admissibles *.
* Le darwinisme a mis plus d'un siècle pour faire pratiquement l'unanimité.
De la mécanique universelle
La mecaniqueuniverselle est l'ossature maladroite d'une oeuvre nécessitant d'être approfondit à plusieurs. Seul un travail commun et regroupant l'ensemble des disciplines*, tirerait le meilleur de certaines de ses idées.
*scientifiques, spirituelles et philosophiques.
Cette tâche requiert le concours d'historiens, de philosophes, de physiciens et de biologistes .. De théologiens, de sociologues, de psychologues ect...
En tout cas, le défi est de taille. Il s'agit « tout simplement » d'essayer de « lever
le voile » sur le sens de l'humanité. De découvrir en partie, le
sens de notre présence au monde.
Nous nous contenterons ici de reprendre (bien maladroitement) une voie philosophique un peu oubliée.
un point de vue : Vladimir Jankélévitch > |